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Affrontements intertribaux en Papouasie-Nouvelle-Guinée : près de 80 arrestations



PORT-MORESBY, jeudi 27 novembre 2014 (Flash d’Océanie) – D’importants renforts policiers et militaires, envoyés dans la province papoue d’Hela (centre de l’île principale) où des affrontements intertribaux ont fait au moins 25 morts depuis début novembre 2014, ont permis l’arrestations de près de 80 individus, réputés être les plus activement impliqués dans ce conflit meurtrier, rapporte jeudi la presse locale.

Largement submergée par ce phénomène de violence de masse, la police locale avait rapidement demandé au gouvernement central d’envoyer des renforts sur zone.
Depuis la semaine dernière, ce sont plus de trois cent policiers et soldats qui ont été envoyés en appui, sur financement gouvernemental grâce à une enveloppe d’urgence, assortie d’une déclaration de « zone de combat » pour la province d’Hela, en particulier dans les districts de Tari-Pori et de Komo-Margarima.

Cette mesure d’une durée initiale de trente jours est censée permettre dès maintenant à la police, mais aussi à l’armée, de conduire ce qui est qualifié d’ « opérations spéciales ».
Principal objectif : neutraliser les belligérants en confisquant leurs armes.
Les deux principales tribus en présence sont celles des Paipeli et des Lineapini qui, depuis plusieurs semaines, enchaînent expéditions punitives et opérations de représailles organisées en sortes de commandos de jungle.

Ce sont aussi les membres de ces deux clans qui ont été pris pour cibles par les opérations militaro-policières, en début de semaine.
Un bon quart des interpellations concerne des personnes en possessions illégale d’armes à feu, pour la plupart lourdes, a précisé mercredi le Superintendant Mark Yangen, qui commande les forces de police provinciales.

Tous doivent être déférés devant la justice dans les prochains jours, rapporte jeudi le quotidien The National.
De fait, depuis la récente opération militaro-policière, les combats semblent avoir cessé, même si les forces de l’ordre maintiennent une haute vigilance, du fait de la circulation résiduelle d’un important volume d’armes à feu non encore saisies.
Pour le chef de la police provinciale, les descentes vont se poursuivre, car « nous voulons débusquer les individus encore en possession Illégale d’armes à feu, ceux-là même qui tuent d’autres personnes, qui violent les mères et les jeunes filles ».
Toutefois, la police se trouve désormais confrontée à de graves problèmes d’espace, les locaux de la prison locale étant trop petits pour héberger les prévenus dans des conditions satisfaisantes.
« En les serrant bien, ils sont tous rentrés (dans les cellules), mais maintenant nous avons la situation est risquée », a reconnu le chef de la police.

Ces combats, proches d’une guerre civile, ont occupé une place prépondérante ces derniers jours lors des débats du Parlement, dans la capitale Port-Moresby.
Plusieurs députés ont exprimé leur souhait, lors de ces débats, de voir les autorités déclarer un état d’urgence dans cette région, ceci afin de permettre une intervention coordonnée de la police et de l’armée, avec pour objectif principal d’identifier et d’arrêter rapidement les individus considérés comme les chefs ou les meneurs dans chacun des camps.

Ces affrontements intenses et armés entre communautés rivales dans la province papoue ont fait au moins 25 victimes dans les deux camps, selon les derniers comptes-rendus fournis par la police.
Les combats se caractérisent aussi par une violence extrême et des frappes aveugles : parmi les victimes figurent au moins deux écoliers, massacrés début novembre 2014.

Selon Mark Yangen, les parties en présence sont par ailleurs lourdement armées et ne tiennent plus comptes des règles coutumières qui étaient autrefois observées lors d’affrontements hautement ritualisés entre tribus rivales.
Les acteurs économiques de cet État mélanésiens s’inquiètent par ailleurs de l’impact potentiel de ces affrontements sur l’énorme projet de gaz naturel liquéfié, piloté par le géant américain Exxon Mobil et qui est censé entrer en phase de production, dans cette même région.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 28 Novembre 2014 à 05:32 | Lu 284 fois




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