Tahiti, le 1er juin 2026 - L’annonce a été faite en marge d’une visite au Centre des métiers de la mer, ce lundi à Arue, par le ministre des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai : le Pays table sur une extension de près de 500 000 km2 de l’Aire marine protégée (AMP) polynésienne dès le 8 juin prochain.
C’est déjà la plus grande Aire marine protégée (AMP) au monde avec ses 4,8 millions de km² découpés dans la zone économique exclusive de la Polynésie française. L’annonce de sa création avait été mondialement saluée, en juin 2025, lors de la troisième conférence des Nations unies pour l’océan (Unoc-3), à Nice. Mais la collectivité envisage encore une extension de 500 000 km² de ses zones côtières sous protection forte, afin d’y inclure les monts sous-marins au large de l’archipel des Australes et aux Marquises, en regroupant les parties nord et sud de l’archipel. Le total des zones de protection forte de l’AMP polynésienne prévoit ainsi de passer de 200 000 à 700 000 km². Il s’agit d’espaces maritimes où seuls les petits pêcheurs côtiers (poti mārara) seront autorisés à se rendre pour leur activité professionnelle.
L’annonce doit être faite lundi prochain, en marge de la Journée mondiale de l’océan et du festival Tai Nui Ātea. C’était une promesse de Moetai Brotherson aux élus des deux archipels qui s’étaient mobilisés, dès l’annonce faite à l’Unoc-3, en juin 2025, pour dénoncer le manque d’efficacité d’un zonage strict se bornant à seulement 15 nautiques de leurs côtes. Ils demandaient d’élargir la zone de protection à au moins 30 nautiques, notamment pour y inclure les monts sous-marins et les protéger d’une surexploitation par la flottille palangrière.
Pêche durable
Cet élargissement fait suite à des “travaux réalisés par la Direction de l’environnement, la Fédération des associations de protection de l’environnement et la Direction des ressources marines”, explique le ministre en charge des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai. “Lorsqu’on a mis en place les zonages côtiers aux Australes et aux Marquises, on a tout de suite eu la remontée de la part des élus de prendre également en compte les monts sous-marins. Pour les Marquises, des études avaient déjà été réalisées. Mais pour les Australes, on n’en avait pas vraiment. On a demandé une compilation de ce qui avait déjà été fait. Puis on a réalisé une mission sur place, pour interroger les personnes au sujet de l’intérêt en se fondant sur des critères culturels, nutritifs, mythologiques... Et cela nous a conduits à étendre la protection à ces monts sous-marins.”
Concrètement, l’AMP polynésienne se développe actuellement sur une surface maritime de 4,8 millions de km². Il s’agit globalement d’une AMP de catégorie VI selon la charte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Une zone maritime règlementée n’autorisant que des activités maritimes de gestion durable, conjuguant conservation de la biodiversité et besoins des communautés locales. L’AMP polynésienne compte également 900 000 km² d’espaces sous protection stricte (catégories I et II UICN) dont actuellement encore 200 000 km² de zones côtières sous protection forte dans l’archipel de la Société, aux Marquises et aux Australes.
C’est déjà la plus grande Aire marine protégée (AMP) au monde avec ses 4,8 millions de km² découpés dans la zone économique exclusive de la Polynésie française. L’annonce de sa création avait été mondialement saluée, en juin 2025, lors de la troisième conférence des Nations unies pour l’océan (Unoc-3), à Nice. Mais la collectivité envisage encore une extension de 500 000 km² de ses zones côtières sous protection forte, afin d’y inclure les monts sous-marins au large de l’archipel des Australes et aux Marquises, en regroupant les parties nord et sud de l’archipel. Le total des zones de protection forte de l’AMP polynésienne prévoit ainsi de passer de 200 000 à 700 000 km². Il s’agit d’espaces maritimes où seuls les petits pêcheurs côtiers (poti mārara) seront autorisés à se rendre pour leur activité professionnelle.
L’annonce doit être faite lundi prochain, en marge de la Journée mondiale de l’océan et du festival Tai Nui Ātea. C’était une promesse de Moetai Brotherson aux élus des deux archipels qui s’étaient mobilisés, dès l’annonce faite à l’Unoc-3, en juin 2025, pour dénoncer le manque d’efficacité d’un zonage strict se bornant à seulement 15 nautiques de leurs côtes. Ils demandaient d’élargir la zone de protection à au moins 30 nautiques, notamment pour y inclure les monts sous-marins et les protéger d’une surexploitation par la flottille palangrière.
Pêche durable
Cet élargissement fait suite à des “travaux réalisés par la Direction de l’environnement, la Fédération des associations de protection de l’environnement et la Direction des ressources marines”, explique le ministre en charge des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai. “Lorsqu’on a mis en place les zonages côtiers aux Australes et aux Marquises, on a tout de suite eu la remontée de la part des élus de prendre également en compte les monts sous-marins. Pour les Marquises, des études avaient déjà été réalisées. Mais pour les Australes, on n’en avait pas vraiment. On a demandé une compilation de ce qui avait déjà été fait. Puis on a réalisé une mission sur place, pour interroger les personnes au sujet de l’intérêt en se fondant sur des critères culturels, nutritifs, mythologiques... Et cela nous a conduits à étendre la protection à ces monts sous-marins.”
Concrètement, l’AMP polynésienne se développe actuellement sur une surface maritime de 4,8 millions de km². Il s’agit globalement d’une AMP de catégorie VI selon la charte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Une zone maritime règlementée n’autorisant que des activités maritimes de gestion durable, conjuguant conservation de la biodiversité et besoins des communautés locales. L’AMP polynésienne compte également 900 000 km² d’espaces sous protection stricte (catégories I et II UICN) dont actuellement encore 200 000 km² de zones côtières sous protection forte dans l’archipel de la Société, aux Marquises et aux Australes.
Deux nouvelles formations débutent au CMMPF
Tahiti, le 1er juin 2026 - Le ministre en charge des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai, a participé lundi au lancement de la deuxième session 2026 de la formation Capitaine 200 et à l’ouverture du cinquième module de la formation au Brevet de capitaine de pêche côtière (BCPC), au Centre des métiers de la mer de Polynésie française.
À cette occasion, le ministre a rappelé que la formation maritime constitue un investissement essentiel pour l’avenir de la Polynésie française, la sécurité en mer et le développement durable de l’économie bleue.
La formation Capitaine 200 (BC 200) accueille pour cette session onze stagiaires sur une promotion de 16 élèves, âgés de 20 à 50 ans, pour une formation de 4 mois et demi. Ce brevet permet d’exercer des fonctions de commandement à bord de navires de moins de 200 UMS, essentiellement pour le charter nautique, et constitue une étape importante dans les parcours professionnels maritimes, notamment vers le BC 500 et le BC 3000.
Le ministre a également participé au lancement du cinquième module du BCPC, qui réunit 14 stagiaires. Cette formation, destinée aux futurs capitaines de pêche côtière, aborde notamment les questions de sécurité, de réglementation maritime, de prévention de la pollution et de gestion du navire et s’échelonne sur six mois.
Avec commniqué
Tahiti, le 1er juin 2026 - Le ministre en charge des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai, a participé lundi au lancement de la deuxième session 2026 de la formation Capitaine 200 et à l’ouverture du cinquième module de la formation au Brevet de capitaine de pêche côtière (BCPC), au Centre des métiers de la mer de Polynésie française.
À cette occasion, le ministre a rappelé que la formation maritime constitue un investissement essentiel pour l’avenir de la Polynésie française, la sécurité en mer et le développement durable de l’économie bleue.
La formation Capitaine 200 (BC 200) accueille pour cette session onze stagiaires sur une promotion de 16 élèves, âgés de 20 à 50 ans, pour une formation de 4 mois et demi. Ce brevet permet d’exercer des fonctions de commandement à bord de navires de moins de 200 UMS, essentiellement pour le charter nautique, et constitue une étape importante dans les parcours professionnels maritimes, notamment vers le BC 500 et le BC 3000.
Le ministre a également participé au lancement du cinquième module du BCPC, qui réunit 14 stagiaires. Cette formation, destinée aux futurs capitaines de pêche côtière, aborde notamment les questions de sécurité, de réglementation maritime, de prévention de la pollution et de gestion du navire et s’échelonne sur six mois.
Avec commniqué


































