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Législatives: tentative d'unité au sein de la droite de Nouvelle-Calédonie



Philippe Gomès (UDI), chef du parti de centre droit, Calédonie Ensemble.
Philippe Gomès (UDI), chef du parti de centre droit, Calédonie Ensemble.
Nouméa, France | AFP | jeudi 14/06/2017 - Les dirigeants de la droite non indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, qui habituellement se déchirent, ont fait jeudi une déclaration commune pour s'opposer aux "dérives" de certains des leurs et tenter de s'unir face à "l'enjeu" du référendum d'autodétermination en 2018.
Cette déclaration intervient après qu'Harold Martin, candidat LR dissident battu au premier tour dans la seconde circonscription, a exprimé sa "préférence" pour l'indépendantiste Louis Mapou face au député sortant, Philippe Gomès (UDI), chef du parti de centre droit, Calédonie Ensemble.
"C'est un élément qui nous incite au sursaut, (...) la famille loyaliste va finir par s'autodétruire", a déclaré à la presse Gaël Yanno, leader d'une formation minoritaire.
Quatre partis, dont les deux poids lourds de la droite - le Rassemblement-LR du sénateur Pierre Frogier et Calédonie Ensemble (CE) - adhèrent à cette déclaration intitulée "Pour une Nouvelle-Calédonie dans la France et dans la paix".
Sans aller jusqu'à l'écrire, ses signataires ont apporté leur soutien pour dimanche à Philippe Gomès et, dans la première circonscription, à Philippe Dunoyer (CE) au détriment de la candidate LR dissidente Sonia Backès, proche d'Harold Martin.
Mme Backès et M. Martin, en conflit ouvert avec Philippe Gomès, incarnent une frange droitière des Républicains. La représentante du FN local, désavouée par Marine Le Pen, a elle aussi indiqué qu'elle "voterait blanc" et pas pour M.Gomès.
"L'extrême abstention" de dimanche dernier, presque 2 Calédoniens sur 3 n'ont pas voté", et "l'enjeu" que représente le référendum d'autodétermination de 2018, au terme du processus de décolonisation de l'accord de Nouméa (1998), motivent également cette unité.
"Il faut se concentrer sur la préparation d'un avenir dans la France plutôt qu'à une lutte fratricide entre non indépendantistes", lit-on dans cette déclaration, qui prône "une concertation constructive et un dialogue approfondi avec les indépendantistes".
Les responsables de la droite ont aussi justifié leur démarche par "le bouleversement du paysage politique national" consécutif à la vague En Marche.
"Dimanche, il n'y aura plus aucun député à l'Assemblée nationale, qui aura accompagné la Nouvelle-Calédonie au cours des 30 dernières années. Il nous faut être une vraie force politique capable de porter un projet commun à Paris", a déclaré Pierre Frogier.
Interrogée sur la radio RRB, Sonia Backès a qualifié cette alliance de "tambouille politique, pour se répartir des postes" et de "mépris pour les électeurs".

le Jeudi 15 Juin 2017 à 04:13 | Lu 461 fois




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