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Soutien à la Papouasie occidentale : le FLNKS isolé



HONIARA, dimanche 21 juin 2015 (Flash d’Océanie) – Avec une déclaration-surprise du gouvernement des îles Salomon, infléchissant significativement son soutien aux mouvements de libération mélanésien en Papouasie occidentale (sous contrôle de l’Indonésie), la position majoritaire du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL) est devenue en fin de semaine dernière sensiblement plus modérée, ne laissant que peu d’espoir à l’octroi, lors du prochain de cette organisation subrégionale, d’un statut de membre plein aux papous indonésiens.

Jeudi 18 juin 2015, le gouvernement des îles Salomon, qui doit aussi accueillir cette semaine le sommet du GMFL (dont les membres sont Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, Vanuatu et le mouvement indépendantiste FLNKS de Nouvelle-Calédonie faisait savoir par voir de communiqué que désormais, la demande d’un « mouvement de libération unifié pour la Papouasie occidentale » d’obtenir un statut de membre plein au sein du GMFL ne serait pas soutenue par ce pays.

Les îles Salomon, en accueillant ce sommet cette semaine, doivent aussi en prendre la Présidence tournante, succédant ainsi au FLNKS.
Au lieu de cela, la position officielle d’Honiara est désormais de soutenir un statut d’observateur pour ce groupement, à condition qu’il soit véritablement unifié et que cette demande soit faite « en consultation » avec le gouvernement de Djakarta.
Concernant un statut pour Djakarta, les îles Salomon considèrent aussi que celui de membre plein ou « associé » est plus que jamais à l’ordre du jour.
Cette position a aussi été défendue ces derniers mois par Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
La précédente évolution en date dans ces positions mélanésiennes provient de Vanuatu, où une motion de censure a renversé le 11 juin 2015 Joe Natuman de son poste de Premier ministre.

Son successeur, Sato Kilman, est lui aussi beaucoup plus favorable à une acceptation de Djakarta en tant que partie prenante des débats du GMFL.
Le sommet du GMFL, en milieu de semaine, devrait être précédé, lundi 22 juin 2015, par une réunion des ministres des affaires étrangères des quatre États membres.
Après une première journée de réunion plénière, calquée sur le modus operandi du Forum des Îles du Pacifique (FIP), les chefs de gouvernements mélanésiens devraient passer en mode « retraite » jeudi 25 juin 2015 et revenir dans la capitale Honiara vendredi pour délivrer leur communiqué final.
En Nouvelle-Calédonie, le mouvement de soutien aux populations mélanésiennes de la Papouasie occidentale s’est encore matérialisé ce week-end avec une manifestation de quelque cinq cent personnes dans les rues de Nouméa.
Ces derniers mois, le gouvernement indonésien a multiplié les contacts avec les États membres du GMFL, avec à la clé des accords de coopération économique.

Dans le cas de Fidji, une délégation gouvernementale se trouvait encore mi-juin 2015 à Djakarta.
Cette visite d’une semaine s’est soldée par une annonce conjointe du renforcement des liens entre Suva et l’Indonésie dans le domaine des affaires sociales.
La ministre Rosy Akbar y a rencontré son homologue indonésienne Khofifah Indar Parawansa.

Le Premier ministre fidjien, Franck Bainimarama, a souligné à plusieurs reprises que la Papouasie occidentale, où les organisations de défense des droits humains dénoncent depuis plusieurs années de graves atteintes aux libertés fondamentales, se trouve sous la souveraineté indonésienne.
Pragmatiquement, Suva soutient aussi, tout comme Port-Moresby, le point de vue selon lequel Djakarta devrait se voir octroyer le statut de membre associé aux affaires du GMFL.

Sommet du 24 au 26 juillet 2015

Le prochain sommet du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL) aura lieu à Honiara, capitale des îles Salomon, du 24 au 26 juillet 2015.
Une nouvelle fois, à l’ordre du jour, devrait s’inviter l’épineuse question de l’octroi d’un statut d’observateur ou de membre plein au mouvement de lutte de la Papouasie occidentale, territoire indonésien occupant la partie Ouest de l’île de Nouvelle-Guinée.
Ce mouvement, qui tente depuis plusieurs années de se fédérer, demande un statut de membre plein, pour lequel la demande a été officiellement déposée.

Mais les deux membres les plus influents du GMFL, Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont déclaré à plusieurs reprises soutenir la position de Djakarta concernant l’octroi d’un statut plein, ou a minima de « membre associé », pour le pouvoir central indonésien.
Le nouveau Président indonésien, Joko Widodo, a effectué mi-mai 2015 une visite officielle en Papouasie occidentale, mais aussi en Papouasie-Nouvelle-Guinée voisine.
Objectif : affirmer la politique indonésienne en matière de souveraineté dans cette province.
« Beaucoup s’inquiètent au sujet de ce qui se passe en Papouasie (occidentale). On a entendu parler d’agressions, de violations des droits humains. Mais au bout du compte, la Papouasie (occidentale) est sous la souveraineté de l’Indonésie et la dernière chose que nous voulons faire, ce serait de nous immiscer dans les affaires de souveraineté d’un autre pays. La meilleure chose serait d’ouvrir (le GMFL) à l’Indonésie en tant que membre associé. Accueillir juste la Papouasie (occidentale), de manière séparée, ça n’a pas de sens », a récemment déclaré Franck Bainimarama, Premier ministre fidjien, en marge d’un sommet multilatéral réunissant les pays océaniens et le Japon.
M. Bainimarama prône l’octroi d’un statut de membre associé.

Peter O’Neill, son homologue papou, est sur une ligne similaire, alors que les fréquents accrochages entre armée et polie indonésienne et militants papous provoquent depuis de nombreuses années de incidents frontaliers entre les deux pays qui se partagent l’île de Nouvelle-Guinée.
M. O’Neill a réaffirmé cette position à l’issue de ses plus récents entretiens avec M. Widodo, sur fonds d’intensification des relations commerciales et économiques entre ces deux pays voisins.

Lors de cette visite officielle du Président indonésien en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les 12 et 13 mai 2015, plusieurs accords de coopération ont été signés entre les deux pays, concernant notamment la lutte contre la criminalité transfrontalière liée à la drogue, au terrorisme, la formation de personnel dans les secteurs du pétrole et de l'énergie, la promotion du commerce sur les marchés frontaliers, le renforcement de l'investissement dans les infrastructures (énergie, télécommunications, produits halieutiques).

Rédigé par PAD le Lundi 22 Juin 2015 à 05:55 | Lu 523 fois






1.Posté par tutua le 22/06/2015 10:16 | Alerter
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La Papouasie occidentale n'a rien à voir avec l'Indonésie, cet état colonialiste qui a fait main basse sur de nombreux pays de la région : Bali, Célèbes, Kalimantan, etc. et dernièrement, la Papouasie Occidentale qui n' a aucun point commun avec l'Indonésie. Une guerre de libération est en cours depuis de nombreuses années et les pays de la région qui devraient la soutenir se défilent pour des raisons financières : la honte ! seul le FLNKS a dit sa solidarité. Je suis écoeuré

2.Posté par julia le 22/06/2015 19:10 | Alerter
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tout à fait d'accord. a ce compte là, il ne fallait pas admettre le FLNKS, lui aussi depend de la souveraineté d'un pays exterieur...

3.Posté par tutua le 23/06/2015 12:55 | Alerter
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P2
je ne comprends pas bien ton post.
la souveraineté de la Kanaky dépend d'abord des électeurs locaux. La France s'est engagée dans un rattrapage en faveur des Kanaks traités de "bétail" par les blancs. i
Il n'y a pas que l'Afrique du sud, en France aussi ça existe et la solution trouvée est le référendum sur la souveraineté de la Kanaky.

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