Tahiti le 17 juin 2026. "Mercredi, l'école c'est fini !": près de 200 enseignants du primaire ont défilé mercredi sous les fenêtres de l'Hôtel de ville de Paris, à l'appel du syndicat FSU-SNUipp, pour réclamer une refonte des rythmes scolaires en vigueur depuis 2013 dans la capitale.
"Je ne vois pas pourquoi ce qui n'est pas bon pour 95% des élèves français serait bon pour les petits Parisiens qui, malheureusement, ne peuvent pas se reposer le mercredi matin, sauf s'ils sont dans des écoles privées", dénonce auprès de l'AFP Sophie.
Comme la grande majorité des manifestants, cette enseignante de 52 ans, qui n'a pas souhaité donner son patronyme, exige un retour à la semaine de quatre jours, comme c'est le cas dans 90% des communes de France.
Dans les 620 écoles de la capitale, le temps périscolaire est programmé le mardi et le vendredi de 15H00 à 16H30, ainsi que le mercredi après-midi.
"Les enfants, quand ils arrivent le matin, nous demandent toujours s'il y a activité, si c'est une journée longue, si c'est une journée courte, et ils sont perdus dans leur semaine. En début d'année, chez les petits, c'est une catastrophe", déplore Véronique Charpentier.
"On habite en banlieue, nos enfants sont revenus le mercredi à la maison, deux fois plus reposés", souligne cette enseignante de 47 ans en maternelle, évoquant le "gros problème logistique" pour les faire garder quand elle fait classe à Paris.
En plein scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien, le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a lancé une Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, dont les conclusions sont attendues d'ici à la fin du mois.
"Grégoire, 13 ans, ça suffit. Maintenant, tout de suite, les quatre jours à Paris !", ont scandé les manifestants, sous un soleil de plomb.
Pour Anne-Sophie (prénom modifié), directrice d'école maternelle, un retour à la semaine de quatre jours permettrait de "redonner une vraie journée de périscolaire dédiée aux enfants" avec des animateurs qui pourront "faire un vrai travail d'animation et des sorties culturelles et sportives, notamment pour les familles défavorisées".
"Mercredi dédié au périscolaire avec des gens formés, qualifiés, bien payés, identifiés", exhorte Anne-Sophie, pour avoir, pense-t-elle, "moins de prédateurs" dans les écoles.
Audrey Bourlet de la Vallée, cosecrétaire départemental du FSU-SNUipp Paris, rappelle que dans son syndicat, tous ne sont pas pour un retour aux quatre jours.
"Ce qui est sûr, c'est que personne ne veut garder les rythmes scolaires actuels" marqués par une "arythmie de la semaine qui enchaîne les journées courtes et les journées longues", souligne-t-elle néanmoins.
Et la Convention citoyenne ? "On n'en attend pas grand chose", répond-elle, regrettant "que la parole des enseignants ne soit pas vraiment prise en compte".
"Je ne vois pas pourquoi ce qui n'est pas bon pour 95% des élèves français serait bon pour les petits Parisiens qui, malheureusement, ne peuvent pas se reposer le mercredi matin, sauf s'ils sont dans des écoles privées", dénonce auprès de l'AFP Sophie.
Comme la grande majorité des manifestants, cette enseignante de 52 ans, qui n'a pas souhaité donner son patronyme, exige un retour à la semaine de quatre jours, comme c'est le cas dans 90% des communes de France.
Dans les 620 écoles de la capitale, le temps périscolaire est programmé le mardi et le vendredi de 15H00 à 16H30, ainsi que le mercredi après-midi.
"Les enfants, quand ils arrivent le matin, nous demandent toujours s'il y a activité, si c'est une journée longue, si c'est une journée courte, et ils sont perdus dans leur semaine. En début d'année, chez les petits, c'est une catastrophe", déplore Véronique Charpentier.
"On habite en banlieue, nos enfants sont revenus le mercredi à la maison, deux fois plus reposés", souligne cette enseignante de 47 ans en maternelle, évoquant le "gros problème logistique" pour les faire garder quand elle fait classe à Paris.
En plein scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien, le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a lancé une Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, dont les conclusions sont attendues d'ici à la fin du mois.
"Grégoire, 13 ans, ça suffit. Maintenant, tout de suite, les quatre jours à Paris !", ont scandé les manifestants, sous un soleil de plomb.
Pour Anne-Sophie (prénom modifié), directrice d'école maternelle, un retour à la semaine de quatre jours permettrait de "redonner une vraie journée de périscolaire dédiée aux enfants" avec des animateurs qui pourront "faire un vrai travail d'animation et des sorties culturelles et sportives, notamment pour les familles défavorisées".
"Mercredi dédié au périscolaire avec des gens formés, qualifiés, bien payés, identifiés", exhorte Anne-Sophie, pour avoir, pense-t-elle, "moins de prédateurs" dans les écoles.
Audrey Bourlet de la Vallée, cosecrétaire départemental du FSU-SNUipp Paris, rappelle que dans son syndicat, tous ne sont pas pour un retour aux quatre jours.
"Ce qui est sûr, c'est que personne ne veut garder les rythmes scolaires actuels" marqués par une "arythmie de la semaine qui enchaîne les journées courtes et les journées longues", souligne-t-elle néanmoins.
Et la Convention citoyenne ? "On n'en attend pas grand chose", répond-elle, regrettant "que la parole des enseignants ne soit pas vraiment prise en compte".

































