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Les doctoriales : la pointe de la recherche universitaire présentée au public



C'est la huitième édition des Doctoriales, elles auront lieu de lundi à mercredi prochains dès 9h en amphi A3. (sur la photo, Oihana Latchere, Eric Conte, Alban Gabillon, Heitiare Tribondeau, KamakeaBalderanis et Xavier Talarmain
C'est la huitième édition des Doctoriales, elles auront lieu de lundi à mercredi prochains dès 9h en amphi A3. (sur la photo, Oihana Latchere, Eric Conte, Alban Gabillon, Heitiare Tribondeau, KamakeaBalderanis et Xavier Talarmain
PAPEETE, le 4 mai 2016 - La semaine prochaine, de lundi à mercredi, l'Université de la Polynésie française va vibrer au rythme des Doctoriales. 38 thésards vont présenter, de façon vulgarisée, leurs recherches au grand public. Tous les domaines sont concernés, biologie, mathématiques, physique, sociologie, droit, archéologie, anthropologie, économie, science politique… Rendez-vous dès le lundi 9 mai à 8h30 à l'Amphi A3.

Cette année, l'Université de la Polynésie française (UPF) organise la huitième édition de ses Doctoriales, un rendez-vous désormais incontournable de la vie académique en Polynésie. Pendant trois jours, les doctorants vont présenter leurs travaux au grand public, avec pour consigne d'être aussi pédagogique que possible afin de mettre leurs recherches de pointe à notre portée. "On demande aux étudiants de vulgariser, mais c'est vrai que, parfois, même le jury ne comprend pas toutes présentations, ça dépend du sujet et de la qualité de l'orateur. Mais tout le monde devrait pouvoir en tirer une bonne idée de ce qu'il se passe à l'Université" explique Éric Conte, président de l'UPF.

Au programme, 38 doctorants, dont deux venus de l'Université de Nouvelle-Calédonie, qui aborderont une vaste variété de sujets. Par exemple la première présentation est intitulée "Influence de paramètres environnementaux sur les processus de minéralisation des perles de culture produites par l’huître perlière Pinctada margaritifera" (voir interview), alors que la dernière portera sur "Traditions Ma’ohi (autochtones) et culture catholique aux îles de la Société de Polynésie". Entre temps, on nous aura parlé développement économique, droit de l'environnement ou droit constitutionnel, énergies renouvelables, éco-construction, formation des tourbillons aux Marquises, management du Tahiti Mahana Beach, de la souveraineté dans le Pacifique sud…

"Pour nous, c'est l'occasion de mettre en évidence notre École doctorale du Pacifique, que nous avons en commun avec Nouméa, la diversité de nos thèses et le dynamisme de la recherche en Polynésie" résume le président de l'UPF. Le directeur de cette École doctorale, Alban Gabillon, précise que c'est aussi un très bon exercice pour ses thésards, qui peuvent ainsi "s'entrainer aux présentations, car ils vont devoir en faire souvent, pour obtenir des crédits, pour présenter leurs résultats aux conférences internationales, pour leurs post-docs et jusqu'à obtenir leurs postes."

370 000 FCFP DE PRIX

Selon le niveau d'avancement des thèses, le format sera différent. Ainsi, les premières années, qui posent encore les bases de leurs recherches, se limiteront à un poster et une présentation de 5 minutes. À partir de la deuxième année par contre, il y aura 20 minutes de présentation, suivis de 10 minutes de questions réponses avec le public.

La participation est obligatoire pour les doctorants, mais elle ne sera pas forcément à fonds perdus. Trois sponsors offrent ainsi des prix aux meilleurs d'entre eux :
- 200 000 Fcfp de premier prix pour la meilleure présentation orale, offerts par Engie ;
- 100 000 Fcfp pour la thèse offrant la meilleure perspective de valorisation économique ou culturelle, offerts par Tahiti Faahotu ;
- 70 000 Fcfp pour le meilleur poster, offerts par Robert Wan.

Le programme est disponible en entier sur le site www.upf.pf.



Oihana Latchere, doctorante en biologie marine : "il semblerait qu'une température faible de l'eau favoriserait une meilleure qualité du lustre des perles"
"Alors je travaille sur l'influence de paramètres environnementaux sur la minéralisation des perles de culture qui sont produites par l'huitre perlière Pinctada margaritifera. C'est très intéressant, personnellement je travaille plus particulièrement sur l'influence de la température de l'eau et de la nourriture, et on a de premiers éléments de réponse.

En fait, la perle fait suite à une greffe : on insère un petit morceau de manteau venant d'une huitre donneuse dans une huitre receveuse. Le manteau minéralise la coquille au départ. On y ajoute aussi une petite bille de bicarbonate de calcium, qu'on appelle un nucléus, qui sert de support à la perle, et la minéralisation est le processus création de la perle.

Donc on ne peut pas dire directement quelle serait la température idéale pour faire de belles perles, mais visiblement la température a une influence, sur le lustre par exemple. Dans mes expériences je teste deux températures, une faible et une élevée, et dans la température faible il semblerait que la qualité du lustre est meilleure. Mais maintenant je ne peux pas donner de conseils "il faut mettre vos nacres à telle température pour avoir de belles perles." On travaille aussi sur les formes et les défauts, qui dépendent des premiers évènements de minéralisation. Mais là, les résultats sont en cours d'analyse…"



Xavier Talarmain, doctorant en génie civil et génie environnemental : "L'idée c'est de trouver des solutions concrètes pour les économies d'énergie et l'éco-conception des fare"
"Je travaille sur les économies d'énergies et l'éco-conception des bâtiments en Polynésie. J'ai démarré fin janvier. L'idée est de développer les méthodologies, les outils en fait, spécifiques et nécessaires aux acteurs de la région. Par exemple il y a la climatisation, et donc l'intérêt de développer la ventilation naturelle. Il faut donc avoir une bonne conception éco-climatique à la base, avoir une bonne isolation des toits, s'axer sur les vents dominants… Notre laboratoire travaille aussi sur ces parties météorologiques. Moi j'interviens sur l'éco-conception, donc la modélisation et le développement de solutions. On se rend compte qu'il n'y a pas vraiment de meilleurs matériaux, ce sera vraiment une approche projet par projet.

L'idée pour moi c'est vraiment de trouver, avec mes recherches, des solutions concrètes, de replacer l'usager au sein du projet. Il faut que le fare soit confortable, et donc éviter la climatisation autant que possible. Il y a aussi d'autres aspects, types éco-matériaux, matériaux locaux, autant d'axes de travail. Et je pense que la culture polynésienne a une vrai culture de l'éco-conception : les matériaux coûtent chers et les gens ont l'habitude de construire, au moins en partie, leurs fare eux-mêmes."


Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mercredi 4 Mai 2016 à 17:14 | Lu 2664 fois





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