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L'Indonésie commence à rétablir l'internet en Papouasie



Jakarta, Indonésie | AFP | jeudi 05/09/2019 - Le gouvernement indonésien a annoncé jeudi avoir commencé à rétablir partiellement l'internet dans sa région de Papouasie, estimant que la situation sécuritaire s'améliorait après deux semaines de manifestations et d'émeutes.

Le blocage des services internet dans l'essentiel de la zone pour contenir les émeutes avait été vivement critiqué car il empêche la circulation des informations, déjà difficile dans cette région enclavée couverte de jungle et de montagnes.
La police indonésienne a par ailleurs accusé mercredi une avocate spécialiste des droits des l'homme, Veronika Koman, d'avoir diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos pouvant inciter à la violence et a ouvert une enquête.
Le blocage d'internet a commencé à être levé dans 29 des 42 districts de la région, a indiqué le gouvernement mercredi soir. 
"La situation sécuritaire dans certaines zones s'améliore et la propagation d'infox et de commentaires provocateurs sur la Papouasie ou incitant à la haine est en baisse", a expliqué le ministère de la Communication. "Le gouvernement continuera à évaluer l'évolution de la situation dans les zones où l'internet est toujours bloqué".
Selon des journalistes de l'AFP l'internet fixe était rétabli dans la capitale régionale Jayapura mais pas les connections mobiles.
La Papouasie indonésienne, dans l'ouest de l'île de Nouvelle Guinée riche en ressources naturelles, est en proie à une rébellion indépendantiste sporadique.
Les manifestations et émeutes ont démarré en réaction à des incidents racistes survenus le 17 août contre des étudiants papous à Surabaya (deuxième plus grande ville indonésienne) sur l'île de Java et ont ensuite relancé les revendications pour un référendum sur l'indépendance.
La police a accusé Veronika Koman d'avoir partagé notamment une vidéo de ces incidents. L'avocate, qui a défendu de nombreux activistes papous et est une source d'informations sur la région pour les journalistes, risque jusqu'à six ans de prison.
"Ces accusations sont clairement destinées à empêcher d'autres personnes de s'exprimer sur les violations des droits de l'homme en Papouasie", a déclaré Amnesty International. 
Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU et ex-présidente du Chili s'est dite mercredi "inquiète" des violences en Papouasie.
"J'encourage les autorités à ouvrir un dialogue avec le peuple de Papouasie (...) sur leurs aspirations et leurs problèmes, à rétablir les services internet et à s'abstenir de tout usage excessif de la force", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Jakarta, qui dispose de quelque 6.000 policiers et militaires en Papouasie, a arrêté des dizaines  de manifestants et interdit lundi les manifestations dans la région disant craindre des "actions anarchistes".
L'Indonésie a aussi restreint l'accès des étrangers à la région après avoir déporté cette semaine quatre Australiens qui y avaient participé à des manifestations.
Le bilan des troubles depuis le 19 août fait l'objet d'informations contradictoires. Selon le gouvernement, cinq civils et un soldat ont été tués, 15 résidents et deux policiers ont été blessés. Mais des médias locaux et des groupes séparatistes évoquent plus de victimes. 
La Papouasie, ancienne colonie néerlandaise, s'est déclarée indépendante en 1961 mais l'Indonésie l'a officiellement annexée en 1969 après un référendum d'autodétermination controversé.

le Jeudi 5 Septembre 2019 à 05:10 | Lu 591 fois





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