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JO-2020 - Florès: "le surf c'est l'aventure", être aux JO c'est "plutôt cool"


Tokyo, Japon | AFP | jeudi 15/07/2021 - Faisant partie des meilleurs surfeurs au monde, le Français Jérémy Florès définit auprès de l'AFP sa discipline, comme de "l'aventure" mais trouve "plutôt cool" qu'elle soit présente aux Jeux olympiques de Tokyo comme sport additionnel.

Dans quelques jours vous serez à Tokyo où le surf fait son entrée au programme olympique. En avez-vous jamais rêvé ?
"J'ai toujours été fan de regarder tous les sports aux Jeux olympiques, suivre les Français, être comme un fou devant mon écran. Il y a beaucoup de sports aux Jeux olympiques qui sont moins physiques ou extrêmes que le surf alors je me suis toujours demandé: pourquoi le surf n’est pas un sport olympique ? Là ça l'est, c'est plutôt cool. Sur le plan personnel, j'arrive en fin de carrière, je pense que ça va être une belle expérience, et ça peut-être sympa que de terminer ma carrière avec une médaille olympique, ça serait rêvé. Parce que dans un pays comme la France, remporter une médaille olympique est tout simplement énorme, le surf en France n'est pas reconnu comme un sport national comme c'est le cas au Brésil, en Australie, aux Etats-Unis, où il y a moins de ferveur autour des Jeux, j'en ai discuté avec des surfeurs. En France, c'est un petit sport on va dire, et depuis que le surf est un sport olympique tout le monde en parle. Ca peut amener un peu de reconnaissance, tous les sacrifices, tous les entraînements depuis tout petit".

Discutiez-vous de l'olympisme entre surfeurs ?
"Pas du tout. Vraiment, ça n'a jamais été ma priorité et jusqu'à ce qu'on parle d'une probable entrée du surf aux Jeux olympiques, on ne s'est jamais posé la question. On a notre référence, le World Tour (circuit pro mondial) et aller chercher ce fameux titre mondial à la fin de l'année, là est notre priorité. Tout cet engouement autour des Jeux olympiques, c'est tout nouveau. Le surf est un sport très pur, en connexion avec la nature, le surf c’est l'aventure, des endroits tropicaux, paradisiaques avec pas grand monde autour. A la base c'est ce mode de vie du surfeur. Je peux comprendre qu'il y ait des personnes qui disent que le surf ne va pas avec l'esprit olympique. Moi j'ai commencé le surf pour l'esprit aventure mais j'ai choisi la voie de la compétition, du haut niveau. On est à 100% pour, on veut participer aux plus grandes épreuves mondiales et essayer de les remporter".

Quel est concrètement ce mode de vie du surfeur que vous évoquez ?
"Il y a des personnes qui ont la chance de grandir près de l'océan, j'ai eu cette chance-là, je suis né près d'une plage, à la Réunion, mon père était surfeur, du coup j'étais sur la plage, j'ai commencé à aller à la mer. J'ai surfé avant de savoir nager. C'est ce côté-là qui est très sain, ce côté familial, à la plage, avant l'école, après l'école, je voulais juste aller à la mer, pour nager, surfer, pêcher. C'est ce mode de vie-là qui crée cette ambiance très famille. Le meilleur entraînement au final c'est d'être à l'eau et surfer. Quand c'est ta passion c'est plutôt une chance. Maintenant ça a évolué, seulement surfer ne suffit pas vraiment pour être au top du top niveau, il y a tous les entraînements physiques autour, la nutrition aussi. Mais le jour où j'arrêterai les compétitions, je reviendrai dans cet esprit de découverte, le côté freesurf".

Propos recueillis par Sabine COLPART

JO-2020 - Surf: le mode d'emploi

. LES EPREUVES
2 épreuves en shortboard (1 épreuve masculine, 1 épreuve féminine)

. LA COMPETITION
Format: un premier tour (5 séries de 4 compétiteurs) à l'issue duquel les deux premiers sont qualifiés pour le 3e tour, les deux derniers participent à un deuxième tour qui fait office de repêchage (2 séries de 5 compétiteurs) à l'issue duquel les trois premiers sont qualifiés pour le 3e tour (8 séries de 2 compétiteurs); les vainqueurs de chaque série accèdent aux quarts de finale (4 séries de 2 compétiteurs); les vainqueurs des quarts se hissent en demi-finales (2 séries de 2 compétiteurs) et les vainqueurs des demies se retrouvent en finale (1 série de 2 compétiteurs) alors que les deux demi-finalistes perdants s'affrontent en match pour le bronze (1 série de 2 compétiteurs)

Nombre de concurrents: 40 participants (20 messieurs, 20 dames) à raison de deux compétiteurs maximum par nation et par épreuve

Date des compétitions: du 25 au 28 juillet, si les conditions sont au rendez-vous. La compétition se déroule sur quatre jours; si les conditions ne permettent pas aux épreuves de se tenir dans leur intégralité, il y aura quatre jours supplémentaires, soit jusqu'au 1er août.

le Jeudi 15 Juillet 2021 à 05:40 | Lu 204 fois