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Boris Johnson réclame un nouvel accord de divorce à l'UE



Londres, Royaume-Uni | AFP | jeudi 25/07/2019 - Le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson a demandé jeudi à l'Union européenne de rouvrir les négociations du Brexit, qualifiant d'"inacceptable" l'accord conclu par Theresa May.

"L'accord de retrait a été rejeté trois fois (...) Ses termes sont inacceptables pour ce parlement et ce pays", a déclaré M. Johnson, lors de sa première allocution devant les députés britanniques depuis sa prise de fonction mercredi.
Le dirigeant conservateur, qui s'est entouré d'une garde rapprochée résolument eurosceptique, a en particulier réclamé "l'abolition" du "filet de sécurité" irlandais, destiné à éviter le retour de contrôles à la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et sa voisine la République d'Irlande après le Brexit.
Et s'il ne devait pas obtenir satisfaction, il a annoncé avoir demandé à Michael Gove, chancelier du duché de Lancastre, une fonction prestigieuse au sein du gouvernement, de faire des préparatifs pour une sortie sans accord sa "priorité absolue".
"Je préférerais que nous sortions de l'UE avec un accord", a-t-il dit, soulignant être "prêt à négocier, en toute bonne foi, une alternative".
Côté européen, la réponse est cependant inchangée: "nous ne rouvrirons pas l'accord", a déclaré la porte-parole de la Commission européenne Mina Andreeva.
M. Johnson, qui a pris l'habitude de moquer les esprits "grincheux" et "pessimistes", a promis de sortir de l'UE d'ici au 31 octobre, pour faire de son pays "l'endroit le plus génial au monde".
"Nos enfants et petits-enfants vivront plus longtemps, plus heureux, en meilleure santé et plus riches," a-t-il affirmé.
Un discours que l'ex-Premier ministre Theresa May a boudé, préférant assister à un match de cricket.

- "Purge" -

 
Dans la matinée, son successeur avait réuni son premier conseil des ministres. Il s'est débarrassé d'une très large partie de l'équipe de Theresa May, opérant un virage à droite et nommant aux postes clés de fervents Brexiters comme Dominic Raab, 45 ans, qui a hérité de la diplomatie, Priti Patel, 47 ans, nouvelle ministre de l'Intérieur, ou Jacob Rees-Mogg, 50 ans, chargé des relations avec le Parlement.
"C'est la purge la plus brutale de l'histoire politique moderne", affirmait le quotidien conservateur Times.
Ce gouvernement  est "le plus à droite depuis les années 1980", soulignait le Daily Mirror (gauche).
"Wahoooooou! Nous reprenons le contrôle et vainquons l'establishment pro-Remain (rester dans l'UE, ndlr)"!, s'est de son côté félicité Darren Grimes, un membre de la campagne pro-Brexit lors du référendum de juin 2016, sur twitter.
Estimant que le nouveau dirigeant britannique "met la barre extrêmement haut", Anand Menon, professeur de politique européenne au King's College de Londres, juge "difficile de voir, cependant, comment il peut atteindre ses prétentions". "Et pratiquement impossible de voir comment il peut le faire dans les délais qu'il a fixés", ajoute-t-il dans une tribune au quotidien de gauche The Guardian.
 

- 98 jours -

 
Car l'échéance du Brexit est dans 98 jours et Boris Johnson a exclu tout nouveau report.
Il a annoncé jeudi que le Royaume-Uni ne nommerait pas de nouveau commissaire européen.
"Suggérer qu'il puisse y avoir un tout nouvel accord, négocié en quelques semaines ou mois n'est absolument pas réaliste", a réagi mercredi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.
Boris Johnson devra aussi compter sur la résistance du parlement, où il ne dispose que d'une majorité de deux voix -en comptant les élus de son allié nord-irlandais DUP- et où des élus conservateurs, favorables au maintien de liens étroits avec l'UE, ont promis de lui mener la vie dure. Ainsi, l'ex-ministre des Finances Philip Hammond a annoncé qu'il était prêt à "tout" pour empêcher un Brexit sans accord.   
Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition, a lui appelé à une manifestation jeudi soir pour demander la tenue d'élections législatives anticipées. Une éventualité peu probable.
John Curtice, professeur en politique à l'université de Strathclyde, estime que ce serait une "terrible erreur pour les Tories" de le faire, dans une analyse publiée sur le site du quotidien conservateur The Telegraph.
Ils atteignent à peine 25% des intentions de vote selon de récents sondages, souligne-t-il, rappelant qu'aux élections européennes, les électeurs ont plébiscité le Parti du Brexit de Nigel Farage, suivi des europhiles du Parti libéral-démocrate.

le Jeudi 25 Juillet 2019 à 06:08 | Lu 248 fois




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