
Pour la procureure, le dossier ne laisse guère de place au doute : “Ce sont deux hommes qui règlent leurs différends par la violence”. Crédit photo : Archives TI.
Tahiti, le 16 janvier 2025 - Un oncle et son neveu, âgés de 56 et 36 ans, ont été condamnés ce jeudi par le tribunal correctionnel de Papeete à six mois de prison ferme pour des violences réciproques avec arme. Ce conflit familial, sur fond d’indivision foncière, a dégénéré en une série d’affrontements violents impliquant un couteau et un serre-joint.
Ils se détestent depuis des années, prisonniers d’un conflit autour d’une indivision foncière. “Un contentieux qui date”, a souligné le président du tribunal correctionnel de Papeete en préambule de l’audience, ce jeudi. Face à la justice, un oncle de 56 ans et son neveu de 36 ans, accusés de violences réciproques, étaient invités à répondre de leurs actes. Parmi les charges retenues, l'usage d'une arme blanche pour l’un, et celui d’un objet contondant pour l’autre.
Les faits reprochés illustrent une escalade de violences sur fond de rancœurs profondément ancrées. Les témoignages recueillis pointent deux hommes se détestant mutuellement. En novembre dernier, lors d'une énième dispute, l’oncle aurait blessé son neveu à la main avec un couteau, tandis que celui-ci aurait riposté en frappant son aîné à l’aide d’un serre-joint. La tension entre les deux hommes, voisins dans des habitations mitoyennes, sur un terrain familial, n’a cessé de s’aggraver. Plus récemment, l’oncle aurait proféré des menaces de mort. Des témoins rapportent également avoir vu le neveu pourchasser son oncle dans leur quartier lors d’une altercation.
À la barre, le ton est resté vif et accusateur. Chacun rejette la responsabilité des affrontements sur l’autre, invoquant la légitime défense. “C’est une affaire d’héritage. Il veut me chasser (du terrain, NDLR) !”, s’est insurgé le quinquagénaire, provoquant les hochements de tête indignés de son neveu.
Un passé judiciaire chargé
Les deux protagonistes ne sont pas étrangers aux services de police. Le neveu, en état de récidive lors des faits, affiche un casier chargé de condamnations, notamment pour outrages à agents. Questionné sur ce passé judiciaire, il affirme être victime d’une vendetta orchestrée par des policiers municipaux. “Je suis avec l’ex-compagne de l’un d’eux. J’ai l’impression qu’ils se liguent contre moi”, a-t-il déclaré.
L’oncle, également récidiviste, traîne derrière lui des condamnations pour des violences avec arme, dont l’une impliquant une hachette et une autre un patia, un outil utilisé pour décrocher les noix de coco.
Une mauvaise foi extrême
Pour la procureure, le dossier ne laisse guère de place au doute. “Ce sont deux hommes qui règlent leurs différends par la violence (...) Ils se considèrent tous deux comme des victimes (...) Mais il ne s’agit pas ici de légitime défense, nous sommes dans une surenchère constante.” Soulignant l’extrême mauvaise foi des deux parties, elle a requis une peine de six mois de prison ferme à leur encontre.
L’avocat de l’oncle a estimé cette sanction appropriée, tandis que la défense du neveu a plaidé la relaxe, affirmant que son client agissait toujours dans le cadre de la légitime défense.
Après délibération, le tribunal a finalement suivi les réquisitions du ministère public, condamnant les deux hommes à six mois de prison ferme, avec maintien en détention.
Ils se détestent depuis des années, prisonniers d’un conflit autour d’une indivision foncière. “Un contentieux qui date”, a souligné le président du tribunal correctionnel de Papeete en préambule de l’audience, ce jeudi. Face à la justice, un oncle de 56 ans et son neveu de 36 ans, accusés de violences réciproques, étaient invités à répondre de leurs actes. Parmi les charges retenues, l'usage d'une arme blanche pour l’un, et celui d’un objet contondant pour l’autre.
Les faits reprochés illustrent une escalade de violences sur fond de rancœurs profondément ancrées. Les témoignages recueillis pointent deux hommes se détestant mutuellement. En novembre dernier, lors d'une énième dispute, l’oncle aurait blessé son neveu à la main avec un couteau, tandis que celui-ci aurait riposté en frappant son aîné à l’aide d’un serre-joint. La tension entre les deux hommes, voisins dans des habitations mitoyennes, sur un terrain familial, n’a cessé de s’aggraver. Plus récemment, l’oncle aurait proféré des menaces de mort. Des témoins rapportent également avoir vu le neveu pourchasser son oncle dans leur quartier lors d’une altercation.
À la barre, le ton est resté vif et accusateur. Chacun rejette la responsabilité des affrontements sur l’autre, invoquant la légitime défense. “C’est une affaire d’héritage. Il veut me chasser (du terrain, NDLR) !”, s’est insurgé le quinquagénaire, provoquant les hochements de tête indignés de son neveu.
Un passé judiciaire chargé
Les deux protagonistes ne sont pas étrangers aux services de police. Le neveu, en état de récidive lors des faits, affiche un casier chargé de condamnations, notamment pour outrages à agents. Questionné sur ce passé judiciaire, il affirme être victime d’une vendetta orchestrée par des policiers municipaux. “Je suis avec l’ex-compagne de l’un d’eux. J’ai l’impression qu’ils se liguent contre moi”, a-t-il déclaré.
L’oncle, également récidiviste, traîne derrière lui des condamnations pour des violences avec arme, dont l’une impliquant une hachette et une autre un patia, un outil utilisé pour décrocher les noix de coco.
Une mauvaise foi extrême
Pour la procureure, le dossier ne laisse guère de place au doute. “Ce sont deux hommes qui règlent leurs différends par la violence (...) Ils se considèrent tous deux comme des victimes (...) Mais il ne s’agit pas ici de légitime défense, nous sommes dans une surenchère constante.” Soulignant l’extrême mauvaise foi des deux parties, elle a requis une peine de six mois de prison ferme à leur encontre.
L’avocat de l’oncle a estimé cette sanction appropriée, tandis que la défense du neveu a plaidé la relaxe, affirmant que son client agissait toujours dans le cadre de la légitime défense.
Après délibération, le tribunal a finalement suivi les réquisitions du ministère public, condamnant les deux hommes à six mois de prison ferme, avec maintien en détention.