
L’AML s’inscrit ainsi dans une démarche de modernisation des services d’urgence en Polynésie française. Elle permet de géolocaliser très précisément une personne appelant un numéro d'urgence, comme le SAMU.
Tahiti, le 17 janvier 2025 – Depuis le début de l'année, la technologie Advanced Mobile Location (AML) est utilisée sur le territoire, pour optimiser les opérations de secours. Ce système, déployé conjointement par le Pays et l'Etat, permet de localiser avec une précision de quelques mètres les victimes appelant un numéro d’urgence, grâce à leurs coordonnées GPS. Une avancée majeure pour la sécurité sur terre et en mer.
Le Fenua dispose, depuis le 1er janvier, d’un nouvel outil pour les opérations de secours : la technologie Advanced Mobile Location (AML). Fruit d’une collaboration étroite entre l’État, le Pays, les communes et les opérateurs téléphoniques, cette innovation promet de transformer la gestion des urgences, tant sur terre que sur mer. Déployé sous l’impulsion de la Direction de la Protection Civile (DPC) du haut-commissariat, l’AML ouvre la voie à une prise en charge plus rapide et plus efficace des victimes.
Ce système, déjà éprouvé en métropole, permet de localiser avec une grande précision les personnes en détresse. Lorsqu’un numéro d’urgence est contacté (15, 18 ou 16), un SMS automatique contenant les coordonnées GPS de l’appelant est envoyé aux équipes de secours. Actuellement compatible avec les smartphones Android, l’AML sera opérationnel sur les appareils Apple à partir de mars 2025.
Un outil au service des secours
La mise en œuvre de l’AML bénéficie directement aux équipes du Centre de Traitement des Appels (CTA), au Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) et au centre de coordination de sauvetage aéro-maritime (JRCC Tahiti). Grâce à une localisation quasi instantanée, , l’AML permet notamment, d’accélérer les interventions en réduisant considérablement les délais de localisation, d’améliorer la sécurité des opérations en diminuant les risques liés aux recherches mais aussi d'adapter les moyens mobilisés, limitant ainsi les coûts des interventions souvent complexes.
"Lorsqu’un appel arrive, nous demandons qui, pourquoi et où. Si les deux premiers points peuvent être expliqués par l’appelant, le "où" reste souvent problématique. Chaque minute perdue à localiser une adresse ou un lieu peut coûter une vie. Avec l’AML, nous avons désormais un point GPS très précis, sans qu’aucune manipulation ne soit nécessaire de la part de l’appelant. Depuis sa mise en service, nous l’utilisons presque quotidiennement", explique Bertrand Remaudière, chef du service du SAMU.
Déjà des exemples concrets d’efficacité
Les bénéfices de l’AML se font déjà sentir sur le terrain. Récemment, deux randonneuses égarées sur le mont Aorai ont été retrouvées en moins d’une heure grâce à l’AML, évitant une longue nuit d’angoisse en pleine montagne. Dans d’autres circonstances, sans cette technologie, l’opération aurait nécessité un quadrillage aérien coûteux ou plusieurs heures de marche des équipes de secours, avec des risques accrus pour les victimes et les sauveteurs. Dans une autre situation, un petit marara sur le point de couler a pu être localisé précisément sur le lagon grâce à l’AML.
"L’appelant ignorait sa position exacte, mais l’AML nous a permis de la déterminer rapidement, et d’envoyer les secours rapidement", raconte Alex Génicot, directeur du JRCC Tahiti. "Près de 37 % de nos opérations débutent par un appel téléphonique. Pouvoir localiser les personnes rapidement est donc un atout majeur". Cependant, le directeur du JRCC a tenu à rappeler que cette technologie ne remplace pas les équipements de sécurité obligatoires à bord des navires. "L’AML est un complément, elle ne doit pas remplacer le reste".
Un financement partagé pour une cause commune
L’État et la Polynésie française ont donc conjointement financé ce dispositif. Tandis que l’État a pris en charge l’équipement du JRCC, le Pays a financé celui du SAMU, en partenariat avec les quatre communes affiliées au CTA (Arue, Pirae, Hitia’a et Punaauia).
"Lorsque l’on nous a proposé cet outil capable de localiser une personne dans un quartier, une vallée ou en mer, ce qui est parfois très compliqué, on a décidé de financer aussi cet outil", affirme Cédric Mercadal, le ministre de la Santé. "Cet outil sera opérationnel sur l’ensemble du territoire et sera pérenne dans le temps, maintenant que la technologie est en place"
L’AML s’inscrit ainsi dans une démarche de modernisation des services d’urgence en Polynésie française. À travers ce partenariat entre institutions publiques et opérateurs privés, le Fenua dispose désormais d’une technologie à la pointe, capable de répondre aux situations d'urgences.
Le Fenua dispose, depuis le 1er janvier, d’un nouvel outil pour les opérations de secours : la technologie Advanced Mobile Location (AML). Fruit d’une collaboration étroite entre l’État, le Pays, les communes et les opérateurs téléphoniques, cette innovation promet de transformer la gestion des urgences, tant sur terre que sur mer. Déployé sous l’impulsion de la Direction de la Protection Civile (DPC) du haut-commissariat, l’AML ouvre la voie à une prise en charge plus rapide et plus efficace des victimes.
Ce système, déjà éprouvé en métropole, permet de localiser avec une grande précision les personnes en détresse. Lorsqu’un numéro d’urgence est contacté (15, 18 ou 16), un SMS automatique contenant les coordonnées GPS de l’appelant est envoyé aux équipes de secours. Actuellement compatible avec les smartphones Android, l’AML sera opérationnel sur les appareils Apple à partir de mars 2025.
Un outil au service des secours
La mise en œuvre de l’AML bénéficie directement aux équipes du Centre de Traitement des Appels (CTA), au Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) et au centre de coordination de sauvetage aéro-maritime (JRCC Tahiti). Grâce à une localisation quasi instantanée, , l’AML permet notamment, d’accélérer les interventions en réduisant considérablement les délais de localisation, d’améliorer la sécurité des opérations en diminuant les risques liés aux recherches mais aussi d'adapter les moyens mobilisés, limitant ainsi les coûts des interventions souvent complexes.
"Lorsqu’un appel arrive, nous demandons qui, pourquoi et où. Si les deux premiers points peuvent être expliqués par l’appelant, le "où" reste souvent problématique. Chaque minute perdue à localiser une adresse ou un lieu peut coûter une vie. Avec l’AML, nous avons désormais un point GPS très précis, sans qu’aucune manipulation ne soit nécessaire de la part de l’appelant. Depuis sa mise en service, nous l’utilisons presque quotidiennement", explique Bertrand Remaudière, chef du service du SAMU.
Déjà des exemples concrets d’efficacité
Les bénéfices de l’AML se font déjà sentir sur le terrain. Récemment, deux randonneuses égarées sur le mont Aorai ont été retrouvées en moins d’une heure grâce à l’AML, évitant une longue nuit d’angoisse en pleine montagne. Dans d’autres circonstances, sans cette technologie, l’opération aurait nécessité un quadrillage aérien coûteux ou plusieurs heures de marche des équipes de secours, avec des risques accrus pour les victimes et les sauveteurs. Dans une autre situation, un petit marara sur le point de couler a pu être localisé précisément sur le lagon grâce à l’AML.
"L’appelant ignorait sa position exacte, mais l’AML nous a permis de la déterminer rapidement, et d’envoyer les secours rapidement", raconte Alex Génicot, directeur du JRCC Tahiti. "Près de 37 % de nos opérations débutent par un appel téléphonique. Pouvoir localiser les personnes rapidement est donc un atout majeur". Cependant, le directeur du JRCC a tenu à rappeler que cette technologie ne remplace pas les équipements de sécurité obligatoires à bord des navires. "L’AML est un complément, elle ne doit pas remplacer le reste".
Un financement partagé pour une cause commune
L’État et la Polynésie française ont donc conjointement financé ce dispositif. Tandis que l’État a pris en charge l’équipement du JRCC, le Pays a financé celui du SAMU, en partenariat avec les quatre communes affiliées au CTA (Arue, Pirae, Hitia’a et Punaauia).
"Lorsque l’on nous a proposé cet outil capable de localiser une personne dans un quartier, une vallée ou en mer, ce qui est parfois très compliqué, on a décidé de financer aussi cet outil", affirme Cédric Mercadal, le ministre de la Santé. "Cet outil sera opérationnel sur l’ensemble du territoire et sera pérenne dans le temps, maintenant que la technologie est en place"
L’AML s’inscrit ainsi dans une démarche de modernisation des services d’urgence en Polynésie française. À travers ce partenariat entre institutions publiques et opérateurs privés, le Fenua dispose désormais d’une technologie à la pointe, capable de répondre aux situations d'urgences.