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La primaire PS, du "Hollande bashing" à l'affrontement des gauches?



François Hollande sous la pluie lors de son investiture © AFP / FRED DUFOUR
François Hollande sous la pluie lors de son investiture © AFP / FRED DUFOUR
Paris, France | AFP | vendredi 02/12/2016 - Après le renoncement du chef de l'Etat, la primaire initiée par le PS, qui risquait de se résumer à un "référendum anti-Hollande", s'oriente vers un affrontement idéologique entre plusieurs gauches, avec l'espoir de les rassembler avant la présidentielle.

Dans son intervention télévisée jeudi, le président n'a quasiment rien renié de son bilan. Mais il a semblé prendre acte des doutes qui se sont élevés, parmi ses proches comme au gouvernement, sur sa capacité personnelle à le porter, tant son image est abîmée, particulièrement depuis la parution du livre "Un président ne devrait pas dire ça...".

"Aujourd'hui je suis conscient de ce que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle", a dit François Hollande pour expliquer sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat en 2017.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a salué dans un communiqué la décision du président: "Dégagé du +Hollande bashing+, le bilan va apparaître pour ce qu’il est: c’est un bon bilan (...) La décision du président de la République inspire le respect et nous oblige: j’appelle à se rassembler, à réfléchir ensemble et à mener le vrai combat face au bloc réactionnaire".

Avec cette mise à l'écart volontaire, certains socialistes espèrent que la primaire des 22 et 29 janvier initiée par le PS prenne enfin toute sa place dans le paysage politique.

"Le risque existait que la primaire se transforme en référendum pour ou contre François Hollande, et désormais ce sera bien des options politiques qui débattront au sein de cette primaire", a fait valoir à l'AFP Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et la Recherche.

"Ce qui change (avec ce renoncement), c'est qu'on n'est plus dans la clôture du bilan, on est déjà dans la réflexion sur +quelle gauche pour l'avenir+", a analysé auprès de l'AFP la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, possible candidate à la primaire.

- Le 'sacrifice' du président -

La décision de M. Hollande, "hautement respectable", "permet à la gauche maintenant de préparer son avenir, de se tourner vers le futur", et "d'engager la question des projets pour le pays dans une situation où les menaces, les incertitudes qui pèsent sur le monde ont changé", a jugé Arnaud Montebourg sur France Inter.

Les primaires "vont permettre, enfin, une clarification de notre projet politique entre une ligne sociale-libérale qui est celle de Manuel Valls, qui a été un mauvais génie pour François Hollande, et une ligne sociale-démocrate républicaine de gauche incarnée par Arnaud Montebourg", s'est félicité l'un des soutiens de l'ancien ministre du Redressement productif, Yann Galut.

Une clarification qui n'empêchera pas le 29 janvier la réconciliation, selon M. Montebourg.

"Nous sommes dans la même primaire (avec M. Valls, NDLR)", a expliqué l'ex-ministre, anticipant la décision du Premier ministre. "C'est donc que nous jugeons que nous pouvons nous confronter sans nous détruire. Sans nous affronter. D'ailleurs ce sera la logique dans laquelle se trouveront tous les candidats de la gauche à la fin de la primaire (...) parce que nous avons le devoir de nous unir", a-t-il dit.

Autre conséquence possible du "sacrifice" de M. Hollande: beaucoup espèrent qu'il pousse l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron et le leader de la "France insoumise" Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire.

"Qu'Emmanuel rentre dans le débat de la primaire de gauche. Tous ceux qui n'iront pas à la primaire de la gauche ne seront pas à la hauteur du sacrifice du président et donneront un tapis rouge à Marine Le Pen et François Fillon", a souligné la députée PS Karine Berger sur RTL.

La sénatrice Frédérique Espagnac, comme la veille le président, a appelé à un "sursaut" du PS et de "toute la gauche".

Une primaire réussie, avec plusieurs millions d'électeurs, mettrait la pression sur MM. Macron et Mélenchon, et à défaut de convaincre ces derniers de rentrer dans le rang, pourrait pousser leurs électeurs à soutenir le candidat légitime du PS au premier tour de la présidentielle, espère la rue de Solférino.

A contrario, certains craignent que ce renoncement n'ouvre la "boîte de Pandore" des candidatures. Les noms de Christiane Taubira ou Marisol Touraine sont cités.

sl/mat-chr/mm


Rédigé par AFP le Vendredi 2 Décembre 2016 à 16:48 | Lu 394 fois




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