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​Un comité de soutien pour le retour de l'inspecteur Matani Kainuku


Tahiti le 23 août 2022 – Un comité de soutien s'est monté pour que Matani Kainuku, grand nom de la culture et désormais inspecteur de l'éducation nationale (IEN), revienne au fenua pour y exercer. "Sa candidature a été refusée par le vice-rectorat et le ministère local", affirme le comité qui s'interroge : "L’océanisation des cadres sera pour bientôt ?".
 
La toile s'enflamme depuis lundi, à la suite d'une publication sur les réseaux sociaux. En effet Matani Kainuku, bien connu du monde de la culture, chef de groupe de Nonahere et également seul Polynésien à avoir réussi le concours d'inspecteur de l'éducation nationale (IEN) l'an dernier, est allé faire son stage d'un an en France en 2021. Plus précisément, le fonctionnaire polynésien a été affecté dans la circonscription d'Elbeuf en Normandie. Sauf qu'à la fin de son stage, au mois de mai-juin dernier, l'intéressé a postulé pour revenir au fenua pour y exercer. Et là, c'est la déception. "Sa candidature a été refusée, par le vice-rectorat et le ministère local, qui ont préféré retenir la candidature d’expatriés", peut-on lire sur la toile.
 
À la suite, un comité de soutien s'est monté, incluant familles, amis, retraités de l'éducation et syndicats pour demander la mise en application de "l'océanisation des cadres" ou encore "le retour de nos enfants diplômés au fenua". Le comité de soutien précise également qu'après son année de stage, le nouvel inspecteur de l'éducation national, Matani Kainuku, est "titularisé, puisque sa formation est terminée au bout d’une année scolaire, ce qui lui donne le droit de prétendre à une mobilité libre pour la deuxième année". Le comité de soutien écrit également que ce nouvel IEN "est prêt à revenir au Pays", d'autant qu'il a "été en charge d’une circonscription aussi grande que Papeete à Faaone, comptant 16 écoles en éducation prioritaire". Mais leur combat va plus loin, puisque ce comité demande que "tous les Polynésiens qui ont les compétences requises pour exercer au Pays" soient prioritaires sur les emplois et que ces situations "inéquitables, injustes et scandaleuses" cessent. Notons qu'un recours a été déposé devant la justice administrative.
 

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mardi 23 Août 2022 à 10:15 | Lu 4356 fois