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“Pas question de délocaliser l'hippodrome”


Tahiti, le 3 juin 2024 – S'il y a bien un dossier cité en exemple par le président du Pays pour expliquer l'éviction d'Éliane Tevahitua de son gouvernement, c'est celui de l'hippodrome de Pirae qui aurait pâti d'un manque de dialogue entre les ministères concernés. Menacés d'expulsion malgré un délai accordé, les clubs équestres peuvent souffler. “Il n'est pas aujourd'hui question de délocaliser l'hippodrome”, a affirmé Moetai Brotherson ce lundi matin.
 
Si Éliane Tevahitua a été écartée du gouvernement, c'est parce qu'elle “a une façon de ne pas travailler en équipe qui ne convient pas au travail gouvernemental”. Une forme de litote employée par Moetai Brotherson pour expliquer l'éviction de sa vice-présidente également en charge d'autres portefeuilles ministériels comme celui du Foncier et de la Cause animale notamment. En cause, le dossier relatif à l'expulsion des clubs équestres et des associations de l'hippodrome de Pirae qu'elle aurait traité en solo alors qu'il relève aussi des portefeuilles de Taivini Teai (Environnement) et de Nahema Temarii (Sports).
 
Moyen quand on veut faire de “l'interministérialité une réalité”. Aujourd'hui, c'est Taivini Teai qui récupère la Cause animale et le président lui-même qui prend le portefeuille du Foncier. Résultat des courses, Moetai Brotherson promet de “trouver des solutions” pour que les clubs, les chevaux et les habitants des lotissements voisins puissent cohabiter en bonne intelligence. “Il n'est pas aujourd'hui question de délocaliser l'hippodrome”, a-t-il promis, assurant par ailleurs que des études avaient démarré pour évaluer la qualité des sols de ce site où de nombreux chevaux ont été enterrés.

Rédigé par Stéphanie Delorme le Lundi 3 Juin 2024 à 15:30 | Lu 3647 fois