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Course aux croisiéristes : nouveaux incidents sur le quai de Port-Vila



PORT-VILA, dimanche 20 mars 2016 (Flash d’Océanie) – Malgré les efforts des associations et syndicats de mieux réguler la réception des passagers des bateaux de croisière sur le quai de la capitale, les incidents se multiplient entre opérateurs locaux de transports, taxis ou minibus.

Dernier incident en date : une agression particulièrement violente dont a été victime une jeune femme, Florence Lengkon, kidnappée et passée à tabac dimanche 13 mars 2016, par des individus présumés appartenir au syndicat local des transporteurs terrestres (Vanuatu Land Transport Association, VLTA).

Les agresseurs, après l’avoir kidnappée, l’auraient emmenée puis menacée, puis frappée pour la convaincre de présenter ses excuses. Bilan : d’importantes contusions pour la jeune femme.

Elle aurait été prise pour cible après s’être exprimée en termes critiques sur un forum du réseau social Facebook, concernant la façon dont les touristes étrangers étaient sollicités par plusieurs transporteurs concurrents, dès leur arrivée à quai.

En réaction, l’ancien Premier ministre Joe Natuman, désormais ministre de tutelle du tourisme, et par ailleurs Vice-premier ministre au sein du gouvernement conduit par le francophone Charlot Salwaï, a estimé en fin de semaine dernière que ces derniers incidents étaient la goutte qui faisait déborder le vase. « Trop, c’est trop », a-t-il lâché au cours d’une interview à la presse locale.
Conséquence directe : en milieu de semaine dernière, sept hommes (dont le Président de la VLTA) ont été interpellés dans le cadre de cette affaire.

Ils devraient rapidement être accusés de faits allant du kidnapping à l’agression en réunion. Leur prochaine comparution est prévue pour le 31 mars 2016.

Cet incident faisait suite à une scène de caillassage d’un minibus de tour-opérateur, toujours sur le quai de la capitale, fin février 2016. Les touristes se trouvaient à bord de ce véhicule au moment des faits, alors que le bus était pris d’assaut par des conducteurs de véhicules appartenant à des sociétés concurrentes.

Depuis, les différents acteurs du transport des passagers des paquebots de croisière faisant escale régulièrement à Port-Vila ont tenu plusieurs réunions afin de tenter de faire baisser la tension.

Les associations de défense des droits des femmes prévoient de manifester mercredi 23 mars 2016 en soutien à la jeune femme et pour protester de manière générale contre les violences dont sont régulièrement victimes les femmes de cet archipel.

Fin octobre 2013, à la suite d’incidents similaires entre opérateurs concurrents, la chambre de commerce de Port-Vila exhortait le gouvernement vanuatuan à intervenir afin de mettre fin à des scènes qualifiées de « dérangeantes », voire « intimidantes », pour les croisiéristes, dès leur débarquement dans la capitale vanuatuane.

Ces incidents résultent de la concurrence exacerbée, et souvent physique, entre chauffeurs de taxis et de minibus, qui veulent embarquer ces touristes lors de leurs escales, le plus souvent pour la journée.

Selon la chambre de commerce, ce genre de comportement projette une image négative de la destination Vanuatu et en finale dissuade les touristes de revenir pour un second séjour.

Quelques mois auparavant, un dispositif policier avait même dû être mis en place au wharf de Port-Vila, les jours d’arrivée de paquebots, afin de surveiller de près le comportement des transporteurs locaux. Premier objectif de ce dispositif : empêcher les chauffeurs d’accéder au petit marché à la descente du paquebot, afin de permettre aux touristes de s’y promener sans avoir à être harcelés et ainsi ne pas ternir l’image mise en avant de « pays le plus heureux au monde ».

« C’est quand même dommage que (les transporteurs) ne se rendent pas compte que se comportant de la sorte, ils mettent en danger l’avenir de leurs propres familles et de tous ceux qui vivent de ce secteur », avait alors déploré Brian Death, porte-parole de la Chambre de Commerce.

pad

Rédigé par RB le Lundi 21 Mars 2016 à 02:39 | Lu 572 fois






1.Posté par beaulieu le 21/03/2016 07:04 | Alerter
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Comme la plupart des petits pays du pacifique aillant opté pour l'indépendance sans vraiment y être prêt, c'est plutôt une régression sociale que l'on constate, corruption, violence, pauvreté et non respect des règles établies sont bien souvent leur lot.

2.Posté par tutua le 21/03/2016 14:12 | Alerter
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il ne faut pas exagérer, c'est un petit problème de concurrence entre prestataires de services, cela a peut-être été violent, mais ça n'a rien à voir avec ton post qui affirme corruption, violence, pauvreté, manque de respect des règles... et chez nous, tu ne vois pas la même chose ...?

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