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Macron monte au front dans la lutte anti-islamiste



Bobigny, France | AFP | mardi 20/10/2020 - En se rendant mardi à Bobigny pour un point sur la lutte contre l'islamisme, Emmanuel Macron entend s'afficher lui-même au front de la "guerre contre les ennemis de la République" décrétée depuis la décapitation d'un professeur.

Vendredi soir, c'est avec une émotion mêlée de colère qu'il promettait solennellement, devant le collège de Conflans-Saint-Honorine dont le professeur venait d'être décapité par un islamiste: "ils ne passeront pas". 

Depuis, le chef de l'Etat a fait de ce dossier sa priorité absolue et compte muscler la loi contre les séparatismes qui doit être présentée le 9 décembre en Conseil des ministres et dont il avait exposé les grandes lignes début octobre aux Mureaux (Yvelines).

"Le discours de Macron aux Mureaux était bien et équilibré, mais maintenant il faut le réarmer. Les Français veulent savoir qu'on va dégager les imams et les associations qui font de la propagande", souligne un membre du gouvernement.

Pour Emmanuel Macron, l'assassinat barbare de Samuel Paty, qui a soulevé une vague d'émotion énorme en France mais aussi à l'international, "est un peu son Charlie Hebdo à lui, il est très en colère", ajoute cette source.

Dès dimanche soir, le président a réuni un Conseil de défense où il a donné son feu vert à une vaste opération policière contre les milieux radicalisés, qui a débouché le lendemain sur des dizaines d'interpellations et de contrôles.

"La peur va changer de camp. Les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays", a-t-il martelé devant ses ministres. 

Lundi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé "34 opérations de police" contre des individus et associations. Elles se poursuivront à raison d'une vingtaine par jour pour "harceler" et "déstabiliser" la mouvance islamiste. Il a aussi affiché sa détermination à dissoudre plusieurs associations et décidé de fermer la mosquée de Pantin, qui a relayé un message contre Samuel Paty.

Mais, alors que la droite dénonce les insuffisances de l'exécutif et que même la gauche hausse le ton face à l'intégrisme islamiste, Emmanuel Macron ne se contente pas de laisser ses ministres les plus vocaux, comme Gérald Darmanin, Marlène Schiappa ou Eric Dupond-Moretti, occuper le devant de la scène.

Sur le terrain

En utilisant un vocabulaire martial et en se rendant ce mardi à la préfecture de Bobigny, il prend lui-même la direction des opérations.

En Seine-Saint-Denis, le chef de l'Etat va ainsi "présider la séance" de la cellule anti-islamisme mise en place en début d'année, la toute première du genre. Ces cellules ont depuis été installées dans 98 départements.

Le gouvernement assure avoir obtenu "des résultats significatifs". Au plan national, depuis février 2018, 356 lieux ont été fermés, dont 12 ce mois-ci. Faisant aussi jouer l'arme des contrôles par les organismes sociaux, l'Etat a aussi obtenu 5,1 millions d'euros de redressement par la Caisse d'allocations familiales et 19,2 millions par l'Urssaf, indique l'Elysée.

La gravité de l'attentat a conduit Emmanuel Macron à reprendre les choses en main, lui qui il y a un mois, lors de l'attaque au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo -- qui n'a pas fait de morts -- avait gardé le silence et laissé le Premier ministre Jean Castex aux manettes.

"Mon rôle n'est pas de me précipiter et de participer à toutes les réactions", avait-il alors plaidé.

Mais s'il montre son investissement sur un sujet qui émeut tout le pays, cette nouvelle urgence chamboule une fois de plus son programme, en particulier le plan de relance, déjà relégué au second plan par le rebond de l'épidémie et l'instauration de couvre-feux.

"Je ne suis même pas sûr que les Français sachent qu'on ait mis 100 milliards sur la table", déplorait récemment un cadre de la majorité, alors que Jean Castex doit se rendre vendredi à Bruxelles pour défendre le plan de relance dans un relatif anonymat.

le Mardi 20 Octobre 2020 à 04:26 | Lu 273 fois





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