Tahiti, le 18 mars 2026 – Moins d’un mois avant le scrutin du premier tour des municipales, le maire sortant, Evans Haumani, a gratifié les agents de Moorea-Maiao d’indemnités pouvant aller jusqu’à plus de 100 000 francs par mois. Quatre élus dénoncent la mesure et cosignent un courrier de signalement adressé au haut-commissaire.
Quatre élus de Moorea-Maiao et également administrés de l’île, Christiane Kelley, John Toromona, Jean Tehuritaua et Charles Rousset cosignent un recours qu’ils ont adressé au haut-commissaire.
Ils y dénoncent six délibérations adoptées le 19 février dernier qui “instaurent ou étendent, aux taux maximaux autorisés, plusieurs dispositifs indemnitaires facultatifs générant une augmentation significative et pérenne des charges de personnel”.
Ces élus dénoncent surtout le fait que ces délibérations aient été prises “à moins de quinze jours de l’ouverture de la campagne officielle municipale” alors que le maire sortant était aussi “candidat à sa propre réélection”.
Ces élus rappellent les textes en vigueur et que “l’administration doit observer une stricte neutralité en période préélectorale”. Ils soulignent que l’adoption de mesures à l’approche des élections n’est pas interdite mais celles-ci ne doivent “ni altérer la sincérité du scrutin, ni constituer un avantage susceptible d’influencer les électeurs”.
Or pour ces élus “l’octroi” de ces dispositifs indemnitaires “au bénéfice d’agents communaux - électeurs de la commune – dans un contexte électoral immédiat est objectivement susceptible d’être perçu comme une mesure favorable adoptée à un moment stratégique”.
Quatre élus de Moorea-Maiao et également administrés de l’île, Christiane Kelley, John Toromona, Jean Tehuritaua et Charles Rousset cosignent un recours qu’ils ont adressé au haut-commissaire.
Ils y dénoncent six délibérations adoptées le 19 février dernier qui “instaurent ou étendent, aux taux maximaux autorisés, plusieurs dispositifs indemnitaires facultatifs générant une augmentation significative et pérenne des charges de personnel”.
Ces élus dénoncent surtout le fait que ces délibérations aient été prises “à moins de quinze jours de l’ouverture de la campagne officielle municipale” alors que le maire sortant était aussi “candidat à sa propre réélection”.
Ces élus rappellent les textes en vigueur et que “l’administration doit observer une stricte neutralité en période préélectorale”. Ils soulignent que l’adoption de mesures à l’approche des élections n’est pas interdite mais celles-ci ne doivent “ni altérer la sincérité du scrutin, ni constituer un avantage susceptible d’influencer les électeurs”.
Or pour ces élus “l’octroi” de ces dispositifs indemnitaires “au bénéfice d’agents communaux - électeurs de la commune – dans un contexte électoral immédiat est objectivement susceptible d’être perçu comme une mesure favorable adoptée à un moment stratégique”.
“Manœuvre électorale”
Les élus de Moorea-Maiao rappellent que toutes les actions qui ont pour but ou pour effet “d’altérer la sincérité du scrutin ou d’exercer une influence déterminante sur les électeurs” peuvent être considérées comme des manœuvres électorales. Et c’est l’analyse qu’ils font de ces “décisions financières avantageuses” prises à l’approche des élections ; des avantages bénéfiques pour des électeurs identifiables et qui ne présentent pas “une nécessité administrative impérieuse”.
Les élus plaignants considèrent ainsi que si “l’augmentation indemnitaire est facultative” ces délibérations ont été prises à quelques semaines des élections municipales, et conduisent à une bonification salariale qui “profite directement à des agents constituant une fraction identifiable du corps électorale communal”. Les élus considèrent que ces éléments sont “susceptibles (…) d’être examinés sous l’angle d’une manœuvre ayant pu altérer la sincérité du scrutin”.
L’octroi d’indemnité a pour but de reconnaître les fonctions et l’engagement professionnel des agents. Or Christiane Kelley, John Toromona, Jean Tehuritaua et Charles Rousset notent que “aucune évolution substantielle des missions n’est intervenue en février 2026 ; aucune urgence n’a été invoquée, aucune contrainte juridique nouvelle n’imposait une adoption immédiate” et que “le calendrier coïncide avec une échéance électorale majeure”. Cela interroge les élus et soulève “un doute sérieux quant à la finalité exclusivement administrative de la mesure”.
Le courrier déplore aussi que ces délibérations vont créer des “charges pérennes de personnel” susceptibles de menacer “durablement l’équilibre budgétaire communal”. Selon eux, ces mesures allant au-delà de la gestion courante des affaires de la commune, une “évaluation objective et transparente de la soutenabilité” s’imposait avant leur adoption. Aussi ce recours adressé au haut-commissaire suggère-t-il un examen de la légalité des délibérations, et un le cas échéant de saisir le tribunal administratif.
Les élus plaignants considèrent ainsi que si “l’augmentation indemnitaire est facultative” ces délibérations ont été prises à quelques semaines des élections municipales, et conduisent à une bonification salariale qui “profite directement à des agents constituant une fraction identifiable du corps électorale communal”. Les élus considèrent que ces éléments sont “susceptibles (…) d’être examinés sous l’angle d’une manœuvre ayant pu altérer la sincérité du scrutin”.
L’octroi d’indemnité a pour but de reconnaître les fonctions et l’engagement professionnel des agents. Or Christiane Kelley, John Toromona, Jean Tehuritaua et Charles Rousset notent que “aucune évolution substantielle des missions n’est intervenue en février 2026 ; aucune urgence n’a été invoquée, aucune contrainte juridique nouvelle n’imposait une adoption immédiate” et que “le calendrier coïncide avec une échéance électorale majeure”. Cela interroge les élus et soulève “un doute sérieux quant à la finalité exclusivement administrative de la mesure”.
Le courrier déplore aussi que ces délibérations vont créer des “charges pérennes de personnel” susceptibles de menacer “durablement l’équilibre budgétaire communal”. Selon eux, ces mesures allant au-delà de la gestion courante des affaires de la commune, une “évaluation objective et transparente de la soutenabilité” s’imposait avant leur adoption. Aussi ce recours adressé au haut-commissaire suggère-t-il un examen de la légalité des délibérations, et un le cas échéant de saisir le tribunal administratif.






























