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​Une journée dédiée aux blessés des armées


Le colonel Loïc Wierzbinski, chef de corps du Rimap-p et le colonel Frédéric Gerlinger, chef de corps du RSMA.
Le colonel Loïc Wierzbinski, chef de corps du Rimap-p et le colonel Frédéric Gerlinger, chef de corps du RSMA.
Tahiti, le 15 juin 2024 - À l'occasion de la journée “Avec nos blessés”, le Rimap-p et le RSMA organiseront, le 22 juin au parc Vairai de Punaauia, un rassemblement destiné à faire “connaître la cause des blessés des armées” auprès de la population polynésienne mais aussi de récolter des fonds qui seront utilisés au profit de ces blessés. 
 
Alors que 130 anciens ou actuels militaires sont considérés comme blessés des armées sur le territoire, le Rimap-p et le RSMA organiseront, le 22 juin au parc Vairai de Punaauia, un parcours d'obstacles terrestres et nautiques qui sera ouvert au grand public. L'objectif de cette journée est de sensibiliser la population à la cause des blessés des armées mais aussi de récolter des fonds visant à soutenir ces derniers qui souffrent de blessures physiques mais aussi psychologiques. De nombreux militaires sont en effet confrontés au syndrome du stress post-traumatique après avoir connu la guerre. 
 
Tel que l'explique le colonel Loïc Wierzbinski, chef de corps du Rimap-p en Polynésie, il y a “deux cas de figure” : “Il y a les soldats dont la blessure se déclare durant leur temps de service et ceux pour lesquels elle se déclare après, notamment sur la partie psychologique. Lorsque cela arrive durant le service, ils sont directement pris en compte par le service de santé des armées et l'administration militaire les suit de près. Ils sont complètement pris en charge et il y a différents processus pour leur permettre de suivre une activité militaire malgré leurs blessures.”
 
Prise de conscience
 
Si ces militaires sont très bien suivis lorsque la blessure s'est déclarée durant le service, il y a “véritablement en enjeu si la blessure se déclare après le service car ils ont parfois un problème pour faire reconnaître leurs droits”. “Ils ont même parfois du mal à percevoir qu'ils sont blessés des armées sur le plan physique ou psychique. Le but de cette journée est aussi que les familles de ces personnes fassent le lien”, précise donc le colonel Wierzbinski.
 
Pour le colonel Frédéric Gerlinger, chef de corps du RSMA, il est important que les blessés des armées aient une prise de conscience : “L'objectif de cette journée est que les militaires qui ont été blessés puissent le réaliser et qu'ils soient suivis au travers de tout ce qui a été mis en place à leur profit au sein des armées”. Pour cela, il faut donc qu'ils en soient conscients et qu'ils fassent “la démarche d'aller vers l'Office national des combattants et victimes de guerre (Onac) pour que la blessure soit reconnue et que les militaires soient pris en charge”. 

Rédigé par Garance Colbert le Samedi 15 Juin 2024 à 07:27 | Lu 982 fois