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Les enfants nés de mères obèses risquent de mourir prématurément à l'âge adulte


Les enfants nés de mères obèses risquent de mourir prématurément à l'âge adulte
PARIS, 13 août 2013 (AFP) - Les enfants nés de mères obèses ont un risque accru de 35% de mourir prématurément à l'âge adulte, selon une étude publiée mercredi dans le British Medical Journal (BMJ) qui met en garde contre l'épidémie croissante d'obésité.

Les chercheurs, en Ecosse, ont pris en compte 37.709 enfants nés à terme de 28.540 femmes de 1950 à 1976. Lors de l'étude ces enfants étaient âgés de 34 à 61 ans et parmi eux 6.551 étaient morts prématurément, de toutes causes. Au moment où elles ont accouché, 21% des mères étaient en surpoids (IMC - indice de masse corporelle compris entre 25 et 29,9) et 4% étaient obèses (IMC égal ou supérieur à 30). Selon les chercheurs, le risque de mort prématurée est de 35% plus élevé parmi les adultes nés de mères obèses et de 11% pour ceux dont la mère était en surpoids, par comparaison avec ceux dont la mère était de poids normal.

Ils ont également relevé un risque accru de 42% d'être hospitalisé pour des problèmes cardiovasculaires (angine de poitrine, infarctus du myocarde, attaque cérébrale...) chez les adultes nés de mères obèses.

"Des stratégies d'intervention pour optimiser le poids avant la grossesse doivent être établies d'urgence", écrivent les auteurs, étant donné que près d'une femme enceinte sur cinq au Royaume-Uni est actuellement obèse.

Aux Etats-Unis, environ 64% des femmes en âge de procréer sont en surpoids, dont 35% sont obèses, ajoutent-ils en évoquant une tendance similaire en Europe.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 1,4 milliard de personnes de 20 ans et plus étaient en surpoids en 2008, parmi lesquelles plus de 200 millions d'hommes et près 300 millions de femmes étaient obèses. A l'échelle mondiale, le nombre de cas d'obésité a doublé depuis 1980.

De manière inquiétante, dans l'étude, la proportion des femmes obèses à l'accouchement n'était que de 4%, bien moins que les taux actuels, souligne le Pr Rebecca Reynolds, premier auteur de l'étude. BC/pcm/DS

Rédigé par () le Mardi 13 Août 2013 à 14:14 | Lu 321 fois