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Incident au CHU de Bordeaux: un chirurgien reçoit une dose de radioactivité trop élevée



Bordeaux, France | AFP | lundi 22/12/2014 - Un chirurgien orthopédique du CHU de Bordeaux a reçu, pour des raisons encore indéterminées mais vraisemblablement liées à l'utilisation d'appareils de radiologie au bloc opératoire, une dose de radioactivité anormalement élevée, a annoncé lundi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Selon un communiqué de l'ASN, l'alerte avait été donnée le 14 octobre par le CHU de Bordeaux à la lecture des résultats du suivi dosimétrique passif du médecin, montrant qu'il avait reçu une dose de radioactivité de 25 millisievert (mSv) entre juin 2013 et juin 2014. Or, pour les travailleurs exposés de par leur profession aux rayonnements ionisants, la limite réglementaire est de 20 mSv sur douze mois, pour le corps entier.

"Les investigations menées par l'établissement n'ont pas permis d'identifier les causes de cette exposition et, notamment, si le praticien utilisait de façon régulière les équipements de protection individuelle", déplore le communiqué de l'ASN.

En outre, le chirurgien ne portait pas de "dosimètre opérationnel" - un appareil affichant en temps réel la dose de radioactivité reçue par son porteur - ce qui aurait permis de confronter ces résultats avec ceux de la dosimétrie passive, dont la lecture en différé ne donne que des doses cumulées sur une longue période.

L'ASN a mené le 1er décembre une inspection dans le service où l'événement s'est produit, et a demandé au CHU de Bordeaux des "actions correctives", en particulier "le port effectif de dosimètres par tous les professionnels concernés et le déploiement d'équipements de protection collective".

"Un dépassement des limites réglementaires d'un travailleur dans des conditions d'exercice similaires a déjà eu lieu en 2009 et 2010 dans le même établissement", rappelle l'Autorité.

"Par conséquent, en raison de ce nouveau dépassement d'une limite de dose annuelle d'un travailleur et d'un défaut de culture de radioprotection, l'ASN classe cet incident au niveau 2 de l'échelle INES" (échelle internationale des événements nucléaires, qui en compte 7 au total).

L'ASN attire régulièrement l'attention des professionnels de santé sur l'importance de la radioprotection, tant pour les travailleurs que pour les patients, dans le domaine de la radiologie interventionnelle.

Rédigé par () le Lundi 22 Décembre 2014 à 05:56 | Lu 58 fois




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