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​L’avenir de la convention Santé évoqué à Paris


Tahiti, le 27 janvier 2026 - Le projet de convention État–Pays 2026-2030 en matière de santé a été abordé lors d’une série de rencontres institutionnelles dans le cadre de la mission du président Brotherson à Paris.
 
Instrument essentiel de financement et de coordination, la nouvelle convention État-Pays 2026-2030 en matière de santé s’appuie sur les thématiques du schéma d’organisation sanitaire (SOS) polynésien qui sera présenté prochainement à l’assemblée de la Polynésie française, afin d’assurer une cohérence d’ensemble et une meilleure lisibilité de l’action publique. 
 
Dans le cadre des échanges relatifs à cette convention, les discussions à Paris du président Moetai Brotherson ont notamment porté sur les divergences d’appréciation entre l’État et le Pays concernant, d’une part, la prise en charge des molécules onéreuses dans un contexte de forte progression de ces traitements au niveau national et, d’autre part, le financement des évacuations sanitaires urgentes, qui appelle une approche interministérielle tenant compte des contraintes géographiques et d’isolement propres à la Polynésie française. 
 
Au titre de la solidarité nationale en santé, ces sujets ont tout de même été intégrés au préambule de la future convention, afin de permettre un travail conjoint approfondi et progressif. 
 
Les rencontres ont également permis d’aborder plusieurs leviers concrets pour renforcer l’offre de soins sur l’ensemble du territoire. Notamment, afin d’éviter toute rupture de prise en charge des patients, le renouvellement de la convention avec les Forces armées en Polynésie française a été discuté. Cet accord, qui court jusqu’à mai 2026, porte sur l’utilisation des moyens militaires aériens dans le cadre des évasans urgentes.
 
Lutte contre les addictions
 
Enfin, la lutte contre les addictions, et en particulier contre l’ice, a constitué un point majeur des échanges. Le Pays a rappelé son engagement financier à hauteur de 250 millions de francs, renouvelé chaque année, pour financer les actions relevant de ses compétences (prévention, accompagnement social et prise en charge sanitaire). L’engagement quasi équivalent de l’État, annoncé à hauteur de 2 millions d’euros pour financer les actions relevant de ses compétences (missions de police, gendarmerie et répression des trafics) a été salué par le président de la Polynésie française.   
 
Un partenariat avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) doit également être discuté ce jeudi à Paris, pour soutenir les actions de prévention, d’accompagnement et de prise en charge, en complément des moyens déjà mobilisés par le Pays.
 
Au-delà des enjeux sanitaires, ces rencontres institutionnelles ont permis de faire le point sur plusieurs dossiers comme la convention État-Pays en matière d’Éducation, le maintien des dispositifs de défiscalisation, l’indemnisation des victimes des essais nucléaires et les suites opérationnelles de la Conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc) au sujet de la mise en place de la plus vaste aire marine protégée à l’échelle mondiale en Polynésie française.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 27 Janvier 2026 à 16:32 | Lu 484 fois