Nuisances sonores pour les uns, divertissement pour les autres, l’équilibre est difficile à trouver (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 30 avril 2026 – Comment concilier la passion bruyante des car bass avec la quiétude du village de Tautira ? Cette question épineuse a fait l’objet d’une réunion publique, lors de laquelle le maire délégué a invité les “pour” et les “contre” à partager leurs points de vue. L’objectif est d’aboutir à une décision collective dans les prochaines semaines.
Mercredi soir, tandis que le pupu hīmene de Tautira était en pleine répétition à la mairie en prévision du Heiva i Tahiti, plus d’une soixantaine de personnes de tous âges étaient réunies dans le hall pour aborder la question des car bass, en présence de plusieurs élus et du chef de la police municipale. Cette tentative de dialogue a été globalement saluée par les habitants présents. Si certains avaient fait le déplacement depuis Taravao, Vairao, Hitia’a et Faa’a, la discussion était centrée sur les pratiquants de Tautira uniquement.
Le débat n’a pas manqué d’être animé, chacun défendant son point de vue à cœur ouvert. La parole a été largement occupée par les opposants, qui ont fait part de leurs inquiétudes, voire de leurs “angoisses” pour la tranquillité du voisinage, certains ayant subi pendant de longues années des incivilités source de conflits. Plusieurs ont appelé “au respect de la loi” face aux nuisances sonores en s’appuyant sur le Code de l’environnement et un arrêté de la commune de Taiarapu-Est. D’autres ont souligné les aspects liés à la santé et à la sécurité, gardant à l’esprit les débordements au Platchoir de Faaone entre fin 2025 et début 2026.
Mercredi soir, tandis que le pupu hīmene de Tautira était en pleine répétition à la mairie en prévision du Heiva i Tahiti, plus d’une soixantaine de personnes de tous âges étaient réunies dans le hall pour aborder la question des car bass, en présence de plusieurs élus et du chef de la police municipale. Cette tentative de dialogue a été globalement saluée par les habitants présents. Si certains avaient fait le déplacement depuis Taravao, Vairao, Hitia’a et Faa’a, la discussion était centrée sur les pratiquants de Tautira uniquement.
Le débat n’a pas manqué d’être animé, chacun défendant son point de vue à cœur ouvert. La parole a été largement occupée par les opposants, qui ont fait part de leurs inquiétudes, voire de leurs “angoisses” pour la tranquillité du voisinage, certains ayant subi pendant de longues années des incivilités source de conflits. Plusieurs ont appelé “au respect de la loi” face aux nuisances sonores en s’appuyant sur le Code de l’environnement et un arrêté de la commune de Taiarapu-Est. D’autres ont souligné les aspects liés à la santé et à la sécurité, gardant à l’esprit les débordements au Platchoir de Faaone entre fin 2025 et début 2026.
“On prendra la décision ensemble”
Quelques passionnés ont eu l’occasion de s’exprimer. Les deux principales propositions qui sont ressorties sont la création d’une association dédiée aux car bass de Tautira et l’instauration d’une pratique “encadrée” et “en journée”, avec différentes modalités à définir comme l’âge des participants ou l’absence d’alcool, mais aussi le lieu et la fréquence des rassemblements.
Si certains se sont montrés plus nuancés pour “essayer de comprendre”, on ne peut pas dire que les participants sont repartis sur la même longueur d’onde. La situation reste pour l’heure inextricable, comme dans bien d’autres communes. Le maire délégué, Arnold Toheira, tient toutefois à garder le dialogue ouvert : “Cette rencontre fait suite à un débordement qui a eu lieu il y a 15 jours au Pouraa Mato. J’avais promis aux jeunes de Tautira de tenir une réunion pour essayer de trouver un compromis. L’objectif, c’était d’entendre et d’écouter les ‘pour’ et les ‘contre’, mais rien n’a été décidé. C’est vrai que ce n’est pas évident, mais si on ne s’en occupe pas, les débordements vont continuer. On va revenir devant la population pour proposer quelque chose, peut-être une journée test, mais on prendra la décision ensemble”. Une prochaine réunion publique est envisagée sous trois semaines à un mois maximum.



























