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Hinano Teanotoga, Miss Tahiti 1997


TAHITI, le 26 mai 2021 - Elle a été sacrée Miss Tahiti et est devenue la troisième dauphine de Miss France 1998. Hinano Teanotoga, malgré le succès, a avoué avoir trouvé la préparation difficile. Elle n’avait pu se présenter à l’élection de Miss World, en raison d’un refus des organisateurs de cette élection.

Comme en 1996, l’élection de Miss Tahiti 1997 s’est déroulée à la salle Aorai Tini Hau, à Pirae. Elles étaient alors onze candidates à concourir. Le premier défilé, en robe de soirée, a regroupé les diverses candidates en un seul tableau mémorable, tant les tenues étaient originales.

Les intermèdes étaient assurés par les danseurs et danseuses du groupe Tahiti Here, par la regrettée chanteuse Emma Terangi et par une présentation de mode offerte par les 22 mannequins de Tokahi, créatrice venue de Moorea.

En fin de soirée, les finalistes se sont avancées au devant de la scène dans une ambiance électrique. Nancy Agnieray a reçu le titre de dauphine de Miss Tahiti, Tepoe Dauphin celui de Miss Heiva tandis que Hinano Teanotoga devenait Miss Tahiti 1997.

Elle avouait à propos de cet événement que la préparation avait été assez difficile. Peu de temps avant, elle avait participé à l’élection de Miss Tuamotu. Elle avait été élue première dauphine et cela l’avait beaucoup aidé. En plus, lors de ses études à Paris, elle était montée à plusieurs reprises sur des scènes, ce qui avait contribué à lui donner de l’assurance.

Troisième dauphine de miss France 1998

En tant que Miss Tahiti, Hinano Teanotoga a participé, la même année, à l’élection de Miss France où elle a été nommée troisième dauphine. En revanche, elle n’avait pu participer au concours Miss World qui eut lieu en 1998 pour représenter la France au motif que la Polynésie française était un "pays séparé" pour les organisateurs. À l’époque, cela avait fait grand bruit.

Le 28 juillet 1998, François Wenz-Dumas, journaliste à Libération, signait un article intitulé "Pas de vahiné pour Miss Monde". Il écrivait : "On se doutait que les organisateurs de l'élection de Miss Monde étaient un peu machistes. On n'imaginait pas qu'ils avaient, en plus, une conception raciste de la nationalité. Une Française se doit d'être blanche. Aussi, refusent-ils l'inscription de Miss Tahiti pour représenter la France, estimant que la Polynésie française est un 'pays séparé'".

Geneviève de Fontenay, présidente du Comité Miss France, réagissait en refusant toute idée de retrait de la candidature de Miss Tahiti, Hinano Teanotoga. "Si la jeune fille est de nationalité française, peu importe qu'elle soit de Corse, de l'île d'Oléron ou de l'île de Ré", expliquait-elle, ajoutant : "Si nous avions voulu envoyer la première dauphine, nous aurions eu le même problème, elle est de Martinique."

Hinano Teanotoga, elle, s'interrogeait : "Si je ne suis pas Française, qu'est-ce que je suis?" "Cette décision relève d'un bêtisier", estimait Miss Tahiti, ravie qu'en football au moins, la Coupe du monde ait été l'occasion d'une "victoire de la France multicolore".

Rédigé par Delphine Barrais le Mercredi 26 Mai 2021 à 19:28 | Lu 3452 fois