Tahiti, le 13 juillet 2025 – La Fraap a de nouveau déposé un préavis de grève pour obliger notamment le Pays à revenir autour de la table des négociations. Aucune rencontre n’a eu lieu ce week-end et si aucun accord n’est trouvé, le mouvement de grève prendra effet dans la nuit de mercredi à jeudi.
La Fédération de rassemblement des agents de l’administration publique (Fraap) a finalement décidé de redéposer un préavis de grève vendredi. Rappe3lons que c’est le quatrième préavis de grève déposé depuis le début de ce conflit qui a débuté le 6 décembre dernier avec plusieurs revendications dont la revalorisation indiciaire passant ainsi de 1 060 à 1 500 francs. En janvier dernier, un second préavis a été déposé puis la Fraap a décidé de suspendre le mouvement pendant près de six mois. Le syndicat a ensuite repris le mouvement en juin dernier, mais le juge des référés l’a jugé “illicite” et a enjoint la Fraap à lever le mouvement sous peine d’amende d’un million de francs par jour.
Suite à cette décision, le syndicat a déposé un troisième préavis de grève puis l’a re-suspendu au bout de quelques jours après avoir “rencontré et entendu” les professionnels économiques du tourisme. Les responsables du syndicat ont ensuite saisi la direction du travail qui leur a “confirmé” par écrit que la commission territoriale de conciliation les fonctionnaires “ne s'applique pas aux fonctionnaires de la fonction publique, c’est seulement pour les salariés du privé”. Le secrétaire général délégué de la Fraap, Gérard Barff, assure que cet élément “nous servira pour l'appel” de la décision en référé.
Le président du Pays n’avait toujours pas cédé à leur unique demande, à savoir la revalorisation du point indiciaire. Une demande qui a d’ailleurs évolué depuis décembre dernier et qui est aujourd’hui “dans une fourchette de 1 200 à 1 400 francs”.
Moetai Brotherson avait alors proposé aux fonctionnaires qui ont du mal à finir les fins de mois de venir rencontrer les ministres du Travail et des Solidarités, soit Vannina Crolas et Minarii Galenon, le troisième vendredi de chaque mois, pour leur faire part des difficultés qu’ils rencontrent. Une proposition qui a heurté les syndicalistes qui l’ont considérée comme étant une “mendicité”.
La Fédération de rassemblement des agents de l’administration publique (Fraap) a finalement décidé de redéposer un préavis de grève vendredi. Rappe3lons que c’est le quatrième préavis de grève déposé depuis le début de ce conflit qui a débuté le 6 décembre dernier avec plusieurs revendications dont la revalorisation indiciaire passant ainsi de 1 060 à 1 500 francs. En janvier dernier, un second préavis a été déposé puis la Fraap a décidé de suspendre le mouvement pendant près de six mois. Le syndicat a ensuite repris le mouvement en juin dernier, mais le juge des référés l’a jugé “illicite” et a enjoint la Fraap à lever le mouvement sous peine d’amende d’un million de francs par jour.
Suite à cette décision, le syndicat a déposé un troisième préavis de grève puis l’a re-suspendu au bout de quelques jours après avoir “rencontré et entendu” les professionnels économiques du tourisme. Les responsables du syndicat ont ensuite saisi la direction du travail qui leur a “confirmé” par écrit que la commission territoriale de conciliation les fonctionnaires “ne s'applique pas aux fonctionnaires de la fonction publique, c’est seulement pour les salariés du privé”. Le secrétaire général délégué de la Fraap, Gérard Barff, assure que cet élément “nous servira pour l'appel” de la décision en référé.
Le président du Pays n’avait toujours pas cédé à leur unique demande, à savoir la revalorisation du point indiciaire. Une demande qui a d’ailleurs évolué depuis décembre dernier et qui est aujourd’hui “dans une fourchette de 1 200 à 1 400 francs”.
Moetai Brotherson avait alors proposé aux fonctionnaires qui ont du mal à finir les fins de mois de venir rencontrer les ministres du Travail et des Solidarités, soit Vannina Crolas et Minarii Galenon, le troisième vendredi de chaque mois, pour leur faire part des difficultés qu’ils rencontrent. Une proposition qui a heurté les syndicalistes qui l’ont considérée comme étant une “mendicité”.
“On a respecté la décision judiciaire”
Vendredi dernier, les responsables de la Fraap ont, au travers d’une conférence de presse, annoncé finalement le dépôt d’un nouveau préavis de grève : “On a respecté la décision judiciaire (...) on a levé la grève. On a redéposé un préavis de grève”, déclare le secrétaire général délégué, Gérard Barff. Dans un courrier envoyé au Pays, le syndicat indique la “levée du préavis de grève du mercredi 2 juillet et l'annulation de la suspension de grève du mercredi 9 juillet 2025”. Et précise dans le même courrier le dépôt d’un nouveau préavis de grève générale “à durée illimitée”.
“C'est le seul moyen pour qu'il (le président du Pays, NDLR) revienne autour de la table pour discuter, il est obligé", affirme Gérard Barff. Le syndicat a toujours un unique point de revendication : la revalorisation du point d'indice entre 1 200 et 1 400 francs, afin de faire face à la cherté de la vie et à l'inflation.
Le syndicaliste avertit d’ailleurs que le mouvement de grève “va durer dans le temps et ça va perturber l'économie”. Il appelle les acteurs économiques à “manifester devant la présidence” pour inciter le président du Pays Moetai Brotherson à revenir autour de la table des négociations. Le secrétaire général délégué a également précisé que le dépôt de ce préavis de grève n'a rien à voir avec l'arrivée de Manuel Valls, affirmant : “On n'est pas là-dessus, on n'a pas calculé là-dessus”.
Le syndicat a l'intention de faire appel de la décision du juge des référés du 1er juillet dernier qui l’avait jugée “illicite” et d'aller au fond de l'affaire. Et si la grève était finalement “légale”, la Fraap a l'intention “d'entamer des procédures d'intimidation, de menaces”.
En attendant, le Pays et le syndicat ne se sont pas rencontrés et le préavis de grève doit prendre effet dans la nuit de mercredi à jeudi si aucun accord n’est trouvé.
“C'est le seul moyen pour qu'il (le président du Pays, NDLR) revienne autour de la table pour discuter, il est obligé", affirme Gérard Barff. Le syndicat a toujours un unique point de revendication : la revalorisation du point d'indice entre 1 200 et 1 400 francs, afin de faire face à la cherté de la vie et à l'inflation.
Le syndicaliste avertit d’ailleurs que le mouvement de grève “va durer dans le temps et ça va perturber l'économie”. Il appelle les acteurs économiques à “manifester devant la présidence” pour inciter le président du Pays Moetai Brotherson à revenir autour de la table des négociations. Le secrétaire général délégué a également précisé que le dépôt de ce préavis de grève n'a rien à voir avec l'arrivée de Manuel Valls, affirmant : “On n'est pas là-dessus, on n'a pas calculé là-dessus”.
Le syndicat a l'intention de faire appel de la décision du juge des référés du 1er juillet dernier qui l’avait jugée “illicite” et d'aller au fond de l'affaire. Et si la grève était finalement “légale”, la Fraap a l'intention “d'entamer des procédures d'intimidation, de menaces”.
En attendant, le Pays et le syndicat ne se sont pas rencontrés et le préavis de grève doit prendre effet dans la nuit de mercredi à jeudi si aucun accord n’est trouvé.





























