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Jeux de guerre en série dans le Pacifique



WELLINGTON, dimanche 8 novembre 2015 (Flash d’Océanie) – Depuis la semaine dernière, un nouveau volet de manœuvres impliquant des armées de puissances riveraines a débuté en Nouvelle-Zélande, avec notamment la participation des forces françaises basées dans le Pacifique et celles de plusieurs autres pays insulaires de la zone.

Ces manœuvres, baptisées « Southern Katipo », visent une nouvelle fois à mettre à l’épreuve les capacités d’ « interopérabilité » des forces en présence, dans des situations soit d’interventions à caractère humanitaire (secours aux populations océaniennes frappées par des catastrophes naturelles), soit pour exfiltrer des ressortissants pris dans un scénario de type insurrectionnel ou de graves troubles politiques.
Dans ce contexte, « deux groupes hostiles exploitent les vulnérabilités du gouvernement et se disputent le pouvoir », selon le scénario choisi cette année.

« À la suite d’une demande d’aie émanant du gouvernement de Becara, la Nouvelle-Zélande a déployé un contingent militaire en vue de commander une force multinationale qui aidera à rétablir l’État de droit dans ce pays du Pacifique Sud », poursuit le scénario.
Pour ce faire, tout comme lors d’exercices similaires (dont celui baptisé « Croix du sud », mené tous les deux ans en Nouvelle-Calédonie), il s’agit de faire évoluer les troupes et les moyens mobilisés dans une île-État fictive (baptisée cette année « Becara »), en prenant soin de reproduire des situations le plus réalistes possibles.

En l’occurrence, cette petite nation océanienne était plongée dans une instabilité politique chronique ayant dégénéré au plan sécuritaire.
Pour cette opération, qui a débuté le 2 novembre 2015, outre les forces néo-zélandaises et françaises, ce sont cette année plus de deux milliers de militaires d’Australie, du Canada, de Fidji, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Tonga, du Royaume-Uni et des États-Unis qui évoluent côte à côte.
Les populations civiles locales, recrutées dans le cadre de ces manœuvres, ont notamment joué le rôle d’ « évacués » exfiltrés par l’intervention militaire à bord d’avions gros porteurs de type Hercule C-130.

Les manœuvres « Southern Katipo 15 » devraient se poursuivre tout au long du mois de novembre, sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, dans les régions de Buller, Tasman et Marlborough.
Les moyens déployés par les forces participantes sont notamment aériens (3 hélicoptères NH90, 2 hélicoptères A109, 1 avion King Air, 6 Hercule C-130, 2 Orion C-17 Globemaster, 1 Orion de surveillance P-3K2), maritimes (les bâtiments néo-zélandais TE KAHA, CANTERBURY, WELLINGTON, MANAWANUI et HAWEA et la frégate française PRAIRIAL) et terrestres (blindés, transporteurs de moyen et gros gabarit, et tout terrains), précisent les forces néo-zélandaises.


Escale prolongée pour la frégate française Le Prairial

À l’occasion de sa participation à ces manœuvres, la frégate française Le Prairial (d’ordinaire basée en Polynésie française) effectuera donc une escale prolongée en Nouvelle-Zélande (du 24 octobre au 23 novembre 2015) dans les villes d’Auckland, Wellington, Nelson et Napier.
Lors de ce séjour, le bâtiment français a aussi prévu d’accueillir des visiteurs à son bord et une cérémonie de remise de la légion d’honneur pour six vétérans néo-zélandais ayant contribué à la libération de la France lors de la Seconde Guerre Mondiale, précise l’ambassade de France à Wellington dans un communiqué.

Les principales missions de ce genre de vaisseau de la marine française, dans son environnement régional, touchent à des activités de « patrouille, de contrôle des espaces maritimes, de protection et surveillance maritime, de police de la navigation, de surveillance des pêches en zone économique exclusive (ZEE) et d’évacuation de ressortissants ».

À l’occasion de son passage, un séminaire interministériel sur la coopération dans les eaux du Pacifique sud doit également avoir lieu.
Cette réunion doit notamment faire le point sur les actions communes de l’Australie, de la France et de la Nouvelle-Zélande dans le Pacifique sud, sur fond de « défis communs dans un espace partagé ».

Dans cette zone de près de 2 millions de km², l’ordre du jour de ces discussions, déjà abordé tout récemment (du 20 au 23 octobre 2015) lors d’une conférence à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), devrait être une fois encore de « travailler à la façon de mieux coopérer ensemble sur des sujets concrets tels que la lutte contre la pêche illégale et l’exploitation illicite des ressources, la protection des aires marines protégées, l’utilisation des nouvelles technologies comme la surveillance satellitaire ou encore l’amélioration de la sécurité de la navigation et le sauvetage de grande ampleur ».


Coopération franco-australienne en Mer de Chine

Entre-temps, en Mer de Chine, ce sont les marines australienne et française qui se livrent depuis la semaine dernière à un exercice en coopération, a annoncé le département australien de la défense dans un communiqué le 3 novembre 2015.
Plusieurs bâtiments de ces deux marines, profitant d’escales dans la région (Chine et Vietnam), se sont donné rendez-vous en haute mer, dans les eaux internationales, précisent les mêmes sources.

Les navires australiens sont les HMA Arunta, Stuart and Sirius.
Côté français, c’est la frégate Vendémiaire (basée à Nouméa, Nouvelle-Calédonie) qui était au rendez-vous.
« Cette assemblée de navires de guerre français et australiens a été une occasion de plus pour les marines de nos deux pays de manœuvrer ensemble et d’augmenter leur niveau d’interopérabilité », estime le département australien de la défense.

Le Vendémiaire, qui se trouvait auparavant (du 27 au 30 Octobre 2015) en Chine dans le cadre de manœuvres avec l’Armée de Libération du Peuple, devrait ensuite faire escale à Sydney en décembre 2015, annoncent les mêmes sources.

Par ailleurs, à mi-chemin entre coopération militaire et commerciale, Canberra a annoncé début octobre 2015 sa décision d’acheter au groupe français Thales plus d’un millier (1.100) de véhicules blindés légers Hawkei et plus de 1.000 remorques.
Montant total annoncé pour cet octroi de marché, censé « renforcer et moderniser les forces armées australiennes » : quelque 1,3 milliard de dollars australiens (soit 817 millions d'euros), ont annoncé le Premier ministre australien Malcolm Turnbull et sa ministre de la défense Marise Payne.
La construction de ces véhicules sera assurée par Thales Australia, filiale du géant français, à Bendigo, dans l'État du Victoria (Sud-est du pays).
Ces blindés devraient être fabriqués sur une durée de trois ans et demi, à partir de mi-2017, selon Thales Australia.


Rédigé par PAD le Lundi 9 Novembre 2015 à 05:32 | Lu 854 fois




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