Tahiti le 20 janvier 2025. France Inter a publié ce lundi matin une information selon laquelle Gaston Flosse a été entendu le 10 janvier dernier par la juge d’instruction chargée de l’enquête sur la mort de l'ancien ministre Robert Boulin en 1979. Claude Guéant, actuellement jugé dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007, a lui aussi été convoqué. Robert Boulin a été retrouvé mort au pied d’un étang le 30 octobre 1979. La famille et de nombreux hommes politiques n’ont jamais cru à la thèse du suicide.
L’ancien président du Tahoera’a huiraatira, dont le nom est régulièrement cité dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud (JPK), était le dernier homme politique français à avoir croisé Robert Boulin, ministre du Travail de Valérie Giscard d’Estaing, avant son suicide le 30 octobre1979.
Robert Boulin venait d’être mis en cause dans une affaire concernant l’achat d’un terrain à Ramatuelle (Var). France Inter rappelle dans son article que ces accusations "auxquelles il disait s’apprêter à répondre", menaçaient de mettre en évidence "les financements occultes du RPR en lien avec la Françafrique et le Gabon".
Selon la radio, Claude Guéant et Gaston Flosse ont été "entendus comme témoins, le 10 janvier 2025, par la juge Joëlle Nahon, qui instruit l’affaire Boulin."
Toujours selon France Inter, la version de Claude Guéant sur l’heure de la découverte du suicide de l’ancien ministre diffère de la version officielle. Cette dernière fait état de la découverte de la voiture du ministre à 8h35, et de son corps à 8h40. Claude Guéant quant à lui affirme que c’est dans la nuit qu’il a appris la disparition du ministre de l’époque. "C'est absolument incompatible avec le fait que le ministère de l’Intérieur, lui, ait été informé de la découverte du cadavre de Robert Boulin dans la nuit", explique Marie Dosé, avocate de Fabienne Boulin, sur la radio.
Ces propos relancent la thèse d’un assassinat commandité pour masquer les révélations que Robert Boulin s’apprêtait à faire.
Gaston Flosse aurait été entendu par visioconférence le 10 janvier depuis la gendarmerie de Papeete par la juge d’instruction. Alors député, il était le dernier à avoir rencontré Robert Boulin avant sa mort, à son ministère, le 29 octobre 1979.
Plongé dans ses lointains souvenirs, Gaston Flosse aurait alors parlé de son rendez-vous, la veille, "entre 16 h et 17h", pour parler "emploi et formation des jeunes" en Polynésie. Un entretien que l’ancien président du Pays a mené seul, sans collaborateur. "Il n’avait pas l’air du tout de quelqu’un de préoccupé", a assuré Gaston Flosse à la juge d’instruction. "Si ça avait été le cas, il aurait sûrement reporté notre rencontre. L’ambiance n’était pas celle de quelqu’un qui avait un projet comme celui-là", explique-t-il dans des propos rapportés par France Inter.
Devant la juge, il a contesté "être détenteur de la moindre information". Une déclaration qui ne convainc pas l’avocate de la famille. "C'est grotesque", a déclaré Marie Dosé, qui dénonce "un mensonge éhonté" d’un homme politique, désormais nonagénaire, qui n’avait jusqu’à présent jamais été entendu dans cette enquête.
L’ancien président du Tahoera’a huiraatira, dont le nom est régulièrement cité dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud (JPK), était le dernier homme politique français à avoir croisé Robert Boulin, ministre du Travail de Valérie Giscard d’Estaing, avant son suicide le 30 octobre1979.
Robert Boulin venait d’être mis en cause dans une affaire concernant l’achat d’un terrain à Ramatuelle (Var). France Inter rappelle dans son article que ces accusations "auxquelles il disait s’apprêter à répondre", menaçaient de mettre en évidence "les financements occultes du RPR en lien avec la Françafrique et le Gabon".
Selon la radio, Claude Guéant et Gaston Flosse ont été "entendus comme témoins, le 10 janvier 2025, par la juge Joëlle Nahon, qui instruit l’affaire Boulin."
Toujours selon France Inter, la version de Claude Guéant sur l’heure de la découverte du suicide de l’ancien ministre diffère de la version officielle. Cette dernière fait état de la découverte de la voiture du ministre à 8h35, et de son corps à 8h40. Claude Guéant quant à lui affirme que c’est dans la nuit qu’il a appris la disparition du ministre de l’époque. "C'est absolument incompatible avec le fait que le ministère de l’Intérieur, lui, ait été informé de la découverte du cadavre de Robert Boulin dans la nuit", explique Marie Dosé, avocate de Fabienne Boulin, sur la radio.
Ces propos relancent la thèse d’un assassinat commandité pour masquer les révélations que Robert Boulin s’apprêtait à faire.
Gaston Flosse aurait été entendu par visioconférence le 10 janvier depuis la gendarmerie de Papeete par la juge d’instruction. Alors député, il était le dernier à avoir rencontré Robert Boulin avant sa mort, à son ministère, le 29 octobre 1979.
Plongé dans ses lointains souvenirs, Gaston Flosse aurait alors parlé de son rendez-vous, la veille, "entre 16 h et 17h", pour parler "emploi et formation des jeunes" en Polynésie. Un entretien que l’ancien président du Pays a mené seul, sans collaborateur. "Il n’avait pas l’air du tout de quelqu’un de préoccupé", a assuré Gaston Flosse à la juge d’instruction. "Si ça avait été le cas, il aurait sûrement reporté notre rencontre. L’ambiance n’était pas celle de quelqu’un qui avait un projet comme celui-là", explique-t-il dans des propos rapportés par France Inter.
Devant la juge, il a contesté "être détenteur de la moindre information". Une déclaration qui ne convainc pas l’avocate de la famille. "C'est grotesque", a déclaré Marie Dosé, qui dénonce "un mensonge éhonté" d’un homme politique, désormais nonagénaire, qui n’avait jusqu’à présent jamais été entendu dans cette enquête.