Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter
FENUACOMMUNICATION - immeuble Tutuapare - Shell RDO Faa'a - BP 40160 98 713 Papeete Polynésie française. Tel: 40 43 49 49



Réforme de la SNCF: les syndicats de cheminots prêts à une grève dure



Paris, France | AFP | mardi 27/02/2018 - Ils sont prêts à une grève dure: les syndicats de la SNCF doivent décider mardi après-midi d'une riposte unitaire au gouvernement qui veut réformer le groupe public avec recours aux ordonnances et abandon du statut de cheminot.

Dénonçant un "passage en force", la CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, envisage "un mois de grève" pour "faire plier le gouvernement". La CFDT (4e syndicat) propose une "grève reconductible à partir du 14 mars". L'Unsa (2e) opte aussi pour la grève. "Un mouvement dur", prévient SUD-Rail (3e).
Ces quatre syndicats représentatifs se réunissent mardi à 17H00 pour bâtir un front unitaire, au lendemain de l'annonce par le Premier ministre Édouard Philippe d'un recours possible aux ordonnances pour faire adopter "avant l'été" une réforme de la SNCF, dans "une situation alarmante", qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues.
Ils doivent être reçus jeudi par la ministre des Transports, Élisabeth Borne, dans le cadre d'une concertation prévue en mars et en avril.
Dénonçant une "campagne mensongère" sur la SNCF, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a promis mardi sur RMC  une "réponse appropriée" des syndicats à cette "attaque gravissime". 
"Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève", a dit au Parisien le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. "On est sûrement parti pour l'un des plus importants mouvements sociaux de l'histoire de la SNCF", a-t-il prédit.
Dénonçant "une attaque sans précédent" contre les cheminots, la CFDT accuse le gouvernement de "priver tous les acteurs de la concertation nécessaire" en annonçant des ordonnances et d'avoir "déjà pris" les décisions.
L'Unsa proposera à l'intersyndicale une grève "avant le 22 mars", jour de mobilisation nationale dans la fonction publique, a indiqué à l'AFP son secrétaire général, Roger Dillenseger. La CGT, rejointe par SUD-Rail et l'Unsa, avait déjà appelé les cheminots à manifester ce jour-là, au côté des fonctionnaires à Paris.
Lors de la réunion, SUD-Rail proposera "un mouvement de grève dur", a averti Erik Meyer, son porte-parole, dénonçant "un chantage à l'ordonnance (...) pas de nature à établir un débat serein".
Pour les syndicats, le gouvernement "porte l'entière responsabilité d'un conflit majeur."

- 'Pas sous la pression' -

"Je ne vais pas au conflit", a assuré le Premier ministre, lundi sur France 2. "J'ai bien entendu" les syndicats "qui considéraient que le recours aux ordonnances, prévu par la Constitution, était un +casus belli+ (...) Je dis simplement que nous devons avancer."
Mais dans son "nouveau pacte ferroviaire", le gouvernement prévoit notamment la fin du statut de cheminot: une autre "ligne rouge" aux yeux des syndicats.
"Face à ses concurrents, la SNCF ne peut pas rester la seule à recruter au statut", a justifié M. Philippe, alors que le transport ferroviaire intérieur de voyageurs (TER, Intercités et TGV) doit être ouvert à la concurrence au plus tard fin 2023.
Ce statut, qui offre notamment garantie de l'emploi et augmentations de salaire automatiques, sera abandonné à partir d'"une date qui sera soumise à la concertation", avait-il ajouté.
Il y a de la "place (pour) la concertation (...) Je comprends l'inquiétude" des syndicats, a affirmé mardi la ministre des Transports sur RMC et BFMTV .
Ainsi en avril, une concertation avec syndicats et patronat devra "identifier" les contraintes des métiers du rail et préciser celles qui relèvent de la branche ferroviaire et "celles qui relèvent de choix de l'entreprise", selon Mme Borne.
"Concertation oui, mais pas n'importe comment, pas sous la pression (...) On va se défendre, on l'a toujours fait", a averti Didier Aubert de la CFDT. Car "l'annonce de la fin du statut est vécue par les agents comme une vraie injustice", selon SUD-Rail.
Près de sept Français sur dix (69%) souhaitent l'abandon du statut de cheminot, selon un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico publié mardi.

le Mardi 27 Février 2018 à 06:39 | Lu 205 fois




Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance | Appels d'offre et communiqués | Concours d'écriture - Salon du Livre 2019 | Coronavirus