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Défusion Hitiaa o te ra : L'aventure continue



HITIAA, le 03/02/2016 - Le maire délégué de Hitiaa a convié la presse ce matin pour réagir suite à l'arrêté pris par le Haut-commissaire, le 28 janvier dernier, concernant l'ouverture de l'enquête publique qui se tiendra durant deux mois à compter du 7 mars prochain ; et la nomination du commissaire enquêteur. Pour Jacqui Drollet, la route vers la liberté est encore longue mais l'espoir fait vivre.

On pourrait résumer l'humeur du maire délégué de Hitia'a en un seul mot : "Enfin." L'arrêté tant attendu a vu le jour la semaine dernière. Un texte pris par le haut-commissaire pour l'ouverture de l'enquête publique relative au projet de défusion, qui démarrera à compter du 7 mars jusqu'au 9 mai 2016.
"Le haut-commissaire s'y était engagé lors de sa visite dans la commune de Hitia'a o te Ra, le 30 septembre dernier. Il lui aura fallu quatre mois pour rédiger son arrêté", précise Jacqui Drollet. Mais après une lecture attentive de ce texte, le maire délégué se rend compte que "la route vers la liberté est encore longue". Cependant, il garde l'espoir que le processus prendra fin d'ici 2018.


LE PARCOURS DU COMBATTANT POUR OBTENIR LA LIBERTÉ

Durant sa conférence de presse, Jacqui Drollet a préparé un dossier de presse résumant les différentes opérations du processus de défusion, selon le haut-commissaire.

La première étape concerne les deux délibérations municipales qui ont été validées à un an d'intervalle (juillet 2014 et août 2015). Le conseil municipal a voté par deux fois ces délibérations à l'unanimité, soit 29 élus sur 29. Le 30 septembre 2015, lors de sa visite dans la commune de Hitia'a o te Ra, le Haut-commissaire s'était engagé à prendre un arrêté pour l'ouverture de l'enquête publique, un texte qui est finalement sorti le 28 janvier 2016. "Maintenant que l'arrêté est pris, on va faire en sorte de le mettre en application", souligne Jacqui Drollet.

L'enquête publique durera deux mois à compter du 7 mars jusqu'au 9 mai 2016 et elle sera menée par Jean-Pierre Voisin, retraité de Punaauia. "Chacun viendra avec ou sans lui, puisque les livres seront ouverts du lundi au vendredi de 8 heures à midi, dans toutes les mairies annexes de Hitia'a o te Ra."

Une fois cette étape terminée, une commission sera mise en place, "sûrement dans le second semestre 2016", pour rendre un avis sur le projet de défusion. Les membres de cette commission seront nommés par les électeurs de la commune, mais le nombre des membres sera fixé par le haut-commissaire. "Il n'y aura pas de prise de candidature, pas de propagande et pas de remboursement de frais. En fait ce sera un conseil municipal bis. Pourquoi faire plus simple, quand on peut faire compliqué", s'exclame le maire délégué de Hitia'a.

Parallèlement, le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront soumis au conseil municipal, "qui se prononcera pour la troisième fois sur le sujet" et au conseil des ministres. On devrait atteindre le second semestre 2017, selon Jacqui Drollet. Si ces deux conseils émettent un avis favorable, l'assemblée sera saisie sur "le principe de création/suppression de communes, et le haut-commissaire actera la défusion". Et là, une délégation spéciale sera mise en place dans chacune des nouvelles communes jusqu'à l'élection des nouveaux conseillers municipaux.

Des élections municipales seront organisées dans un délai de trois mois à compter de la décision de défusion, soit dans le courant du premier semestre 2018, note le communiqué de presse. "Si tout se passe bien, on devrait respecter ce calendrier", assure Jacqui Drollet. Pour l'heure, les élus sillonneront les quartiers pour expliquer aux populations en quoi consistera l'enquête publique qui verra le jour dans un mois.

Jacqui Drollet
Maire délégué de Hitia'a

"Nous ferons en sorte que cette enquête publique soit la plus large qu'il soit"


Quel est votre sentiment aujourd'hui ?

"Nous étions en attente de cet arrêté du haut-commissaire depuis le mois d'août 2015. Maintenant que l'arrêté est pris, on va faire en sorte de le mettre en application, tel que prévu par les termes du haut-commissaire. Sur la procédure, nous allons faire en sorte d'aider le commissaire enquêteur et nous ferons en sorte que cette enquête publique soit la plus large qu'il soit. Nous allons à nouveau sillonner les quartiers de Hitia'a o te Ra pour expliquer aux gens ce dont il s'agit et pour leur demander de venir dans leur mairie annexe ou à la mairie centrale de Tiarei pour mettre leur point de vue sur le cahier qui sera prévu à cet effet."

Et vous pensez que la majorité de la population est pour cette procédure ?

"Pour l'instant, nous sommes sur une vague qui porte ce sentiment d'indépendance car nous sommes quand même pratiquement 10 000 habitants et si on considère que Hitia'a a plus de 2 000 habitants, il est normal qu'une commune telle que celle-là puisse devenir indépendante. Je sais que certains n'ont pas le même sentiment que nous, mais nous appliquons la loi et nous voulons que les gens la respectent."

Quelle sera la mission du commissaire enquêteur ?

"Récupérer les avis des uns et des autres, c'est une enquête publique. Chacun viendra avec ou sans lui, puisque les livres seront ouverts du lundi au vendredi de 8 heures à midi, dans toutes les mairies annexes de Hitia'a o te Ra. Lui, viendra quelques jours, je vous rappelle que toutes ces opérations
sont à la charge de la commune et ça va nous coûter 500 000 francs déjà prévus au budget.
"

C'est le parcours du combattant pour les communes de défusionner ?

"Je ne sais pas si les législateurs qui ont voté ces textes à l'Assemblée nationale et au Sénat ont voulu freiner ces opérations de défusion, car on voit souvent les responsables de l’État parler de communauté de communes. Lorsque l'administrateur des îles du vent est venu nous voir, il y a quelques
temps, il souhaitait que Hitia'a o te Ra, Taiarapu Est, Taiarapu Ouest et Teva i Uta ne fasse qu'une seule commune. Je lui ai répondu pourquoi pas tout l'île de Tahiti, pendant qu'on y est. Pourquoi mettre les quatre communes du sud et pas le reste. Il faut aussi mettre Pirae avec Faa'a et on aura une nouvelle réunion de communes.
"

Quel est votre sentiment par rapport au procédé mis en place par le comité 808 ?

"i[Ils sont courageux parce qu'ils ont choisi une voie difficile, la voie du référendum local. Ils ont obtenu un certain nombre de voix. Ils sont tenus par le CGCT [Code général des collectivités territoriales, ndlr] de refaire un nouveau référendum local et d'atteindre ou dépasser le chiffre du premier référendum, et ensuite ils transmettront tout cela au haut-commissaire qui prendra là un arrêté pour lancer une enquête publique sur toute la commune de Taiarapu Est. Je leur ai simplement dit qu'au bout du fil, il y a l'avis du conseil municipal, donc qu'ils avaient intérêt à rencontrer les élus des différentes sections de commune pour leur parler de leur projet et maintenant de déplacer ce débat au sein du conseil municipal, ce qui est différent de Hitia'a o te Ra.]i"


Rédigé par Corinne Tehetia le Mercredi 3 Février 2016 à 16:32 | Lu 590 fois







1.Posté par Contribuable le 03/02/2016 19:11 | Alerter
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En France 38 000 communes contre moins de 10 000 en Allemagne et dans les autres grands pays de l'UE. Et on veut encore en créer de nouvelles pour satisfaire les égos de quelques uns. C'est nous qui payons. Au lieu de défusionner, il faut fusionner....

2.Posté par Mizaël le 04/02/2016 10:46 (depuis mobile) | Alerter
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"Je lui ai répondu pourquoi pas tout l'île de Tahiti, pendant qu'on y est.". Ça c'est de la belle réplique ! :-D

3.Posté par pif paf le 04/02/2016 12:30 | Alerter
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Il manque un élément dans cette interview (et dans les autres) : quels inconvénients possibles à la défusion !

4.Posté par JacquesAdi le 04/02/2016 12:53 | Alerter
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La mode est à la fusion et pour une simple raison d'économie d'échelle et de bonne gestion. L'idéal serait même de supprimer les sections de commune et supprimer par la même ce vocable de "communes associées" qui prête à confusion.

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