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Nouvelle-Calédonie: enlisement du mouvement des transporteurs de nickel



Nouméa, France | AFP | dimanche 23/08/2015 - Après trois semaines d'actions, le mouvement des transporteurs de nickel en Nouvelle-Calédonie s'enlisait dimanche, après une journée endeuillée par la mort accidentelle d'un automobiliste à un barrage filtrant et à la veille d'une rentrée scolaire perturbée.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de 25 ans a été tué après s'être encastré sous un camion de rouleur qui bloquait une route. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l'accident, et si l'alcool pourrait être en cause, il constitue le premier incident grave en marge de ce conflit entamé le 5 août.

Après un appel au dialogue à la suite de ce drame, resté vain car dimanche aucun des protagonistes n'est venu négocier, la ministre des Outre-mer a changé de ton depuis Paris dans une déclaration dimanche soir à la presse (nuit de dimanche à lundi en Nouvelle-Calédonie) destinée à être diffusée au matin sur le Caillou.

"Cette situation a trop duré", a affirmé George Pau-Langevin. "Je demande au haut commissaire (représentant de l'Etat sur place) de prendre les mesures nécessaires pour que la liberté de circulation soit rétablie", a-t-elle poursuivi.

En effet, le vice-président du syndicat ContrakMine (transporteurs), Wilfrid Maï, avait annoncé que plusieurs sites de brousse ainsi que les accès à Nouméa seraient bloqués lundi à partir de 04H00 du matin (16H00 dimanche à Paris). Déjà, la rentrée scolaire semblait compromise, écoles et internats ayant par précaution indiqué qu'ils resteraient fermés.

Insistant sur les "bases sociales et économiques" du conflit -des mineurs et transporteurs demandent la possibilité d'exporter vers la Chine pour compenser la baisse vers l'Australie, ce que les instances politiques refusent de faire dans l'urgence-, Mme Pau-Langevin a souligné "qu'on n'en sortira pas simplement avec des mesures d'ordre public".

Elle a rappelé que la stratégie minière n'était pas du ressort de l'Etat français mais relevait des compétences de la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre de sa très large autonomie.

La ministre a appelé toutes les parties "à se remettre autour de la table pour trouver une solution de dialogue", "de consensus", voie par laquelle ce territoire est sorti de ses différentes crises.
- "conflit à plusieurs étages" -

"Il appartient aux élus de se demander si le schéma minier et cette politique d'exploitation doivent être confortés ou doivent évoluer. Il est temps que les élus prennent position", a-t-elle ajouté. "Quand il y a une crise dans un pays, il appartient aux élus de se réunir et d'en discuter. Je serais surprise qu'ils estiment qu'ils n'ont pas à le faire", a-t-elle dit.

Reste à voir comment les différents acteurs entendront les conseils venus de Paris. Avant la nuit, le président du gouvernement calédonien, Philippe Germain (Calédonie ensemble, centre droit), estimait révolu le temps de la négociation: "Il doit céder la place au retour à l'ordre public, à l'apaisement et au respect du deuil de la famille" du jeune homme décédé.

Wilfried Maï s'était dit prêt à revenir discuter lundi matin "le plus tôt possible" tout en précisant qu'il n'accepterait pas de nouvelles négociations sans la présence de Daniel Goa, le président de l'Union calédonienne (UC, indépendantiste). Ce dernier n'a pas encore répondu à cette demande de médiation dans ce dossier complexe où il risque son avenir politique.

Les Républicains de Nouvelle-Calédonie ont eux demandé à l'exécutif local d'accorder une autorisation temporaire d'exportation de latérites vers la Chine, comme "seule solution pour retrouver un climat apaisé", selon le parti présidé par le sénateur Pierre Frogier.

La CGPME a pour sa part appelé à manifester lundi devant les grilles du haut commissariat "pour la sauvegarde de l'économie et des entreprises, la libre-circulation des biens et des personnes".

Des pneus ont été brûlés et de la terre a été déposée devant les domiciles du président du gouvernement et du député Philippe Gomes (CE). Ce qui fait dire à un observateur du dossier que le conflit est "à plusieurs étages" et que "la clé de résolution n'est pas qu'économique".

Rédigé par () le Dimanche 23 Août 2015 à 08:32 | Lu 298 fois





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