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Rassemblement des grévistes demain matin à Tarahoi



Les dirigeants de tous les syndicats mobilisés sont sur le pied de guerre contre la réforme des retraites. Selon eux, seul un retrait du texte pourra apaiser la colère des salariés.
Les dirigeants de tous les syndicats mobilisés sont sur le pied de guerre contre la réforme des retraites. Selon eux, seul un retrait du texte pourra apaiser la colère des salariés.
PAPEETE, le 14 février 2018 - Après l'échec des dernières négociations avec le gouvernement, les centrales syndicales maintiennent leur appel à la grève générale, accompagnée d'un grand rassemblement des salariés place Tarahoi dès 7h demain matin. Le rapport de force est engagé et les syndicats comptent sur une participation massive des salariés pour faire plier le gouvernement.

Les représentants des cinq grandes centrales syndicales mobilisées contre le projet de réforme des retraites étaient prêts à en découdre cette après-midi, lors de la dernière conférence de presse organisée par l'intersyndicale avant le début du mouvement social. La première grève générale en Polynésie depuis plus d'une décennie est donc initiée par la CSTP-FO, la CSIP, O Oe to Oe Rima, Otahi et la Cosac, après l'échec des dernière négociations.

L'objectif est de dépasser les 5000 grévistes, la mobilisation atteinte à la dernière grève générale en date, qui a eu lieu en 2005. Certains secrétaires généraux espèrent même que 8000 à 10 000 salariés seront prêts à les suivre dans leur mouvement, assez pour paralyser le pays et faire plier le gouvernement. L'objectif : le forcer à abandonner purement et simplement le projet de loi.

Les syndicats en ont aussi profité pour répondre aux arguments du gouvernement, qui assure que les économies sur le régime de la maladie seront insuffisantes et trop lentes pour combler le déficit des retraites. "Nous, on dit que c'est déjà ça. Avec la réforme du prix des médicaments, le médecin référent, le dossier médical électronique et nos autres demandes, ce sont cinq milliards qui peuvent être économisés. Et surtout s'ils remboursaient ce qu'ils doivent déjà à la CPS, le régime serait encore sain" s'insurge Lucie Tiffenat, secrétaire générale de Otahi et porte-parole de l'intersyndicale.

"TRAVAILLER PLUS, COTISER PLUS POUR NOUS DONNER UNE PLUS PETITE RETRAITE"

Lucie Tiffenat (avec un chapeau) et Angélo Frébault (à sa gauche) sont les porte-paroles du mouvement
Lucie Tiffenat (avec un chapeau) et Angélo Frébault (à sa gauche) sont les porte-paroles du mouvement
Angélo Frébault, secrétaire général de la CSTP/FO, ajoute également que "pour qu'on puisse reprendre les discutions, d'abord il y a un passif à solder. Ils doivent 21 milliards à la CPS, 9 milliards pour l'argent qu'ils avaient pris à la CPS et qu'ils remboursent avec le Fades et 12 milliards pour les ACR, le moni ruau, qu'ils font payer aux salariés !" Il s'insurge sur le fait que, selon lui, "toutes ces dépenses ont été décidées par les politiques, il faut qu'ils assument leurs décisions. A la place ils veulent nous faire travailler plus, cotiser plus pour nous donner une plus petite retraite. Et ils croient que les salariés vont accepter ça !"

Les syndicats ont longuement insisté sur le poids des décisions politiques passées dans le déficit actuel de la CPS. "Vous savez que quand ils ont créé la tranche B des retraites, 1000 personnes en ont bénéficié sans avoir cotisé ? Ça représente 2 milliards par an, payés par les salariés. Et les emplois aidés décidés par le gouvernement ? Ça coute 400 millions par an. Tout ça ce sont des décisions politiques, mais c'est nous qui payons ! Alors il faut qu'ils assument leurs conneries !" s'énerve même Lucie Tiffenat.

Les syndicats assurent également que, contrairement à leur "façade publique parce que les patrons ne peuvent pas supporter une grève", le Medef et la CPME ne sont pas opposés à leur mouvement. Ces derniers seraient surtout concernés par la reprise en main politique de la CPS, le projet de réforme mettant l'âge de la retraite, la durée de cotisation et même le montant des cotisations et des retraites entre les mains du conseil des ministres, alors que les partenaires sociaux veulent garder leur mot à dire.


Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mercredi 14 Février 2018 à 17:30 | Lu 3819 fois






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