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Rétrospective 2016 : les temps forts de janvier



EN BREF



5 janvier
Oscar Temaru a confirmé sa volonté de se présenter à la Présidentielle française de 2017. Le leader souverainiste envisage de mettre à profit un éventuel plébiscite local à ce scrutin national dans le cadre de son combat pour l’indépendance de la Polynésie.

6 janvier
L'enquête publique pour la révision du plan de prévention des risques de Punaauia a commencé. Le projet est consultable à la mairie.

7 janvier
Le groupe Rassemblement pour une majorité autonomiste s’est constitué en association. La fusion des 29 représentants pro-Fritch devrait être déclarée à l’Assemblée.

15 janvier
Le tribunal correctionnel a blanchi Bruno Marty, ce jeudi après-midi, dans l'affaire des 2,4 millions de francs dépensés en 2014 par le directeur général de la SEM Laboratoire des travaux publics, sur la carte bancaire de la société.

20 janvier
Le projet de loi sur la biodiversité est enfin arrivé ce mardi en première lecture devant le Sénat, près de quatre ans après l'annonce de sa principale disposition, la création d'une Agence de la biodiversité, par le Premier ministre de l'époque Jean-Marc Ayrault.

21 janvier
Depuis un an, un débat agité anime les foyers de Tautira, commune la plus à l'Est de Tahiti. Un camp demande à être séparé de la commune associée, l'autre veut rester affilié à Taravao pour plus d'efficacité économique.

26 janvier
Une rivière bouchée par un amas de branchage dans la vallée de Hanaiapa, suite à de fortes intempéries ce dimanche matin à 10 h, a provoqué une inondation puis l'évacuation et le relogement de deux familles dont les habitations ont été sinistrées.

28 janvier
La journée mondiale de la lèpre est l’occasion de revenir sur cette maladie qui n’a toujours pas disparu. Malgré les programmes de lutte, elle touche encore 3,3 pour 100 000 personnes en Polynésie française. L’an passé trois nouveaux cas ont été détectés.




L’impact du ray feeding sur le comportement des pointes noires mis au jour

Une étude comportementale des requins sur le site de Tiahura à Moorea fait le lien entre les conditions de ray feeding (nourrissage des raies) et les risques de survenue d’accidents. Un encadrement des activités de nourrissage des raies à des fins touristiques devrait être proposé en 2016.

Sur les sites autorisés de "ray feeding", l’élévation du nombre de requins est nette. Cette agrégation entraîne un risque accru d’accidents. Dans ce contexte, et pour évaluer l’impact des activités touristiques sur les requins qui sont des espèces protégées, la direction de l’Environnement a mandaté l’association Observatoire des requins de Polynésie (ORP) pour mener une étude d’impact du ray feeding sur les requins pointes noires, "Carcharhinus melanopterus". L’étude a été présentée au conseil des ministres du 14 décembre 2015. Elle servira à poser les bases d’un encadrement des activités de nourrissage de raies et des oiseaux.

L’étude comportementale des requins a été réalisée par Nicolas Buray de l’ORP. Elle a consisté en l’identification et l’observation du comportement des requins pointes noires sur sept jours (cinq en juillet et deux en août) sur le site de Tiahura, à Moorea. Plus précisément sur le banc de sable. Pour rappel, le nourrissage des requins est interdit en Polynésie, celui des raies est possible. À Moorea, le Plan de gestion de l’espace maritime l’autorise sur quatre zones dans le lagon.

Bilan des observations : 57 pointes noires différents ont été observés, 31 femelles et 26 mâles. Sur sept jours, 2 418 personnes sont passées sur le banc de sable. Elles étaient au maximum 433 par jour. Pas moins de 109 prestataires ont fait transiter ces visiteurs, dont 77 % utilisaient des appâts (sardines, thon, calamars, poissons du lagon…). En toute logique, le nombre de requins réunis au même moment sur le banc de sable est fonction de l’activité, du nombre de visiteurs et de prestataires. Plus le nombre de visiteurs, de prestataires et l’agitation qui en découle augmentent, plus le nombre de requins augmente, mais il en va de même pour leur nervosité. D’après l’étude, toujours, le type de pratique de "ray feeding" joue un rôle important.

SEM Te Mau Ito Api : le courant passe mal à Makemo

Les éoliennes de Makemo devaient devenir un projet pilote et un modèle pour les autres îles. Aujourd'hui, l'électricité produite est d'origine thermique et tous les habitants n'ont pas été raccordés au réseau. Pour le P-dg de la SEM Te Mau Ito Api, en charge de la production énergétique, avant tout nouvel investissement, il faut revoir "le statut institutionnel" de la société.

Des poteaux électriques se dressent près de la maison de Prosper Petis. Mais ils ne sont pas reliés à son fare. Son électricité provient de ses propres panneaux photovoltaïques. Son habitation, située à Makemo, à deux kilomètres de la centrale électrique, n'a en effet pas été reliée au réseau électrique de l'atoll. Comme lui, ils sont plusieurs dizaines d'habitants dans ce cas. Une situation qui provoque la colère de ces Paumotu. Une situation abracadabrantesque pour cet atoll qui était programmé pour devenir un projet pilote de la distribution d'électricité dans les îles.

Il y a dix ans, Te Mau Ito Api devenait une société d'économie mixte (SEM) et se faisait fort de produire son énergie à partir d’un hybride entre l’éolien et le thermique, sur l’île de Makemo. L’électricité ainsi obtenue devait servir à alimenter les foyers de cet atoll des Tuamotu, à prix conventionnels.

La société, délégataire de service public pour la fourniture d’énergie électrique sur l’atoll, est détenue à hauteur de 66% par le Pays, le reste du capital étant réparti entre la SPRES et la Société d'Etudes et de Développement Polynésienne (SEDEP), détenues par l’homme d’affaires Dominique Auroy.

Mais, incapable, faute de trésorerie, d’assurer la maintenance de ses éoliennes en panne, la SEM s'est trouvée contrainte de produire une électricité exclusivement d’origine thermique, au moyen de groupes électrogènes de secours. L'extension du réseau n'a pas non plus pu être réalisée.

Le tavana Félix Tokoragi a profité de l'escale dimanche du président du Pays Edouard Fritch sur l'atoll pour lui faire part de sa préoccupation. "Il a rappelé à la population que résoudre ce souci était une priorité", explique-t-il.

Un musée à Papeete pour la collection Chichong et ses 350 tableaux de maîtres

Paul Yeou Chichong vient de vendre Renault Sodiva. A 82 ans, il va maintenant se consacrer à trois missions : ouvrir un musée pour partager sa grande collection de tableaux avec le public, utiliser une partie de sa fortune pour améliorer le sort des handicapés polynésiens et écrire ses mémoires.

Après 57 ans de travail, le milliardaire (en francs pacifique) Paul Yeou Chichong compte consacrer sa retraite à trois grands projets. En premier lieu, partager avec le public sa collection de tableaux de maîtres, plus de 350 œuvres de peintres majeurs dont Picasso, Monet ou Gauguin. Les achats de toute une vie d'un expert en art de 82 ans aujourd'hui.

L'entrepreneur promet que, si le Pays lui construit un musée digne de ce nom (en particulier pour la sécurité, mais il faut aussi qu'il soit situé à Papeete et dispose de plus de 2 500m² de surface), il le remplira avec ses œuvres et avec celles d'autres collectionneurs locaux, parmi les fortunes de la place. Un projet ambitieux qu'il pousse depuis de nombreuses années mais qui a buté sur l'obstacle du manque de budgets publics…

Il a tout de même rencontré la semaine dernière un écho auprès du ministre du Tourisme, Jean-Christophe Bouissou, qui a promis d'étudier le dossier. Mais il faut encore trouver l'endroit idéal et convaincre le gouvernement de débloquer les fonds. Paul Yeou Chichong estime le coût de la construction du musée à "entre 400 et 500 millions de francs". Le ministre, lui, se refuse à promettre quoi que ce soit, et renvoie toute construction éventuelle à "après la fin du chantier du Mahana Beach".

"Embrasse-moi si tu m'aimes" : Mareva Georges prend la défense des vahine

Les vahine montent au front pour dénoncer la violence faite aux femmes dans un clip vidéo intitulé Embrasse-moi si tu m'aimes. En première ligne, parmi la gent féminine qui s'est impliquée dans ce projet, notre superbe Mareva Georges ! Sensible à cette cause, Miss Tahiti 1990 et Miss France 1991 s'est confiée sur son rôle d'ambassadrice.

"La violence faite aux femmes est de plus en plus banalisée, ce n'est pas normal !"
s'insurge Silvy Deschamps, responsable de la communication et membre actif de Vahine Orama. Cette association, devenue une fédération, a été créée en 2003 par Sandra Levy-Agami – qui en est toujours la présidente d'honneur – et œuvre en Polynésie française pour permettre aux femmes d'exercer leurs droits et d'être accompagnées face à leurs difficultés quotidiennes, tant familiales que professionnelles. C'est pour "lutter contre les comportements sexistes et sensibiliser notamment les jeunes qui se mettent en couple dès leur plus jeune âge" que Silvy Deschamps a eu l'idée d'un clip vidéo pour dénoncer cette réalité et inciter les victimes à en parler, sans tabou. Elle tient à "remercier toutes les femmes qui ont participé avec une totale confiance en nous, et surtout avec un engagement très fort pour défendre les droits de la femme".

Embrasse-moi si tu m'aimes a été produit par Blackstone Productions, et c'est Moana Louis qui est à la fois auteur des paroles, co-compositeur de la musique et réalisateur. Il explique : "L'objectif est de fédérer la population autour d'une cause commune." Tourné en décembre 2015, le clip a été finalisé samedi dernier et a enregistré 3 500 vues en à peine 24 heures (plus de 6 000 hier). Une quinzaine d'interprètes chantent sur ce morceau : Sabrina Laughlin, Mimifé, Talou, Moya... et pas moins de trente personnalités du fenua sont intervenues, dont Mareva Georges, qui a été touchée par "la profondeur du message".

Faa'a : Elle poignarde son tane qui la frappe à coups de balais

Un couple de Faa'a déjà condamné à de multiples reprises pour des violences l'un envers l'autre s'est retrouvé une nouvelle fois sur les bancs du tribunal ce lundi. Samedi 2 janvier, la vahine a poignardé son tane qui l'avait lui aussi copieusement frappée. Les deux ont été condamnés, et lui est reparti en prison.

"Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous entretenez une relation pour le moins orageuse, voire extrêmement violente en particulier quand vous êtes pris de boisson". Le président du tribunal correctionnel, réuni en audience de comparution immédiate, a résumé en quelques mots le parcours de ce couple qui s'est retrouvé ce lundi à la barre pour la septième fois… en vingt ans de vie commune.

Samedi dernier, 2 janvier, l'heure est toujours à la fête et la page du réveillon n'est pas encore tournée. Les deux amoureux ont bien bu et comme à chaque fois, la situation dérape. Leurs enfants avaient pourtant senti le coup venir, en demandant à un cousin de les accompagner pour s'assurer qu'ils ne se tapent pas en route alors qu'ils se rendaient chez un proche pour continuer à boire, quartier Nuutania à Faa'a. Mais sa présence n'y a rien fait.

Alors que madame est au volant, ivre et sans permis de conduire rappelle au passage le président du tribunal, le ton monte et des premiers coups sont échangés. Les concubins se chercheront des poux dans la tête toute la journée, jusque sur le chemin du retour. Arrivée à la maison, et après de nouveaux échanges de coups de poings, la vahine monte d'un cran dans la violence et assène plusieurs coups de balais à son tane qui la désarme et réplique six fois, jusqu'à lui casser le manche en bois sur le dos. Sa concubine ne s'en laisse pas compter et part s'armer d'un couteau de cuisine, avec lequel elle blessera légèrement le malheureux, piqué deux fois près d'un téton.

L'homme de la maison, 51 ans, a été conduit à la maison d'arrêt de Nuutania à l'issue de l'audience, condamné à 2 ans de prison dont 1 an ferme avec mandat de dépôt. Sa concubine, qui avait déjà joué du couteau contre lui sans toutefois qu'il dépose plainte, écope d'1 an de prison avec sursis et mise à l'épreuve. Le couple a notamment été invité à régler ses problèmes d'alcool.


Le dessin du mois de Munoz


le Mardi 27 Décembre 2016 à 09:51 | Lu 2132 fois






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