Tahiti, le 4 juin 2026 - À Makemo, le 25 décembre 2021, une bagarre sur fond d’alcool a viré au drame lors d’un rassemblement familial organisé pour Noël. Un homme de 33 ans, né à Papeete, comparaît jeudi et vendredi devant la cour d’assises pour “violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner” ainsi que pour des violences sur sa femme.
Les faits examinés par la cour d’assises de Papeete ce jeudi et ce vendredi remontent au 25 décembre 2021. En fin d’après-midi, sur une plage de l’atoll de Makemo, une altercation a dégénéré et conduit à la mort d’un homme. L’accusé, poursuivi pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, comparaît libre sous contrôle judiciaire. Au cours de l’instruction, il a passé dix mois en détention provisoire avant d’être remis en liberté.
Ce jeudi, la présidente de la cour a rappelé le déroulement des faits. Au cours de la soirée qui se terminait alors que le soleil était couché, une dispute familiale aurait éclaté dans un contexte d’alcoolisation, sur fond de tensions entre l’accusé et sa compagne, alors ivre au moment des faits. Le motif avancé de la dispute : la femme de l’accusé ne souhaitait pas rentrer au domicile.
Plusieurs témoins décrivent des coups échangés, notamment des gifles et des tirages de cheveux sur la conjointe. Un médecin lui a prescrit un jour d’incapacité totale de travail. Selon la version de l’accusé, il aurait été frappé par son beau-frère, âgé de 40 ans, mesurant 1,76 m et pour environ 90 kilos. L’accusé serait ensuite revenu et aurait porté un coup de poing en réponse, ce qui aurait entraîné la victime au sol. Celle-ci ne s’est pas relevée et est décédée quelques minutes plus tard des suites du traumatism e. À noter que le sol sur lequel s’est déroulée la scène est constitué de soupe de corail entre deux berges de Makemo, “un sol très dur comme du béton”, a indiqué la présidente de la cour.
L’autopsie met en évidence un traumatisme, sans pouvoir établir avec certitude si le décès résulte directement du coup ou de la chute. “En interne, il y a un traumatisme crânien sévère et une hémorragie interne. Le rapport ne peut pas conclure que la mort résulte directement du coup ou du choc avec la chute et le sol.” L’enquête souligne plusieurs scénarios divergents : une chute immédiate après un coup de poing, une perte d’équilibre progressive ou encore des convulsions rapportées par certains témoins.
Une condamnation dans le passé
À la barre, l’accusé soutient avoir agi en légitime défense et nie toute intention de donner la mort. Lors de son audition, il a affirmé entretenir de bons rapports avec la victime avant les faits. Devant la cour, il reconnaît avoir porté un coup et exprime des regrets : “J’ai pris la vie d’un homme, de mon beau-frère. Ma sœur n’a plus de mari et son fils n’a plus de père.” Ce jeune fils était présent en début de soirée, mais sa présence au moment de la bagarre reste incertaine : “Pour sûr, il était là au début, mais on ne sait pas s’il était encore sur place lors des faits”, indique l’avocate de l’une des parties civiles.
Autre point important soulevé par la cour, lors de son enquête de personnalité, l’accusé a décrit une enfance difficile, marquée par un père violent et une consommation d’alcool importante lors des événements festifs. Il a également évoqué des tensions familiales anciennes et un sentiment d’humiliation lors des disputes. Il ressort de sa personnalité, décrite par les huit témoins auditionnés et présents au tribunal ce jeudi, que “c’est un jeune homme gentil lorsqu’il n’a pas bu. Lorsqu’il a bu, il est décrit comme violent”. L’expert psychiatre évoque un profil non bagarreur mais fragile face aux situations de conflit, avec une tendance aux réactions impulsives dans un contexte d’alcoolisation. Il relève également un complexe d’infériorité et une difficulté à gérer les humiliations perçues.
D’après les témoins, le couple avait l’habitude de se disputer. L’accusé avait été condamné en 2019 pour des faits de violences conjugales à six mois avec sursis.
L’accusation met en avant la gravité du geste, tout en soulignant les contradictions entre les différentes versions des témoins sur le déroulement précis de la chute. Au fil de l’audience, il est également rappelé que l’accusé n’en est pas à sa première bagarre : lors d’un réveillon du Nouvel an, plusieurs années auparavant, il aurait déjà porté un coup à un homme qui aurait été mis inconscient au sol. “De l’analyse des auditions, on a le sentiment de vengeance. Il ne voulait pas quitter les lieux sans se venger”, pointe l’enquêteur en charge du dossier à la barre.
Le dossier retient la qualification de “violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner”, un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle. Le procès doit se terminer ce vendredi.
Les faits examinés par la cour d’assises de Papeete ce jeudi et ce vendredi remontent au 25 décembre 2021. En fin d’après-midi, sur une plage de l’atoll de Makemo, une altercation a dégénéré et conduit à la mort d’un homme. L’accusé, poursuivi pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, comparaît libre sous contrôle judiciaire. Au cours de l’instruction, il a passé dix mois en détention provisoire avant d’être remis en liberté.
Ce jeudi, la présidente de la cour a rappelé le déroulement des faits. Au cours de la soirée qui se terminait alors que le soleil était couché, une dispute familiale aurait éclaté dans un contexte d’alcoolisation, sur fond de tensions entre l’accusé et sa compagne, alors ivre au moment des faits. Le motif avancé de la dispute : la femme de l’accusé ne souhaitait pas rentrer au domicile.
Plusieurs témoins décrivent des coups échangés, notamment des gifles et des tirages de cheveux sur la conjointe. Un médecin lui a prescrit un jour d’incapacité totale de travail. Selon la version de l’accusé, il aurait été frappé par son beau-frère, âgé de 40 ans, mesurant 1,76 m et pour environ 90 kilos. L’accusé serait ensuite revenu et aurait porté un coup de poing en réponse, ce qui aurait entraîné la victime au sol. Celle-ci ne s’est pas relevée et est décédée quelques minutes plus tard des suites du traumatism e. À noter que le sol sur lequel s’est déroulée la scène est constitué de soupe de corail entre deux berges de Makemo, “un sol très dur comme du béton”, a indiqué la présidente de la cour.
L’autopsie met en évidence un traumatisme, sans pouvoir établir avec certitude si le décès résulte directement du coup ou de la chute. “En interne, il y a un traumatisme crânien sévère et une hémorragie interne. Le rapport ne peut pas conclure que la mort résulte directement du coup ou du choc avec la chute et le sol.” L’enquête souligne plusieurs scénarios divergents : une chute immédiate après un coup de poing, une perte d’équilibre progressive ou encore des convulsions rapportées par certains témoins.
Une condamnation dans le passé
À la barre, l’accusé soutient avoir agi en légitime défense et nie toute intention de donner la mort. Lors de son audition, il a affirmé entretenir de bons rapports avec la victime avant les faits. Devant la cour, il reconnaît avoir porté un coup et exprime des regrets : “J’ai pris la vie d’un homme, de mon beau-frère. Ma sœur n’a plus de mari et son fils n’a plus de père.” Ce jeune fils était présent en début de soirée, mais sa présence au moment de la bagarre reste incertaine : “Pour sûr, il était là au début, mais on ne sait pas s’il était encore sur place lors des faits”, indique l’avocate de l’une des parties civiles.
Autre point important soulevé par la cour, lors de son enquête de personnalité, l’accusé a décrit une enfance difficile, marquée par un père violent et une consommation d’alcool importante lors des événements festifs. Il a également évoqué des tensions familiales anciennes et un sentiment d’humiliation lors des disputes. Il ressort de sa personnalité, décrite par les huit témoins auditionnés et présents au tribunal ce jeudi, que “c’est un jeune homme gentil lorsqu’il n’a pas bu. Lorsqu’il a bu, il est décrit comme violent”. L’expert psychiatre évoque un profil non bagarreur mais fragile face aux situations de conflit, avec une tendance aux réactions impulsives dans un contexte d’alcoolisation. Il relève également un complexe d’infériorité et une difficulté à gérer les humiliations perçues.
D’après les témoins, le couple avait l’habitude de se disputer. L’accusé avait été condamné en 2019 pour des faits de violences conjugales à six mois avec sursis.
L’accusation met en avant la gravité du geste, tout en soulignant les contradictions entre les différentes versions des témoins sur le déroulement précis de la chute. Au fil de l’audience, il est également rappelé que l’accusé n’en est pas à sa première bagarre : lors d’un réveillon du Nouvel an, plusieurs années auparavant, il aurait déjà porté un coup à un homme qui aurait été mis inconscient au sol. “De l’analyse des auditions, on a le sentiment de vengeance. Il ne voulait pas quitter les lieux sans se venger”, pointe l’enquêteur en charge du dossier à la barre.
Le dossier retient la qualification de “violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner”, un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle. Le procès doit se terminer ce vendredi.

































