Tahiti le 10 octobre 2026. Un collectif de 71 jeunes médecins polynésiens vient de se créer pour réclamer au Pays une chose toute simple : "Nous voulons soigner ici, au Fenua". Dans une tribune envoyée aux médias, ces jeunes polynésiens expliquent que "face à la crise inédite que traverse notre système de santé local (jusqu'à 90 % de postes de titulaire vacants à la Direction de la Santé, un turnover supérieur à 60 % au Taaone), (…) notre génération de médecins nés ou ayant grandi en Polynésie exprime sa volonté de rentrer travailler au Fenua, tout en interpellant les décideurs sur l'urgence d'améliorer nos conditions d'installation et d'exercice pour bâtir un service public durable et attractif."
Ils sont médecins généralistes, aides-soignants, praticiens hospitaliers ou encore anesthésistes. Ils sont nés au fenua, où y ont résidé. Certains y travaillent, d’autres, la plupart, exercent en métropole. Tous sont signataires d’une tribune envoyée ce mardi à la presse demandant à ce que les conditions soient réunies pour qu’ils puissent exercer leur métier en Polynésie française. "Mais lorsque vient le moment de choisir où exercer, cette envie se heurte pourtant à une réalité que nous ne pouvons pas ignorer. Nous regardons les postes proposés. Nous échangeons avec ceux qui sont déjà revenus. Nous voyons les postes qui restent vacants, l’isolement de certains confrères, les activités qui s’interrompent, les équipes qui se construisent puis se défont au rythme des arrivées et des départs", écrivent-ils dans cette tribune.
"Quand plus de la moitié des postes proposés au concours restent vacants, et que cette proportion approche les 90 % à la Direction de la santé, il ne s’agit plus de convaincre quelques médecins supplémentaires. C’est notre capacité collective à leur donner envie de venir et de rester qu’il faut reconstruire. »
En cause, un système de rémunération moins attractif que dans d’autres territoires, ou encore que la métropole. "Former des taote polynésiens ne suffit pas", expliquent les médecins dans cette tribune. "Encore faut-il leur donner envie de revenir au fenua et d’y rester. Un système attractif crée des vocations ; un système qui isole, épuise ou déçoit finit au contraire par faire fuir ceux qu’il a formés."
Développé en six points de revendication, le courrier déclame la flamme de ces médecins à leur fenua. "Nous ne voulons donc pas seulement revenir travailler en Polynésie. Nous voulons être fiers du système de santé de notre pays : fiers d’y exercer, fiers de le recommander, fiers de savoir que nos familles et nos enfants pourront y être soignés dans de bonnes conditions."
Dans ce document signé par 71 personnes, qui est amené à voir sa liste de signataires s’élargir, les médecins expliquent leur "fiu" de devoir "bricoler autour de postes vacants", de voir "les équipes se défaire, les remplaçants se succéder et la transmission disparaître avec eux", et de voir "les patients subir les conséquences d’un système qui pourrait faire mieux ».
Ces jeunes médecins disent vouloir "revenir sans avoir le sentiment de sacrifier (leur) carrière", "travailler ensemble" et surtout "soigner ici et être fier de notre service public."
Ils sont médecins généralistes, aides-soignants, praticiens hospitaliers ou encore anesthésistes. Ils sont nés au fenua, où y ont résidé. Certains y travaillent, d’autres, la plupart, exercent en métropole. Tous sont signataires d’une tribune envoyée ce mardi à la presse demandant à ce que les conditions soient réunies pour qu’ils puissent exercer leur métier en Polynésie française. "Mais lorsque vient le moment de choisir où exercer, cette envie se heurte pourtant à une réalité que nous ne pouvons pas ignorer. Nous regardons les postes proposés. Nous échangeons avec ceux qui sont déjà revenus. Nous voyons les postes qui restent vacants, l’isolement de certains confrères, les activités qui s’interrompent, les équipes qui se construisent puis se défont au rythme des arrivées et des départs", écrivent-ils dans cette tribune.
"Quand plus de la moitié des postes proposés au concours restent vacants, et que cette proportion approche les 90 % à la Direction de la santé, il ne s’agit plus de convaincre quelques médecins supplémentaires. C’est notre capacité collective à leur donner envie de venir et de rester qu’il faut reconstruire. »
En cause, un système de rémunération moins attractif que dans d’autres territoires, ou encore que la métropole. "Former des taote polynésiens ne suffit pas", expliquent les médecins dans cette tribune. "Encore faut-il leur donner envie de revenir au fenua et d’y rester. Un système attractif crée des vocations ; un système qui isole, épuise ou déçoit finit au contraire par faire fuir ceux qu’il a formés."
Développé en six points de revendication, le courrier déclame la flamme de ces médecins à leur fenua. "Nous ne voulons donc pas seulement revenir travailler en Polynésie. Nous voulons être fiers du système de santé de notre pays : fiers d’y exercer, fiers de le recommander, fiers de savoir que nos familles et nos enfants pourront y être soignés dans de bonnes conditions."
Dans ce document signé par 71 personnes, qui est amené à voir sa liste de signataires s’élargir, les médecins expliquent leur "fiu" de devoir "bricoler autour de postes vacants", de voir "les équipes se défaire, les remplaçants se succéder et la transmission disparaître avec eux", et de voir "les patients subir les conséquences d’un système qui pourrait faire mieux ».
Ces jeunes médecins disent vouloir "revenir sans avoir le sentiment de sacrifier (leur) carrière", "travailler ensemble" et surtout "soigner ici et être fier de notre service public."

































