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Les pays se replient sur eux-mêmes pour endiguer le nouveau coronavirus



Les Etats-Unis ont instauré vendredi l'état d'urgence.
Les Etats-Unis ont instauré vendredi l'état d'urgence.
Washington, Etats-Unis | AFP | samedi 13/03/2020 - Les Etats-Unis ont instauré vendredi l'état d'urgence tandis que l'Organisation mondiale de la santé déclarait l'Europe nouvel "épicentre" de la pandémie de coronavirus et que de nombreux pays continuaient de se replier sur eux-mêmes en fermant leurs frontières.

Différentes méthodes ont été choisies à travers la planète pour enrayer la propagation d'une épidémie qui a déjà fait plus de 5.300 morts dans le monde et dont le pic est "impossible" à prévoir, a averti l'OMS.
La pandémie a contaminé plus de 141.000 personnes dans plus de 124 pays et territoires.
Dernières mesures en date samedi: l'Uruguay, après ses quatre premiers cas, ferme partiellement ses frontières et impose une quarantaine aux voyageurs de neuf pays. A Rio de Janeiro, au Brésil, les portes resteront closes pendant sept jours dans les écoles et pendant deux semaines dans les théâtres, stades et salles de concert.
La Mauritanie réduit ses liaisons aériennes avec la France, le Gabon limite les visas touristiques, les cinémas nord-américains réduisent la capacité de leurs salles, la Colombie limite les entrées d'étrangers et ferme sa frontière avec le Venezuela, qui a déclaré l'état d'alerte après ses premiers cas et fermé tous ses établissements d'enseignement.
Et la Nouvelle-Zélande a annulé l'hommage national aux victimes de l'attaque il y a un an des mosquées de Christchurch.
Aux Etats-Unis, avec plus de 2.000 cas et au moins 47 morts, le président Donald Trump a déclaré l'état d'urgence au niveau national, permettant à l'Etat fédéral de débloquer jusqu'à 50 milliards de dollars. 
En Europe, nouvel "épicentre" de la maladie selon l'OMS, de nombreux pays et régions fermaient aussi totalement ou partiellement leurs frontières aux étrangers, comme la Pologne et Chypre.
 

- Fermetures en cascade -

 
Le président français Emmanuel Macron a proposé vendredi à l'Union européenne la mise en place de contrôles renforcés aux frontières autour de l'espace Schengen --26 pays européens membres ou non de l'UE-- voire de les fermer dans des zones à risques.
L'Espagne et le Portugal ont décrété l'état d'alerte, ce qui permet la mobilisation de moyens exceptionnels.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez n'a pas exclu que la barre des 10.000 cas soit franchie en Espagne dans la semaine à venir.
Hors UE, l'Ukraine a aussi fermé ses frontières et le Pakistan celles avec l'Iran et l'Afghanistan. La Russie compte diminuer dès lundi ses liaisons aériennes avec l'UE.
Après l'Italie, qui a enregistré 250 décès en 24 heures --un record-- pour un total de 1.266 morts, l'Autriche puis la Bulgarie et la Grèce ont annoncé aussi vendredi la fermeture des commerces non essentiels. En Grèce, seuls les supermarchés, pharmacies, dispensaires et cabinets médicaux resteront ouverts.
"A partir de lundi, nous devons réduire notre vie sociale au minimum", a déclaré le chancelier autrichien Sebastian Kurz.
Comme la France la veille, la Suisse a fermé vendredi les écoles et interdit les rassemblements de plus de 100 personnes. Les élèves restent déjà chez eux en Italie, au Liechtenstein et dans la majorité des régions allemandes.
Capitale de l'Irlande où écoles, crèches, universités et institutions culturelles sont fermées, Dublin avait vendredi des airs de ville fantôme avec des rues désertes.
En France, les élections municipales de dimanche sont maintenues, à la différence du Royaume-Uni où les élections locales de mai ont été reportées d'un an et des Etats-Unis où la Louisiane a reporté les primaires démocrates.
 

- Coup d'arrêt -

 
Les secteurs du tourisme, du sport et de la culture continuent de pâtir de la pandémie: suspension des croisières vers l'étranger aux Etats-Unis, contrôles des paquebots au Canada, suppression de milliers d'emplois chez Air France-KLM et absence de dividendes pour 2019 chez Lufthansa.
Hauts-lieux du tourisme mondial, à Paris, le Musée du Louvre, la Tour Eiffel et le Château de Versailles sont fermés, tout comme les musées et sites archéologiques grecs.
Les championnats de football professionnel sont suspendus en Angleterre, Italie, Espagne, France et désormais Allemagne et les matches de Coupes européennes sont reportés.
Le Tour d'Italie cycliste a été reporté, de même que le Marathon de Londres et le match du Tournoi des VI Nations de rugby Galles-Ecosse.
Le Grand Prix d'Australie de Formule 1, prévu ce week-end à Melbourne, a été annulé, et le parcours de la flamme olympique en Grèce raccourci.
Un haut fonctionnaire européen a évoqué vendredi une récession "très probable" dans la zone euro en 2020. Face au risque de paralysie de leurs économies, plusieurs pays européens, notamment la France et l'Allemagne, ont annoncé des plans de soutien aux entreprises.
Au lendemain d'un krach historique des Bourses, la journée de vendredi a été marquée par un rebond des marchés grâce aux mesures de relance annoncées par les grandes économies mondiales.
Point de départ de l'épidémie, la Chine (3.189 morts) a rapporté samedi seulement onze nouvelles contaminations et treize décès supplémentaires en une journée.
Mais l'épidémie continue à progresser et de premiers cas ont été enregistrés vendredi dans l'Est de l'Afrique (Kenya, Ethiopie, Soudan).
Au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau, "en bonne santé", est à l'isolement pour quatorze jours, après que son épouse a été testée positive jeudi au coronavirus.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé vendredi ne pas être porteur du coronavirus. Donald Trump a affirmé qu'il se ferait probablement tester "prochainement" bien qu'il ne présente "aucun symptôme".

Face au coronavirus, Trump déclare l'état d'urgence

Washington, Etats-Unis | AFP | vendredi 13/03/2020 - Donald Trump a déclaré vendredi l'état d'urgence pour renforcer la lutte contre le nouveau coronavirus qui a contaminé plus de 2.000 personnes et fait 47 morts aux Etats-Unis.

- Des milliards de dollars -

 
Le président républicain a activé une loi de 1988, le "Stafford Act", qui permet à l'Agence américaine de gestion des situations d'urgence (FEMA) d'aider les Etats et les collectivités locales en cas de "catastrophe".
La Fema disposait à la fin février de plus de 42 milliards de dollars de fonds fédéraux, mais Donald Trump a évoqué des fonds pouvant aller "jusqu'à 50 milliards de dollars".
Dans une lettre, des élus démocrates du Congrès lui avaient demandé mercredi d'activer ce dispositif pour financer à hauteur de 75% des tests de dépistage, des équipements médicaux, des structures de soins provisoires... à charge pour les Etats de payer les 25% restants.
Donald Trump avait déjà invoqué cette loi pour faire face à des catastrophes naturelles, notamment pour venir en aide à la Californie ravagée par des incendies ou après des inondations dans le MidWest.
Mais elle n'a servi qu'une fois pour lutter contre une épidémie: en 2000, le président démocrate Bill Clinton s'en était servi pour faire face à l'explosion de cas de contamination au virus du Nil occidental dans le New Jersey et à New York. Les fonds fédéraux avaient financé des mesures d'éradication des moustiques.
 

- Plus de "flexibilité" -

 
Donald Trump a également eu recours à une autre loi votée en 1976, le "National Emergencies Act".
Celle-ci autorise le président des Etats-Unis à invoquer des pouvoirs extraordinaires prévus dans d'autres textes à condition de préciser lesquels. Par simple décret, la Maison Blanche peut ainsi mobiliser la garde nationale ou réquisitionner des biens. 
Cette loi avait servi après les attentats du 11 septembre 2001 pour renforcer les pouvoirs de l'armée. Invoquant une "urgence migratoire", Donald Trump l'avait activée en février 2019 pour contourner le refus du Congrès de financer un mur à la frontière avec le Mexique.
Cette fois, il s'en sert pour étendre les pouvoirs du ministre de la Santé afin qu'il assouplisse le cadre réglementaire pour donner "le maximum de flexibilité" aux hôpitaux (sur le nombre de lits, la durée des séjours, etc) et améliorer la couverture des malades.
Comme le Stafford Act, cette loi n'a servi qu'une fois pour un problème de santé publique: en 2009, le démocrate Barack Obama l'avait invoquée lors de l'épidémie de grippe H1N1 pour lever certaines dispositions du secret médical, ce qui avait permis aux hôpitaux de réagir plus rapidement.
 

- Les autres dispositifs d'urgence -

 
A la fin janvier, le ministère de la Santé avait déclaré que le coronavirus représentait une "urgence de santé publique" en vertu d'une loi de 1944 qui permet au gouvernement fédéral de prendre des mesures pour endiguer la propagation de maladies.
Cette déclaration a permis d'interdire aux voyageurs en provenance de Chine, d'Iran et désormais d'une bonne partie de l'Europe, d'entrer sur le sol américain, et de placer en quarantaine certaines personnes infectées à leur retour de l'étranger.
Plusieurs Etats (Californie, Ohio, Virginie...) et villes (New York, Washington, Dallas...) ont également décrété l'état d'urgence sur leur territoire, ce qui leur permet d'interdire les rassemblements ou de fermer les écoles par exemple.

le Vendredi 13 Mars 2020 à 21:14 | Lu 209 fois





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