Tahiti Infos

Sonia Punua-Taae se représente à Papara


Élue maire en 2020, Sonia Punua-Taae repart en campagne avec ‘A Here ia Papara (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Élue maire en 2020, Sonia Punua-Taae repart en campagne avec ‘A Here ia Papara (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 28 janvier 2026 - À 66 ans, la maire de Papara est candidate à sa propre succession. Sonia Punua-Taae dit avoir “tiré les leçons” de ses démêlés avec la justice et veut “poursuivre” les projets engagés en reprenant la tête de la liste ‘A Here ia Papara aux prochaines élections municipales. Ses priorités vont de l’adduction en eau potable à la rénovation des écoles, des routes et des infrastructures sportives et de jeunesse, en passant par le renforcement de l’attractivité de la commune en matière d’emploi.
 

Toujours coiffée d’une couronne, Sonia Punua-Taae, maire sortante de Papara, est actuellement la seule femme à la tête d’une commune au sud de Tahiti. Âgée de 66 ans, elle a trois enfants et cinq petits-enfants. Sa carrière professionnelle a débuté loin de la politique en tant que femme de service dans une école de Papara et dans un foyer, puis dans une grande surface de Punaauia. C’est une fois à la retraite qu’elle a suivi son mari Putai Taae, entré au Tahoera’a, puis élu maire de Papara en 2015 avant d’être démis de ses fonctions en mai 2019 suite à l’affaire de l’association Taatiraa ia ora Papara. Sonia Punua-Taae a été élue à son tour en 2020. Elle est également troisième vice-présidente de la communauté de communes Terehēamanu et représentante à l’assemblée de la Polynésie française sur les bancs du Tapura.
 
À nouveau tête de liste de ‘A Here ia Papara avec comme emblème la montagne de la vallée Temarua, dont elle est originaire, Sonia Punua-Taae est candidate à sa propre succession. Sans étiquette politique, sa liste est complète avec 33 colistiers et deux suppléants. “La plus jeune a 24 ans” et six sont issus du groupe de 2020 ; elle a notamment perdu en route son premier adjoint, Fabien Rima, qui mènera sa propre liste, entre autres candidats.  
 

​Bilan et projets


Sa condamnation en mars 2025 à dix mois de prison avec sursis pour détournement de biens publics et recel – utilisation de moyens communaux pour des travaux sur un terrain familial – ne serait pas un frein pour Sonia Punua-Taae. “Ça me fait mal au cœur, mais ça ne m’empêche pas de vouloir continuer à m’investir pour la population de Papara. J’en ai tiré les leçons”, assure-t-elle. Sous le coup d’une seconde condamnation d’inéligibilité, Putai Taae ne figurera pas sur la liste, de fait, mais “il reste d’un grand soutien”
 
La maire sortante défend donc son bilan : “On a terminé l’installation du grand chapiteau du marché. On a rénové la toiture de la mairie. Nous avons renouvelé plusieurs véhicules pour les pompiers et les services techniques pour le bien de la population. L’école Tiama’o a été inaugurée en décembre. On est en train de rénover le CJA et l’école Apea. Nous avons aussi mis en place des actions en faveur des jeunes et des familles.”
 
Interrogée sur la perspective d’un second mandat, elle répond : “Pourquoi pas ? Il y a des projets à poursuivre”. Sur la liste de ses priorités figure la rénovation des écoles, qui passera par l’acquisition de nouveaux terrains. La rénovation du réseau d’adduction en eau potable reste “urgente”. Des rénovations qui concernent aussi les tribunes du stade Reia, ainsi que le site qui accueille le chapiteau de Hotu Maru prisé des rassemblements culturels et de jeunesse, mais fermé suite à une expertise de sol. “Pour la rénovation des routes, comme celles de la mairie et du quartier Lucky, la commune a obtenu 20 millions de francs de Terehēamanu, mais ce n’est pas assez, donc on espère avoir davantage pour faciliter l’accès dans nos vallées”, indique Sonia Punua-Taae, qui souhaite également que Papara soit “une commune plus attractive” en matière d’emploi.
 
Samedi, les colistiers de ‘A Here ia Papara étaient réunis à son domicile de Taharu’u. Les rencontres dans les quartiers ont débuté cette semaine.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Mercredi 28 Janvier 2026 à 18:17 | Lu 882 fois