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L'Australie va accueillir 12.000 réfugiés d'Irak et de Syrie



Sydney, Australie | AFP | mercredi 09/09/2015 - L'Australie va accueillir 12.000 réfugiés syriens ou irakiens supplémentaires pour faire face à la crise humanitaire au Proche-Orient, a annoncé son gouvernement, de plus en plus critiqué pour sa politique migratoire extrêmement restrictive.

Canberra a également décidé d'étendre de l'Irak à la Syrie - à la demande des Etats-Unis - l'engagement de ses forces aériennes, a annoncé mercredi le Premier ministre australien Tony Abbott, qui a estimé que la solution de la crise des migrants passait par l'anéantissement du groupe Etat islamique (EI).

Les images du corps d'Aylan Kurdi, le petit Syrien de trois ans échoué sur une plage turque, ont profondément choqué dans le monde entier, contribuant en Australie à renforcer les critiques contre la ligne dure de M. Abbott en matière d'immigration.

Face à la pression de son opinion publique, ce dernier a déclaré mercredi que son gouvernement agissait "avec (sa) tête et avec (son) coeur", pour aider les dizaines de milliers de personnes fuyant le conflit en Irak et en Syrie.

"L'Australie va accueillir 12.000 réfugiés supplémentaires fuyant le conflit en Irak et en Syrie", a annoncé lors d'une conférence de presse à Canberra le Premier ministre, flanqué notamment de ses ministres des Affaires étrangères Julie Bishop et de la Défense Kevin Andrews.

L'Australie accueillera en priorité les femmes, enfants et familles appartenant aux minorités persécutées qui se sont réfugiés en Jordanie, au Liban et en Turquie.

Canberra va également augmenter son aide humanitaire - à hauteur de 44 millions de dollars australiens (27 millions d'euros) - aux 240.000 personnes déplacées par le conflit dans les pays voisins de l'Irak et de la Syrie.


- Assad n'est pas la cible -



M. Abbott a expliqué qu'il allait de l'intérêt de son pays d'apporter une réponse à la fois militaire et humanitaire au défi posé l'EI.

Canberra a relevé en 2014 son niveau d'alerte, redoutant la menace posée par ses ressortissants rentrant d'un séjour dans les zones jihadistes.

"Détruire ce culte de la mort est crucial, pas seulement pour résoudre la crise humanitaire au Proche-Orient, mais aussi pour anéantir la menace qui pèse sur l'Australie et le reste du monde", a déclaré M. Abbott.

"On ne battra pas Daech (acronyme arabe de l'EI) en Irak sans le battre en Syrie", a-t-il assené pour expliquer sa décision d'étendre l'engagement de son aviation.

Une extension des opérations justifiée sur le plan du droit international par la nécessité de se protéger face à un adversaire ne respectant pas les frontières nationales, a poursuivi M. Abbott.

Tout en assurant que cet adversaire était l'EI, et en aucun cas le régime du président syrien Bachar al-Assad.

"Nous n'avons à ce stade aucune base légale pour des frappes plus larges en Syrie, et nous n'avons pas l'intention de réaliser des frappes plus larges en Syrie", a dit M. Abbott.

Canberra compte déjà six avions de combat F/A18, un ravitailleur KC-30A et un appareil de surveillance E-7A Wedgetail opérationnels en Irak.

L'annonce australienne intervient au lendemain des premiers vols de reconnaissance opérés dans le ciel syrien par l'aviation française, dans le cadre des nouvelles missions françaises de renseignement annoncées lundi par François Hollande.

Parmi les autres pays participant à la coalition emmenée par les Etats-Unis en Syrie, figurent notamment Bahreïn, le Canada, la Jordanie, la Turquie, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Alors que l'Europe a entrouvert sa porte face à sa plus grave crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement du conservateur Tony Abbott a interdit avec succès l'accès de son île, que plus aucun bateau de réfugiés n'a atteint depuis plus d'un an.

Sa politique controversée de dissuasion s'est orientée sur deux axes: refouler systématiquement les bateaux de clandestins tentant de toucher l'Australie, et exiler dans des camps de rétention dans le Pacifique ceux qui parviennent à poser le pied sur le sol australien.

Dans le même temps Canberra accepte un nombre de réfugiés limité à moins de 14.000 par an. Les 12.000 places supplémentaires annoncées mercredi sont une mesure exceptionnelle.

"Si nous pouvons faire cette nouvelle contribution, c'est parce que le gouvernement a endigué le flot de bateaux illégaux vers l'Australie, ce qui a permis de relâcher la pression sur notre programme humanitaire", a déclaré M. Abbott.

Rédigé par () le Mercredi 9 Septembre 2015 à 06:26 | Lu 291 fois




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