Tahiti, le 17 septembre 2026 – Chaque année, l’Assemblée doit donner son avis sur la quote-part des recettes fiscales du Pays versée au Fonds intercommunal de péréquation (FIP), principale source de financement des communes. Et depuis 2006, le taux reste fixé à 17 %. Mais le hasard du calendrier a placé cette fois l’exercice à dix jours des sénatoriales. De quoi donner une autre saveur au débat lorsque les deux élus Ahip ont proposé de porter progressivement cette part à 20 %. Un amendement rejeté, avant un avis finalement adopté à l’unanimité.
Le hasard du calendrier pouvait prêter à sourire, et Nuihau Laurey a préféré désamorcer d’emblée toute arrière-pensée. “Ça n’a strictement rien à voir avec les élections sénatoriales”, a-t-il insisté, rappelant qu’Ahip porte cette demande “depuis longtemps”. Avec Nicole Sanquer, il proposait de faire passer progressivement de 17 à 20 % la part des recettes fiscales du Pays affectée au FIP. Pour 2026, les 17 % représentent déjà un peu plus de 21,1 milliards de francs. Chaque point supplémentaire pèserait environ 1,24 milliard sur le budget du Pays, soit quelque 3,7 milliards à terme.
Sur le principe, la hausse n’a pas suscité de franche opposition. C’est son utilité immédiate qui a fait débat, alors que près de 19 milliards de francs restent à dépenser dans le FIP. Un argument que Nuihau Laurey a retourné : c’est justement “quand tout va bien” qu’il faut, selon lui, changer les choses, plutôt que d’attendre que les difficultés apparaissent. Édouard Fritch a résumé le paradoxe : “En tant que maire, j’ai envie de me dire que ce n’est jamais suffisant”, avant de tempérer : “Si nous prenons une décision ici, il faut que cette décision corresponde à une demande de nos maires. Et aujourd’hui, je n’ai pas cette demande des maires.” Pour le tāvana de Pirae, le problème tient davantage à la capacité à investir qu’au volume d’argent disponible.
Le Pays paie déjà l’essentiel
Lana Tetuanui a défendu la même prudence : pas d’opposition de principe, mais un matelas déjà suffisamment conséquent. Warren Dexter a abondé dans ce sens en rappelant que le Tavini avait lui-même promis en 2023 de relever la quote-part jusqu’à 25 %. S’il ne l’a pas fait depuis, c’est justement parce que les communes n’avaient pas besoin de financements supplémentaires. “Sur le principe, nous n’y sommes pas opposés”, a-t-il assuré, mais “le timing n’est pas bon”.
En revanche, les élus se sont largement retrouvés sur la contribution de l’État, jugée insuffisante. En 2024, sur 24,8 milliards versés au FIP, 22,86 milliards provenaient du Pays contre seulement 1,95 milliard de l’État. Lana Tetuanui, Édouard Fritch et Heinui Le Caill ont tous plaidé pour son augmentation. “C’est l’État qui décide pour nos communes, alors il doit payer sa part”, a résumé ce dernier.
Warren Dexter a enfin avancé une autre piste : élargir l’assiette du FIP en faisant revenir au budget général des recettes aujourd’hui placées dans des comptes d’affectation spéciale. Une opération susceptible d’ajouter jusqu’à 9 milliards de francs à son assiette.
L’amendement Ahip a finalement été rejeté par 15 voix contre et 39 abstentions, avant que le maintien des 17 % ne recueille un avis unanime. Entre le 1,2 milliard qu’aurait apporté un point supplémentaire et les 9 milliards évoqués par Warren Dexter, Édouard Fritch avait déjà fait son choix :“ J’ai envie de choisir plus les neuf que le un.”
Le hasard du calendrier pouvait prêter à sourire, et Nuihau Laurey a préféré désamorcer d’emblée toute arrière-pensée. “Ça n’a strictement rien à voir avec les élections sénatoriales”, a-t-il insisté, rappelant qu’Ahip porte cette demande “depuis longtemps”. Avec Nicole Sanquer, il proposait de faire passer progressivement de 17 à 20 % la part des recettes fiscales du Pays affectée au FIP. Pour 2026, les 17 % représentent déjà un peu plus de 21,1 milliards de francs. Chaque point supplémentaire pèserait environ 1,24 milliard sur le budget du Pays, soit quelque 3,7 milliards à terme.
Sur le principe, la hausse n’a pas suscité de franche opposition. C’est son utilité immédiate qui a fait débat, alors que près de 19 milliards de francs restent à dépenser dans le FIP. Un argument que Nuihau Laurey a retourné : c’est justement “quand tout va bien” qu’il faut, selon lui, changer les choses, plutôt que d’attendre que les difficultés apparaissent. Édouard Fritch a résumé le paradoxe : “En tant que maire, j’ai envie de me dire que ce n’est jamais suffisant”, avant de tempérer : “Si nous prenons une décision ici, il faut que cette décision corresponde à une demande de nos maires. Et aujourd’hui, je n’ai pas cette demande des maires.” Pour le tāvana de Pirae, le problème tient davantage à la capacité à investir qu’au volume d’argent disponible.
Le Pays paie déjà l’essentiel
Lana Tetuanui a défendu la même prudence : pas d’opposition de principe, mais un matelas déjà suffisamment conséquent. Warren Dexter a abondé dans ce sens en rappelant que le Tavini avait lui-même promis en 2023 de relever la quote-part jusqu’à 25 %. S’il ne l’a pas fait depuis, c’est justement parce que les communes n’avaient pas besoin de financements supplémentaires. “Sur le principe, nous n’y sommes pas opposés”, a-t-il assuré, mais “le timing n’est pas bon”.
En revanche, les élus se sont largement retrouvés sur la contribution de l’État, jugée insuffisante. En 2024, sur 24,8 milliards versés au FIP, 22,86 milliards provenaient du Pays contre seulement 1,95 milliard de l’État. Lana Tetuanui, Édouard Fritch et Heinui Le Caill ont tous plaidé pour son augmentation. “C’est l’État qui décide pour nos communes, alors il doit payer sa part”, a résumé ce dernier.
Warren Dexter a enfin avancé une autre piste : élargir l’assiette du FIP en faisant revenir au budget général des recettes aujourd’hui placées dans des comptes d’affectation spéciale. Une opération susceptible d’ajouter jusqu’à 9 milliards de francs à son assiette.
L’amendement Ahip a finalement été rejeté par 15 voix contre et 39 abstentions, avant que le maintien des 17 % ne recueille un avis unanime. Entre le 1,2 milliard qu’aurait apporté un point supplémentaire et les 9 milliards évoqués par Warren Dexter, Édouard Fritch avait déjà fait son choix :“ J’ai envie de choisir plus les neuf que le un.”

































