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Australie: le nouveau Premier ministre promet un nouveau dynamisme économique



Sydney, Australie | AFP | mardi 15/09/2015 - L'ancien banquier et avocat multimillionnaire Malcolm Turnbull a été investi mardi Premier ministre après son putsch surprise contre le conservateur Tony Abbott, promettant un souffle économique nouveau à l'Australie et un style moins sujet à controverse.

A 60 ans, il devient le quatrième Premier ministre australien en à peine plus de deux ans, ce qui illustre la brutalité dont peut faire montre la classe politique australienne.

A la différence de Tony Abbott, Malcolm Turnbull défend des vues relativement progressistes sur des sujets de société comme le mariage gay, parfois à rebours de ses collègues du Parti libéral, la principale formation de la coalition conservatrice au pouvoir.

"C'est très enthousiasmant d'être Australien en ce moment", a-t-il déclaré aux parlementaires, moins de 24 heures après avoir orchestré un putsch contre son prédecesseur.

L'ancien avocat a défait Tony Abbott lundi soir en remportant 54 voix contre 44 lors d'un vote des parlementaires de leur Parti libéral.

"Une Australie qui réussit à rester un pays où les salaires sont élevés, à l'économie généreuse basée sur les prestations sociales et l'internet, doit rester agile, regarder vers l'avenir (...) ce qui requiert de la confiance et de la capacité à gouverner", a-t-il dit.

Après des années de croissance fondée sur le boom minier, l'économie ralentit sur fond d'effondrement des cours des matières premières. Le chômage frôle des plus hauts de 10 ans et l'Australie, qui subit de plein fouet le ralentissement économique de la Chine, son principal partenaire commercial, doit trouver de nouveaux relais de croissance.

Après son renversement soudain, Tony Abbott, dont la cote de popularité était en chute libre, s'est insurgé contre la valse des Premiers ministres: "Au cours de la décennie passée, la politique a changé. Nous avons plus de sondages et de commentaires que jamais auparavant, qui consistent pour l'essentiel à démolir la réputation des gens."
- Du sang neuf -



Son successeur, connu pour sa suavité et son éloquence, a promis que la collaboration avec ses ministres serait le maître mot de son action, à la différence de Tony Abbott auxquels ses détracteurs reprochaient ses décisions unilatérales et ses gaffes à répétition.

Malcolm Turnbull a expliqué qu'il avait choisi de croiser le fer avec Tony Abbott car le parti risquait de perdre les prochaines élections qui doivent être organisées avant janvier 2017.

L'Australie a besoin d'un style de gouvernement qui "respecte l'intelligence du peuple, qui explique les questions complexes et détermine une politique", a déclaré M. Turnbull. "Nous avons besoin de persuasion, pas de slogans".

Le Parti travailliste dépasse les conservateurs dans les sondages depuis plusieurs mois.

M. Abbott avait survécu en février à une motion de défiance portée par l'arrière-ban du parti, qui lui reprochait de mauvais résultats électoraux, des revirements politiques et des coupes budgétaires impopulaires.

Mais M. Abbott n'avait pas réussi à se refaire une santé dans les sondages, à relancer l'économie et à colmater des fuites internes dommageables.

Malcolm Turnbull, ancien banquier d'affaires ayant beaucoup investi dans les start-up technologiques, doit remanier le gouvernement dans les prochains jours.

Il devrait écarter les ministres aux idées les plus arrêtées et faire venir au gouvernement du sang neuf et davantage de femmes. Il est notamment soutenu par la ministre des Affaires étrangères Julie Bishop.

Le nouveau chef du gouvernement a exclu de convoquer des élections anticipées et déclaré qu'il n'y aurait aucun changement dans la politique de son pays en matière de climat.

M. Turnbull avait perdu la direction du Parti libéral en 2009 au profit de Tony Abbott, en raison de son soutien au programme d'échanges de quotas d'émissions de carbone destiné à lutter contre le changement climatique mis en place par le précédent gouvernement travailliste.

Le pays rejette environ 1,3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais avec une population relativement peu nombreuse de 23 millions, est un des plus gros émetteurs de la planète par habitant en raison de l'importance de son secteur minier et de sa dépendance au charbon.

Canberra a annoncé une réduction de ses émissions de 26% d'ici à 2030 pour lutter contre le réchauffement climatique mais ses contempteurs l'accusent de ne pas prendre sa juste part du fardeau international.

Rédigé par () le Mardi 15 Septembre 2015 à 06:39 | Lu 199 fois




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