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Législatives salomonaises : le PM sortant perd son siège de député



HONIARA, vendredi 21 novembre 2014 (Flash d’Océanie) – Gordon Darcy Lilo, Premier ministre sortant au pouvoir depuis trois ans aux îles Salomon, ne pourra pas être reconduit à ce poste, après avoir perdu dans sa circonscription de Gizo (Nord de l’archipel), a annoncé vendredi le bureau des élections de cet archipel mélanésien.
Les autorités électorales, après la tenue des élections mercredi 19 novembre 2014, ont commencé vendredi à annoncer les premières tendances, ainsi que les premiers résultats définitifs.
L’une des circonscriptions concernées est celle de M. Darcy Lilo, Gizo/Kolombangara, où, selon les annonces officielles, le siège de M. Lilo a été repris par un jeune candidat, enseignant de formation, Jimson Fiau Tanangada, pour le compte du United Democratic Party (parti démocratique unifié).
Ce dernier, professeur des collèges, avait axé toute sa campagne sur lé nécessité de « changement ».
Cette annonce, confirmée par le Gouverneur Général des Îles Salomon, a créé une énorme surprise au sein de la majorité sortante.
Elle a été assortie de la déclaration des résultats pour cinq autres circonscriptions.
Dans ce groupe, un autre vétéran de la politique locale, Job Dudley Tausinga, a lui aussi été évincé par un nouveau venu, John Dean Kuku.
Pour ces élections, plus de quatre cent candidats représentant une douzaine de partis politiques briguent les 50 sièges de l’Assemblée.

Gordon Darcy Lilo, dont le premier mandat électif remonte à 2001, était devenu Premier ministre mi-novembre 2011, à la suite du vote d’une motion de censure à l’encontre de son prédécesseur.
Lors de la dernière session parlementaire, juste avant la dissolution de la chambre, préconditions nécessaire à la tenue des élections, le dernier texte adopté par les députés de la précédente législature était relatif à la retraite et aux avantages des anciens Premiers ministres, note vendredi le quotidien Solomon Star.
Ce texte, qui a désormais force de loi, accorde à tout ancien chef de gouvernement depuis l’indépendance de l’archipel (en juillet 1978) une pension équivalente à soixante pour cent du salaire actuel du titulaire de ce poste.


Mercredi 19 novembre 2014, près de 290.000 électeurs se sont rendus aux urnes dans le cadre de la tenue des élections législatives censées renouveler le Parlement et le gouvernement de cet archipel mélanésien, confronté ces dernières années à de graves crises politiques, suivies d’une tentative de reconstruction avec l’aide de la communauté régionale et internationale.
Objectif de ce scrutin : renouveler les 50 sièges du Parlement de l’archipel, au cours d’un exercice particulièrement difficile, étant donné l’isolement de certaines îles.
À l’issue de cette journée de vote, qui s’est déroulé dans une ambiance calme, aucun incident notable n’a été signalé.

Une équipe d’observateurs internationaux et régionaux, y compris du Commonwealth (sous l’égide de l’ancien Premier ministre papou Sir Mekere Morauta), avec une forte représentation australienne, est également sur place pour examiner le bon déroulement des opérations dans les bureaux de vote et leurs abords.
Par ailleurs, un important dispositif de sécurité a été mis en place, avec notamment un appui de l’armée australienne, afin de faire en sorte que les violences qui ont caractérisé les précédentes élections ne se reproduisent pas.

Pour ces élections, les autorités ont choisi d’introduire une nouveauté technologique s’appuyant sur la biométrie.
L’objectif est de lutter contre les fraudes et irrégularités électorales, parmi lesquelles, jusqu’ici, un nombre impressionnant d’électeurs fantômes ou de votes effectués plusieurs fois pour la même personne.
Mi-novembre 2014, le quotidien Solomon Star faisait état d’une étrange découverte : un sac à dos retrouvé dans les fourrés, non loin du chef-lieu d’une province salomonaise, Auki, et bourré de cartes d’électeurs, soigneusement rangées dans des sacs plastique.

Les îles Salomon ont connu, entre 1998 et 2003, un quasi-effondrement des institutions et un coup d’État, qui a nécessité l’intervention d’une importante force militaro-policière, la RAMSI, essentiellement composée de policiers et soldats australiens, néo-zélandais et, dans une moindre mesure, de citoyens des États insulaires voisins, tous membres du Forum des Îles du Pacifique (FIP).
Après une rapide phase de stabilisation et le rétablissement de l’ordre public, la RAMSI, au cours des dix années suivantes, s’est essentiellement concentrée sur des actions de coopération visant à remettre en état de fonctionnement les services essentiels de l’État (éducation, santé, administration, finances).
Cette force multinationale est, depuis 2013, officiellement en phase de « transition », avant un plein retrait.


pad

Rédigé par PAD le Vendredi 21 Novembre 2014 à 05:19 | Lu 254 fois




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