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Grève Air Tahiti : un bilan mitigé en cette fin de semaine



Grève Air Tahiti : un bilan mitigé en cette fin de semaine
FAAA, le 20/05/2016 - Cela fait plusieurs jours que les différentes grèves à Air Tahiti sont effectives. Les conséquences sont visibles avec l'annulation ou le retard de plusieurs vols de la compagnie. Dans les îles, il fallait s'attendre à des difficultés. Si la direction privilégie le tourisme et les évasans, eh bien à l'hôpital d'Uturoa à Raiatea, la situation se complique pour les femmes enceintes des autres îles des Raromatai.

L'hôpital de Raiatea est le lien entre les îles des Raromatai. Il accueille en son sein tous les malades de ce secteur et les femmes enceintes sont obligées de se rendre à Uturoa pour accoucher. Mais voilà, avec le mouvement de grève qui sévit à Air Tahiti, il n'est pas facile de faire partir en urgence les cas les plus urgents, dont les femmes enceintes. "Les centres médicaux dans chaque île ne sont pas adaptés pour accueillir les femmes qui sont sur le point d'accoucher. Il faut vraiment qu'elles viennent sur Uturoa", nous informe-t-on du côté de l'hôpital de Uturoa.

Et une maman se serait retrouvée dans cette situation. La direction d'Air Tahiti est consciente de ces difficultés. "Nous avons les urgences médicales qu'il faut prendre en considération. Nous avons des personnes qui sont assujettis à des contrôles médicaux et qui les amènent à se déplacer sur Tahiti, et ces personnes seront privilégiées dans le cadre du transport. Nous avons des problématiques du transport de médicaments aussi. Il faut que l'on trouve des solutions sur ces points aussi", explique Manate Vivish, directeur général d'Air Tahiti.

Et justement, la compagnie a affrété le Aremiti 5 pour effectuer le transport de ses passagers aux Raromatai, demain. "On privilégie les touristes parce qu'il faut bien considérer le fait que derrière c'est une industrie qui est, elle aussi en difficulté. Et nos pensées vont d'ailleurs vers ces hôteliers qui arrivent à peine à sortir grâce à une montée de la fréquentation touristique et qui se retrouve quelque part perturbée aujourd'hui du fait de ces mouvements", assure le directeur général. Mais la clientèle locale n'a pas été oubliée, "nous avons des moyens limités et face à la pénurie, il faut arriver à faire au mieux pour transporter toutes les personnes."

Un bonitier aurait d'ailleurs été loué hier matin à Raiatea par la compagnie, pour transporter certains passagers.

Du côté des hôteliers à Bora Bora, on nous assure que tout se passe bien. "Pour l'instant, l'escale de Bora assure un maximum. C'est vrai qu'il y a beaucoup de modifications sur les horaires, mais les clients sont compréhensifs. Je tire mon chapeau aux non-grévistes et à la direction qui cherche des solutions pour ne pas impacter sur le secteur touristique et je pense que tous les hôteliers pourront vous confirmer cela", souligne Eric, chef concierge du Four Seasons.

POUR LE PLAN SOCIAL C'EST LE STATUT QUO

Au siège de la compagnie aérienne locale, les discussions continuent, "on discute sur un projet de protocole d'accord de sortie. Un protocole que nous avons rédigé, il y a deux ou trois semaines et sur lequel on y est toujours parce que les discussions sont difficiles", explique Manate Vivish. "Le plan social est un sujet qui, pour l'instant, a été mis de côté et nous continuerons à avancer sur les points sur lesquels il y a des voies de progression possibles."

Durant ces longues négociations qui n'en finissent pas, les esprits, selon les syndicalistes, "s'échauffent".
"Il faudrait qu'à un moment donné que les parties accèdent à un compromis, même s'il ne convient pas totalement ni à l'un, ni à l'autre. Mais un compromis qui soit malgré tout supportable et acceptable. Notre position est encore une fois de préserver les intérêts de l'entreprise, de faire en sorte qu'elle continue d'exister et de vivre", précise Manate Vivish.

Et s'il y a bien un point sur lequel aucun ne veut lâcher prise, c'est bien celui concernant le plan social dans les îles. "Nous souhaitons que ce plan social s'exécute parce qu'on considère que cela va dans le bon sens pour l'entreprise et son économie. L'entreprise en a besoin et c'est fondamental pour nous. Si les dirigeants de cette entreprise ne sont pas en mesure d'actionner des leviers de ce type dans le cadre de la gestion de l'entreprise, eh bien il n'y a plus qu'à laisser les syndicats gérer l'entreprise à la place de nos dirigeants alors", prévient le directeur général.

"Je ne lâcherai pas ce point. On a conclu un protocole d'accord de mise en place des recommandations prévues par le code du travail, l'année dernière, et nous avons constaté qu'ils ne respectent pas cela. Les représentants s'insurgent contre la manière qui est pratiquée par Air Tahiti", déclare Cyril Legayic, de la CSIP. "Au lieu d'aller consulter les représentants du personnel pour leur donner les mesures qui ont été prises et de leur demander ce qu'ils en pensent eh bien non. Ceux-ci reçoivent un courrier leur annonçant qu'on va baisser de moitié vos horaires soit vous acceptez, soit vous êtes licenciés. Mais c'est quoi cette manière de traiter les gens, ce sont des humains et non des porcs, comme il dit que le pilotes sont des chauffeurs de bus et que les PNC sont des serveurs de café. Il faut arrêter".

TROIS NOUVEAUX PRÉAVIS DÉPOSÉS HIER SOIR

La SOMSTAT, Newrest Polynésie et Air Archipels se retrouvent aussi dans le collimateur. Trois préavis de grève ont été déposés hier soir par l'intersyndicale.

"Aujourd'hui, Monsieur Legayic fait marcher ses ressorts "classiques", qui consiste à créer un problème lorsqu'on n'arrive pas à solutionner, et pour faire en sorte que l'on débloque plus rapidement la situation", suppose Manate Vivish, "cela fait partie d'un jeu que je trouve, pour ma part, dangereux. Il concerne la Polynésie Française entière, il met en péril l'activité phare de la Polynésie Française et les emplois."

Ce que réfute l'intéressé : "ce sont des revendications qui datent depuis un bon moment déjà et je trouve dommage qu'ils n'aient pas réagi rapidement, en même temps qu'Air Tahiti, parce que je savais qu'après avoir déposé à Air Tahiti, l'employeur de la compagnie va prendre cela comme une excuse et que c'est un moyen de pression contre eux." Et de poursuivre, "peut-être qu'ils vont être réglés bien avant ceux d'Air Tahiti. Quand on a en face de nous un directeur général bête et têtu comme une mule pour faire avancer les choses, eh bien tu as du mal."

"Cela n'aura aucune influence sur les positions que nous serons amenés à prendre dans le cadre de la protection des intérêts de la société et j'appelle les autres entreprises à avoir la même position que moi, et je me pose d'ailleurs la question si leurs délégués sont au courant qu'il y a des problèmes chez eux", ajoute le directeur général d'Air Tahiti.

"Nos délégués syndicaux dans les trois sociétés sont bien au courant de ce qui se passe puisqu'hier, les représentants de Newrest Polynésie étaient avec moi à la permanence et on a eu une réunion à 14 heures avec la direction de SOMSTAT, donc ils sont bien au courant. Le directeur a vu quand on a claqué la porte et il s'attendait. À Air Archipels, cela se mijotait déjà depuis une dizaine de jours", lui répond Cyril Legayic.

Pour justifier ces trois nouveaux dépôts, le syndicaliste met en avant des problèmes qui ne datent pas d'hier. "Le personnel de Newrest n'était pas au courant de certaines offres et appels d'offres sur la plate-forme aéroportuaire. Puisque la direction n'a pas informé le comité d'entreprise sur ce qu'ADT envisage de faire, c'est-à-dire, ouvrir l'offre à plusieurs sociétés du territoire sur le checking au niveau international et au niveau du ravitaillement des aéronefs en plats de repas."

Une situation qui n'a pas été du goût du personnel, "leurs représentants sont outrés parce que la société rencontre déjà des difficultés."

D'autres sociétés pourraient aussi être concernées par des prochains dépôts de préavis, c'est en tous les cas les rumeurs qui courent ce vendredi matin du côté de l'aéroport.


Rédigé par Corinne Tehetia le Vendredi 20 Mai 2016 à 13:34 | Lu 2573 fois







1.Posté par Reumana le 21/05/2016 00:24 | Alerter
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Toujours obligé de centraliser les accouchements sur les gros hôpitaux, même à moorea c est maintenant interdit. Pourquoi on ne favorise plus les petits centres avec une naissance sans violence par ex, pour les cas sans risque ? l acte d accouchement à la maison est facturé 50kf par la sage femme à la cps, l hôpital 400kf + les3jours, si péridurale ou césarienne alors là ça décolle aux millions. Faut faire peur et engraisser la machine. Bon courage aux futurs mamans avec les transports et le corps hospitaliers !

2.Posté par Manu le 21/05/2016 12:19 | Alerter
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Bon Courage Manate ! Comme d'habitude certains syndicalistes utilisent la presse pour mettre la pression lors d'un conflit, y compris, en recourant aux insultes personnelles : déclarations CSIP "Quand on a en face de nous un directeur général bête et têtu comme une mule pour faire avancer les choses". Il est dommage que la Presse accepte de se faire le relais de ces pratiques. Ca va être difficile de construire le Fenua avec de telles pratiques entre partenaires sociaux.

3.Posté par simone grand le 22/05/2016 16:01 | Alerter
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courage Manate
Ou faisons un référendum pour savoir si le pays veut confier son avenir entre les mains des leaders syndicaux. Déjà qu'aucune entreprise n'en veut, mais on ne sait jamais.

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