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Patrick Howell à la découverte du cyclotron


PARIS, le 29 octobre 2015- En mission à Paris, Patrick Howell a visité un Cyclotron, une installation moderne et coûteuse qui permet de mieux diagnostiquer les cancers.

Ce mercredi, Patrick Howell, le ministre de la Santé, avait rendu-vous au sous-sol de l’hôpital Saint-Louis, à Paris. C’est ici qu’est installé le seul cyclotron des hôpitaux de Paris. Pour s’en approcher, il faut revêtir une tenue de protection, de la cagoule en passant par la combinaison jusqu’aux bottes. Car dans la zone, des matières radioactives sont manipulées. La machine est entourée de 400 mètres cube de béton, enterrés à 12 mètres de profondeur. Le procédé est assez simple : les cellules cancéreuses sont grandes consommatrices de glucose. On y ajoute un fluor 18, radioactif. Les deux grosses bobines de cuivre du cyclotron accélèrent les particules pendant près de deux heures afin de préparer la solution qui sera injectée dans le corps du patient. Ainsi, les cellules cancéreuses apparaitront parfaitement à l’écran, ce qu’il imagerie traditionnelle ne pourrait pas faire.

L’hôpital du Taaone pourrait-il un jour bénéficier d’un tel équipement ? patrick Howell n’en est qu’au tout début du processus. Mais cet objectif est « traiter les patients chez nous et d’éviter les évacuations sanitaires en France. » Il lui fallait donc se rendre compte sur place des atouts de cette technologie. Seulement, il y a le coût : entre 716 et 835 millions de Fcfp. Alors pour le moment, taote Howell examine cette piste, évalue le personnel nécessaire et réfléchit au montage financier, auquel l’Etat serait appelé à participer.

Pour lui, Tahiti pourrait jouer le rôle de grand centre hospitalier francophone du Pacifique, où viendraient se faire soigner les patients de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna afin de limiter les evasans en métropole ou à l’étranger : « Il y a une réflexion d’ensemble à mener sur la possibilité de mettre en place du matériel lourd chez nous et de faire les évacuations sanitaires sur la Polynésie.
Cet élément viendrait s’intégrer au plan cancer que le ministre a présenté à l’Institut national du cancer. Ce n’est que la première étape d’un long processus.


Rédigé par serge massau le Jeudi 29 Octobre 2015 à 09:13 | Lu 1697 fois