Tahiti, le 16 janvier 2025 – Cinq jours après la rupture des négociations entre le gouvernement et la Fraap, plus aucune rencontre n’a eu lieu. Les documents ont été transmis aux membres du Conseil supérieur de la fonction publique qui doivent se réunir lundi prochain. Le maximum de l’enveloppe prévue pour les catégories D est de 300 millions de francs et la ministre de la Fonction publique craint que les syndicalistes ne soient “toujours pas contents”.
Depuis la rupture des négociations et la non-signature du protocole d’accord entre le président du Pays Moetai Brotherson et la Fraap samedi, plus aucun contact n’a eu lieu entre le Pays et le syndicat. “Président a attendu les représentants de la Fraap samedi jusqu'à la dernière minute car il devait partir. Il m'a demandé de prendre le relais et je tiens le même discours que président, c’est-à-dire que ma porte est toujours ouverte”, a déclaré à Tahiti Infos la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas, ce jeudi.
Cette dernière assure ne pas avoir eu de contact avec le syndicat depuis son retour au Fenua, et qu’elle a appris, par courrier, que les syndicalistes ont rencontré le président de l'assemblée Tony Géros et la présidente de la commission de la fonction publique Teura Iriti. “Ils avaient un peu plus d'espoir sur la suite des événements suite à cette rencontre”, dit-elle. C’est également par courrier que la ministre a appris que le syndicat suspendait son préavis. “Je ne sais pas trop comment on peut suspendre une grève qui n'a pas commencé. Mais on est content qu'il n'y ait pas de grève.”
Dès son retour au Fenua, une “rencontre” à la présidence a été organisée. Étaient présents le président de l’assemblée, la vice-présidente Minarii Galenon, la ministre de la Fonction publique Vannina Crolas et le directeur de cabinet du président Tehaurii Taimana.
Selon Vannina Crolas, le président de l’assemblée leur a assuré n’avoir pris “aucun engagement vis-à-vis de la Fraap” et que sa porte est “toujours ouverte (…) c'était un devoir de les écouter”. “Il nous a juste dit de poursuivre au maximum le dialogue avec la Fraap (…). Pour lui, le dialogue est essentiel (…) c’est une prérogative du Pays et il n'a pas son mot à dire et il peut juste donner des conseils au gouvernement comme il le ferait dans tout conflit ou dans toute demande de médiation entre le gouvernement et les syndicats ou le personnel”.
Depuis la rupture des négociations et la non-signature du protocole d’accord entre le président du Pays Moetai Brotherson et la Fraap samedi, plus aucun contact n’a eu lieu entre le Pays et le syndicat. “Président a attendu les représentants de la Fraap samedi jusqu'à la dernière minute car il devait partir. Il m'a demandé de prendre le relais et je tiens le même discours que président, c’est-à-dire que ma porte est toujours ouverte”, a déclaré à Tahiti Infos la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas, ce jeudi.
Cette dernière assure ne pas avoir eu de contact avec le syndicat depuis son retour au Fenua, et qu’elle a appris, par courrier, que les syndicalistes ont rencontré le président de l'assemblée Tony Géros et la présidente de la commission de la fonction publique Teura Iriti. “Ils avaient un peu plus d'espoir sur la suite des événements suite à cette rencontre”, dit-elle. C’est également par courrier que la ministre a appris que le syndicat suspendait son préavis. “Je ne sais pas trop comment on peut suspendre une grève qui n'a pas commencé. Mais on est content qu'il n'y ait pas de grève.”
Dès son retour au Fenua, une “rencontre” à la présidence a été organisée. Étaient présents le président de l’assemblée, la vice-présidente Minarii Galenon, la ministre de la Fonction publique Vannina Crolas et le directeur de cabinet du président Tehaurii Taimana.
Selon Vannina Crolas, le président de l’assemblée leur a assuré n’avoir pris “aucun engagement vis-à-vis de la Fraap” et que sa porte est “toujours ouverte (…) c'était un devoir de les écouter”. “Il nous a juste dit de poursuivre au maximum le dialogue avec la Fraap (…). Pour lui, le dialogue est essentiel (…) c’est une prérogative du Pays et il n'a pas son mot à dire et il peut juste donner des conseils au gouvernement comme il le ferait dans tout conflit ou dans toute demande de médiation entre le gouvernement et les syndicats ou le personnel”.
“On poursuit, même si rien ne nous y obligeait”
Comme le président Moetai Brotherson l’a annoncé au syndicat samedi dernier, les documents ont été transmis à l'ensemble des membres du Conseil supérieur de la fonction publique (CSFP) et une convocation leur a également été envoyée. Lors de cette réunion, il sera question de la répartition de l’enveloppe dédiée aux catégories D et également de la réforme des cadres d’emploi.
“On a transmis les tableaux de simulation (…) conformément aux directives de président, entre 10 et 20 pour le 1er échelon avec une dégressivité sur les échelons suivants et un minimum de 250 millions de francs”. “Donc on poursuit, même si rien ne nous y obligeait”, a ajouté la ministre de la Fonction publique.
Elle a rappelé que les cinq points proposés lors du CSFP de décembre dernier étaient “une mesure provisoire. L'idée était de faire profiter tous les agents de catégorie D dans un premier temps avant la refonte du cadre d'emploi de la catégorie D”. Une proposition qui aurait, selon la ministre, “permis de rattraper ce qui a été annoncé suite à la signature du protocole d'accord fin décembre”.
Elle regrette que la Fraap ait compris que “président avait annoncé entre 10 et 20 points pour l'ensemble des catégories D. Ce n’est pas ce que président a dit. C’est bien 10 à 20 points pour les plus faibles salaires”.
“On a transmis les tableaux de simulation (…) conformément aux directives de président, entre 10 et 20 pour le 1er échelon avec une dégressivité sur les échelons suivants et un minimum de 250 millions de francs”. “Donc on poursuit, même si rien ne nous y obligeait”, a ajouté la ministre de la Fonction publique.
Elle a rappelé que les cinq points proposés lors du CSFP de décembre dernier étaient “une mesure provisoire. L'idée était de faire profiter tous les agents de catégorie D dans un premier temps avant la refonte du cadre d'emploi de la catégorie D”. Une proposition qui aurait, selon la ministre, “permis de rattraper ce qui a été annoncé suite à la signature du protocole d'accord fin décembre”.
Elle regrette que la Fraap ait compris que “président avait annoncé entre 10 et 20 points pour l'ensemble des catégories D. Ce n’est pas ce que président a dit. C’est bien 10 à 20 points pour les plus faibles salaires”.
“Ils ne vont toujours pas être contents”
La ministre de la Fonction publique considère que comme les documents leur ont été transmis comme promis, “il ne devrait plus y avoir de problème pour la signature du protocole d'accord”. Sauf que les syndicalistes auraient affirmé au président de l’assemblée, selon la ministre, que “250 millions de francs, ce sont des broutilles”. “Ils ne vont toujours pas être contents”, craint-elle, d’autant plus que le maximum de l’enveloppe, toujours selon la ministre, s’élève à 300 millions de francs. “On a des contraintes budgétaires et il va falloir qu'on cherche des financements car là, ce n'est pas prévu au budget.”
Elle assure que le Pays ne pourra pas aller jusqu’à 524 millions de francs, “ce n’est pas possible”, et avance qu’il y a des “revalorisations de droit” et cela concerne les infirmiers et les assistants sociaux éducatifs qui “travaillent depuis des années sans qu’ils soient rémunérés à leur juste valeur. Tandis que pour les catégories D, il n'y a rien qui nous oblige mais on tient compte de la situation particulière de certains de nos agents.” La ministre de la Fonction publique assure que sa porte est “ouverte” et que “si la Fraap veut nous rencontrer suite à la transmission des documents, on est à leur disposition”.
Contactés, les syndicalistes ont assuré qu’ils étudiaient les documents transmis.
Elle assure que le Pays ne pourra pas aller jusqu’à 524 millions de francs, “ce n’est pas possible”, et avance qu’il y a des “revalorisations de droit” et cela concerne les infirmiers et les assistants sociaux éducatifs qui “travaillent depuis des années sans qu’ils soient rémunérés à leur juste valeur. Tandis que pour les catégories D, il n'y a rien qui nous oblige mais on tient compte de la situation particulière de certains de nos agents.” La ministre de la Fonction publique assure que sa porte est “ouverte” et que “si la Fraap veut nous rencontrer suite à la transmission des documents, on est à leur disposition”.
Contactés, les syndicalistes ont assuré qu’ils étudiaient les documents transmis.