Tahiti, le 4 août 2026 - Déjà condamné pour des infractions sexuelles commises sur sa nièce, un homme a comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel de Papeete pour des faits remontant à 2018. Il a écopé de 18 mois de prison, assortis de 9 mois de sursis probatoire.
Selon les déclarations de la jeune victime, alors qu’elle était allongée sur un lit, son oncle lui aurait bloqué les mains avant de glisser sa main dans sa culotte. “Il a touché ma foufoune”, avait-elle déclaré lors de son audition en 2018 alors qu'elle n'avait que 6 ans. Des propos rappelés à l’audience, ce lundi, par le président du tribunal.
Les débats ont permis de revenir sur cette procédure, restée en suspens pendant plusieurs années, ainsi que sur le parcours judiciaire du prévenu. L'affaire a finalement été réexaminée dans le cadre de la reprise de plusieurs dossiers d'agressions sexuelles décidée par le garde des Sceaux après le drame de Lyhanna, collégienne retrouvée morte dans le Gers.
Dès 2014, sa sœur avait tenté de déposer plainte, affirmant que son frère avait essayé de lui imposer des attouchements. Cette plainte n’avait toutefois pas été enregistrée.
Le 30 juillet 2020, l’homme avait déjà été condamné à deux ans de prison ferme pour une agression sexuelle commise sur sa nièce. Le 9 février 2023, il avait de nouveau été condamné dans une autre procédure concernant la même victime, après une requalification des faits en outrage sexiste en récidive.
Concernant les faits de 2018 jugés ce lundi, l’homme avait reconnu les faits lors de son audition, avant de les contester à la barre. Face au tribunal, il nie désormais les accusations portées contre lui.
La question du lien familial a également occupé une partie des débats. La victime est bien sa nièce, malgré la confusion longtemps entretenue par le prévenu. Il avait affirmé qu’elle ne l’était pas, expliquant avoir eu une relation avec la femme de son frère. À l’audience, le prévenu répond parfois avec virulence aux questions du tribunal, au point que la présidente lui demande de baisser le ton. “Vivre ma vie n’est pas facile. Je vis dans la rue, je fais des barbecues ou je mange du manioc et du taro”, lance-t-il.
Selon les déclarations de la jeune victime, alors qu’elle était allongée sur un lit, son oncle lui aurait bloqué les mains avant de glisser sa main dans sa culotte. “Il a touché ma foufoune”, avait-elle déclaré lors de son audition en 2018 alors qu'elle n'avait que 6 ans. Des propos rappelés à l’audience, ce lundi, par le président du tribunal.
Les débats ont permis de revenir sur cette procédure, restée en suspens pendant plusieurs années, ainsi que sur le parcours judiciaire du prévenu. L'affaire a finalement été réexaminée dans le cadre de la reprise de plusieurs dossiers d'agressions sexuelles décidée par le garde des Sceaux après le drame de Lyhanna, collégienne retrouvée morte dans le Gers.
Dès 2014, sa sœur avait tenté de déposer plainte, affirmant que son frère avait essayé de lui imposer des attouchements. Cette plainte n’avait toutefois pas été enregistrée.
Le 30 juillet 2020, l’homme avait déjà été condamné à deux ans de prison ferme pour une agression sexuelle commise sur sa nièce. Le 9 février 2023, il avait de nouveau été condamné dans une autre procédure concernant la même victime, après une requalification des faits en outrage sexiste en récidive.
Concernant les faits de 2018 jugés ce lundi, l’homme avait reconnu les faits lors de son audition, avant de les contester à la barre. Face au tribunal, il nie désormais les accusations portées contre lui.
La question du lien familial a également occupé une partie des débats. La victime est bien sa nièce, malgré la confusion longtemps entretenue par le prévenu. Il avait affirmé qu’elle ne l’était pas, expliquant avoir eu une relation avec la femme de son frère. À l’audience, le prévenu répond parfois avec virulence aux questions du tribunal, au point que la présidente lui demande de baisser le ton. “Vivre ma vie n’est pas facile. Je vis dans la rue, je fais des barbecues ou je mange du manioc et du taro”, lance-t-il.
“C'est parce qu'il n’y a pas eu de condamnations en 2014 et en 2018 qu'il y a eu 2020, puis 2023”
Pour l'avocat de la partie civile, cette affaire illustre les défaillances de la prise en charge judiciaire. “Vous avez un dossier qui commence en 2014, lorsque la sœur de monsieur veut déposer plainte pour agression sexuelle et n'est pas reçue. S'il s'était passé quelque chose à ce moment-là, on ne le saura jamais”, plaide-t-il.
Selon lui, l'absence de réaction cause la répétition des faits. “C'est parce qu'il n’y a pas eu de condamnations en 2014 et en 2018 qu'il y a eu 2020, puis 2023. Là, monsieur a été condamné pendant deux ans. Deux ans où, puisqu'il ne respectait pas ses obligations, ça a été ramené à exécution. Et après, en 2023, il y a encore des faits d'exécution sexuelle, d'outrage, et à chaque fois, c'est sur des gamines de moins de 15 ans. À chaque condamnation, cela recommence. Qu'est-ce qu'il faudra pour qu'il arrête ?”, interroge-t-il.
Il sollicite la condamnation du prévenu, la reconnaissance de la constitution de partie civile de la victime ainsi que 500 000 francs au titre du préjudice moral.
De son côté, l'avocat de la défense évoque une ambiance familiale complexe et considère que son client s'est simplement trompé dans les dates en évoquant les faits de 2020 lorsqu'il était interrogé sur ceux de 2018.
Le ministère public décrit un homme vivant dans la rue, difficile à suivre et qui ne semble pas réellement prendre conscience de la gravité de ses actes. “Il est compliqué de trouver une réponse pénale qui ait du sens”, relève la procureure qui requiert 18 mois d'emprisonnement, dont neuf mois ferme avec maintien en détention, ainsi qu'une obligation de soins.
Conforme aux réquisitions du parquet, il est finalement condamné à 18 mois de prison ferme, assortis de 9 mois de sursis probatoire, avec obligation de soins et obligation d’indemniser la victime à hauteur de sa demande.






























