Tahiti le 21 janvier 2025 – A tia i mua explique son vote de lundi au conseil supérieur de la fonction publique, pour une revalorisation des points d’indice pour les catégories D. Un choix que le syndicat justifie parce que “les augmentations les plus importantes” bénéficient aux salariés qui sont “les moins bien payé” alors que les autres propositions ne concernaient pas toutes la catégorie D.
Comme nous l’écrivions lundi, lors de la réunion du conseil supérieur de la Fonction publique A Tia I mua, a voté en faveur de la proposition E qui consiste à attribuer “12 points pour le premier échelon des deux premiers grades, 11 points pour le premier échelon du troisième grade, et 10 points pour le dernier échelon du dernier grade, avec un minimum de 5 points”. Une option que conteste la Fraap mais qui a également eu le soutient de la CSTP-FO et du Pays.
Comme nous l’écrivions lundi, lors de la réunion du conseil supérieur de la Fonction publique A Tia I mua, a voté en faveur de la proposition E qui consiste à attribuer “12 points pour le premier échelon des deux premiers grades, 11 points pour le premier échelon du troisième grade, et 10 points pour le dernier échelon du dernier grade, avec un minimum de 5 points”. Une option que conteste la Fraap mais qui a également eu le soutient de la CSTP-FO et du Pays.
« Ne pas léser les autres métiers et catégories »
Plusieurs raisons ont fait que le permanent du syndicat, Julien Uhrig, a voté pour cette proposition. D’abord il considère qu’il s’agit d’“une mesure qui bénéficie à l'ensemble des fonctionnaires de catégorie D, alors que d'autres propositions ne ciblaient que certains échelons”. Il explique également que “les augmentations les plus importantes se situent sur les échelons où les salariés sont les moins bien payés […]. Et cela permet d'aller booster le pouvoir d'achat de ceux qui en ont le plus besoin”. La troisième raison qui justifie ce vote de A tia i mua, explique Julien Uhrig, est liée au fait qu’au sein de la fonction publique des restructurations sont nécessaires notamment dans “certaines professions nouvelles ou dans certaines professions qui ont perdu de l'attractivité. Ce sont des professions dites en tension et donc il y a un travail global à faire”.
Pour le syndicat, une réflexion doit également être menée sur les catégories D, car “il y a certains métiers dans la catégorie D qui correspondent plus à la catégorie C et pour pouvoir faire tout ce travail de restructuration cela nécessite de garder une réserve financière pour faire évoluer toutes les catégories et tous les métiers de la fonction publique”. Pour lui, cette proposition permet “de ne pas léser les autres métiers et catégories et de continuer la réforme de la fonction publique”.
Pour le syndicat, une réflexion doit également être menée sur les catégories D, car “il y a certains métiers dans la catégorie D qui correspondent plus à la catégorie C et pour pouvoir faire tout ce travail de restructuration cela nécessite de garder une réserve financière pour faire évoluer toutes les catégories et tous les métiers de la fonction publique”. Pour lui, cette proposition permet “de ne pas léser les autres métiers et catégories et de continuer la réforme de la fonction publique”.
“Cette catégorie D permet aux gens de rentrer dans l’administration”
La proposition de la Fraap est, selon lui, susceptible de “bloquer énormément de projet dans la fonction publique” comme le recrutement dans certaines professions “pour des raisons salariales”. Une situation qui mettrait “en standby tous ces projets urgents”.
Quant à rendre invalide le vote de lundi, Julien Uhrig pense qu’il n’y a aucun “intérêt” à aller dans ce sens. Une décision sera prise le 29 janvier prochain lors du conseil des ministres délocalisés à Nuku-Hiva. “Nous n’avons rendu qu’un simple avis”, insiste le syndicaliste.
Quant à rendre invalide le vote de lundi, Julien Uhrig pense qu’il n’y a aucun “intérêt” à aller dans ce sens. Une décision sera prise le 29 janvier prochain lors du conseil des ministres délocalisés à Nuku-Hiva. “Nous n’avons rendu qu’un simple avis”, insiste le syndicaliste.
“Une hausse du point d’indice pour l’ensemble de la fonction publique”
Courant mars-avril prochains, le gouvernement ainsi que toutes les organisations syndicales ont prévu de se revoir. “On va demander une hausse du point d’indice pour l’ensemble de la fonction publique”, indique Julien Uhrig. La demande n’est pas “nouvelle” puisque A tia i mua l’a déjà présentée en mai 2024. Le syndicat avait alors présenté des estimations qui “montraient le retard de rattrapage de salaires suite à l’inflation terrible qu’on a subi qui était plus important dans la fonction publique que dans le secteur privé”. Un retard dans le rattrapage des salaires qui existe, déclare-t-il, “depuis la création de la fonction publique […] et c’est cela qui amène aussi à ces conflits sociaux”.
Selon lui, en 2024, la perte de pouvoir d’achat s’élevait à près à 9dans un contexte où l’inflation dans le logement pouvait aller jusqu'à 12% et 20% pour les produits alimentaires.
Selon lui, en 2024, la perte de pouvoir d’achat s’élevait à près à 9dans un contexte où l’inflation dans le logement pouvait aller jusqu'à 12% et 20% pour les produits alimentaires.