Papeete, France, le 19 août 2026. La juge d'instruction Mathilde Panici a transmis un avis de fin d'information judiciaire dans l'affaire JPK, surnom du journaliste d'opposition Jean-Pascal Couraud, disparu en décembre 1997 en Polynésie française, a appris mercredi l'AFP auprès du parquet de Papeete et des parties civiles.
Gaston Flosse, qui présidait à l'époque cette collectivité d'outre-mer, a été auditionné deux fois ces dernières semaines.
Agé de 95 ans, il a assuré ne pas se souvenir des faits ou a nié des éléments pourtant démontrés par l'enquête, selon des procès-verbaux d'audition dont l'AFP a eu connaissance. A plusieurs reprises, l'ancien homme fort de la Polynésie a accusé Me James Lau, avocat de la famille de JPK, de "tout inventer" ou de "dérailler".
"Ce qui est intéressant, c'est justement ce qu'il ne dit pas, ce qui est éludé. Ce témoignage était attendu, parce qu'il était au-dessus des personnes que nous pensons être à l'origine du crime", a déclaré à l’AFP Me Lau.
Plusieurs pistes ont été évoquées pour expliquer la disparition de Jean-Pascal Couraud, journaliste enquêtant sur des affaires de corruption et opposant notoire à Gaston Flosse, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997 à Tahiti, à l'âge de 37 ans.
Celle du suicide d'abord : il aurait pu nager jusqu'à bout de souffle avant de sombrer.
Mais en 2004, Vetea Guilloux, un membre du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), considéré comme une milice dévouée à Gaston Flosse et dissous en 2006, affirme avoir entendu deux collègues raconter le passage à tabac puis l'immersion de JPK en haute mer.
Poursuivi pour diffamation devant le tribunal, Vetea Guilloux avait déclaré en tremblant avoir menti. Il n'a plus souhaité s'exprimer depuis.
L'autre hypothèse est sentimentale : la compagne de JPK et l'amant de celle-ci au moment des faits sont soupçonnés d'avoir participé à sa disparition.
La famille de Jean-Pascal Couraud n'exclut pas que les pistes politique et intime puissent s'entremêler et la justice n'a écarté ni l'une ni l'autre, puisque les deux membres du GIP accusés par Vetea Guilloux, ainsi que leur chef, ont été mis en examen, tout comme la compagne du JPK et son ex-amant.
L'un des membres du GIP est décédé, mais les quatre autres personnes restent poursuivies. Les membres du GIP le sont pour enlèvement et séquestration suivis de mort, en bande organisée. La compagne de JPK et son ex-amant le sont pour avoir volontairement donné la mort.
Gaston Flosse n'a été entendu que sous le statut de témoin. Il a assuré que les membres du "GIP (n'étaient) pas capables de tuer qui que ce soit".
"Notre espoir, c'est que ce soit jugé avant les 30 ans de la disparition de mon frère", a déclaré à l'AFP Philippe Couraud.
Gaston Flosse, qui présidait à l'époque cette collectivité d'outre-mer, a été auditionné deux fois ces dernières semaines.
Agé de 95 ans, il a assuré ne pas se souvenir des faits ou a nié des éléments pourtant démontrés par l'enquête, selon des procès-verbaux d'audition dont l'AFP a eu connaissance. A plusieurs reprises, l'ancien homme fort de la Polynésie a accusé Me James Lau, avocat de la famille de JPK, de "tout inventer" ou de "dérailler".
"Ce qui est intéressant, c'est justement ce qu'il ne dit pas, ce qui est éludé. Ce témoignage était attendu, parce qu'il était au-dessus des personnes que nous pensons être à l'origine du crime", a déclaré à l’AFP Me Lau.
Plusieurs pistes ont été évoquées pour expliquer la disparition de Jean-Pascal Couraud, journaliste enquêtant sur des affaires de corruption et opposant notoire à Gaston Flosse, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997 à Tahiti, à l'âge de 37 ans.
Celle du suicide d'abord : il aurait pu nager jusqu'à bout de souffle avant de sombrer.
Mais en 2004, Vetea Guilloux, un membre du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), considéré comme une milice dévouée à Gaston Flosse et dissous en 2006, affirme avoir entendu deux collègues raconter le passage à tabac puis l'immersion de JPK en haute mer.
Poursuivi pour diffamation devant le tribunal, Vetea Guilloux avait déclaré en tremblant avoir menti. Il n'a plus souhaité s'exprimer depuis.
L'autre hypothèse est sentimentale : la compagne de JPK et l'amant de celle-ci au moment des faits sont soupçonnés d'avoir participé à sa disparition.
La famille de Jean-Pascal Couraud n'exclut pas que les pistes politique et intime puissent s'entremêler et la justice n'a écarté ni l'une ni l'autre, puisque les deux membres du GIP accusés par Vetea Guilloux, ainsi que leur chef, ont été mis en examen, tout comme la compagne du JPK et son ex-amant.
L'un des membres du GIP est décédé, mais les quatre autres personnes restent poursuivies. Les membres du GIP le sont pour enlèvement et séquestration suivis de mort, en bande organisée. La compagne de JPK et son ex-amant le sont pour avoir volontairement donné la mort.
Gaston Flosse n'a été entendu que sous le statut de témoin. Il a assuré que les membres du "GIP (n'étaient) pas capables de tuer qui que ce soit".
"Notre espoir, c'est que ce soit jugé avant les 30 ans de la disparition de mon frère", a déclaré à l'AFP Philippe Couraud.































