Tahiti le 8 avril 2026. La séquence est bien rodée: Donald Trump émet une grave menace assortie d'un ultimatum, fait volte-face à la dernière minute, et son camp crie au "génie" tactique tandis que ses opposants dénoncent une errance stratégique.
Ce qui vient de se passer concernant l'Iran n'a pas fait exception.
En une journée, le président est passé de la menace d'un anéantissement de la "civilisation" iranienne à l'annonce d'une trêve.
Lui qui avait insulté les "tarés" du régime iranien dimanche, parle désormais de possible coopération entre l'Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis près d'un demi-siècle, pour administrer conjointement le détroit d'Ormuz ou récupérer les stocks d'uranium enrichi de Téhéran.
Mardi soir, juste après l'annonce à la dernière minute par le président américain d'un cessez-le-feu de deux semaines, il a vanté auprès de l'AFP une "victoire totale".
"La seule constante avec le président Trump, c'est de crier victoire", constate Peter Loge, professeur de communication à l'université George Washington, qui pour le reste le juge "de plus en plus imprévisible".
Ce qui vient de se passer concernant l'Iran n'a pas fait exception.
En une journée, le président est passé de la menace d'un anéantissement de la "civilisation" iranienne à l'annonce d'une trêve.
Lui qui avait insulté les "tarés" du régime iranien dimanche, parle désormais de possible coopération entre l'Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis près d'un demi-siècle, pour administrer conjointement le détroit d'Ormuz ou récupérer les stocks d'uranium enrichi de Téhéran.
Mardi soir, juste après l'annonce à la dernière minute par le président américain d'un cessez-le-feu de deux semaines, il a vanté auprès de l'AFP une "victoire totale".
"La seule constante avec le président Trump, c'est de crier victoire", constate Peter Loge, professeur de communication à l'université George Washington, qui pour le reste le juge "de plus en plus imprévisible".
"Un grand coup"
Les habituels défenseurs du dirigeant républicain ont embrayé, ainsi la présentatrice de la chaîne Fox News, Laura Ingraham: "Trump a encore frappé un grand coup", a-t-elle commenté mardi soir.
Un autre intervenant sur cette chaîne de prédilection des trumpistes, Matt Towery, a abondé: "Les démocrates et certains républicains vont-ils enfin comprendre qu'il utilise cette rhétorique pour une bonne raison? Et elle fonctionne".
Interrogé sur la menace apocalyptique émise mardi matin, qui a même fait spéculer sur une attaque nucléaire américaine, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a déclaré mercredi: "Ce qui intéresse le président ce sont les résultats et dans les faits, sa rhétorique très dure et son style de négociation dur ont apporté les résultats que vous pouvez tous voir aujourd'hui".
"Trump est un génie", a commenté sur X l'activiste conservateur Tyler Bowyer.
Mercredi matin, le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a au contraire qualifié Donald Trump d'"abruti sur le plan militaire".
Un autre intervenant sur cette chaîne de prédilection des trumpistes, Matt Towery, a abondé: "Les démocrates et certains républicains vont-ils enfin comprendre qu'il utilise cette rhétorique pour une bonne raison? Et elle fonctionne".
Interrogé sur la menace apocalyptique émise mardi matin, qui a même fait spéculer sur une attaque nucléaire américaine, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a déclaré mercredi: "Ce qui intéresse le président ce sont les résultats et dans les faits, sa rhétorique très dure et son style de négociation dur ont apporté les résultats que vous pouvez tous voir aujourd'hui".
"Trump est un génie", a commenté sur X l'activiste conservateur Tyler Bowyer.
Mercredi matin, le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a au contraire qualifié Donald Trump d'"abruti sur le plan militaire".
"Capitulation"
Le commentateur progressiste Bill Kristol a lui jugé que l'annonce de cessez-le-feu n'était pas un "TACO" ("Trump Always Chickens Out", "Trump se défile toujours", acronyme en vogue sur les marchés boursiers) mais "une capitulation" en règle face à l'Iran.
Les opposants du président américain l'accusent de n'avoir en réalité rien obtenu, voire d'avoir installé une situation plus volatile qu'auparavant au Moyen-Orient.
Depuis le retour au pouvoir du milliardaire républicain le 20 janvier 2025, l'Amérique et le monde se divisent ainsi en deux camps.
Les partisans de l'ancien homme d'affaires voient dans ses outrances de langage la marque d'une habile stratégie, maintenant une incertitude constante autant qu'une pression écrasante.
"Je pense que c'est aujourd'hui le chef d'État le plus rationnel et le plus cartésien de la planète", a par exemple assuré le président du comité Trump France Philippe Karsenty, sur les ondes de la radio Europe 1.
A l'inverse, ses opposants dénoncent une improvisation totale, sans objectifs clairs à long terme, faite de menaces vides et de revirements, que ce soit concernant le conflit au Moyen-Orient, les droits de douane ou le Groenland.
Certains y voient la marque d'un esprit égaré.
Mardi, après sa menace d'anéantir la "civilisation" iranienne, plusieurs dizaines d' élus démocrates ont appelé à appliquer le 25ème amendement de la Constitution, qui permet d'écarter un président ayant perdu ses facultés physiques ou mentales.
Quelques commentateurs de droite ont également exprimé leur agacement, ainsi Megyn Kelly, qui a lancé: "Je suis dégoûtée de tout ce merdier", en ajoutant, à propos de Donald Trump et de sa menace d'anéantir l'Iran: "Il ne peut pas se comporter en être humain normal?".
Les opposants du président américain l'accusent de n'avoir en réalité rien obtenu, voire d'avoir installé une situation plus volatile qu'auparavant au Moyen-Orient.
Depuis le retour au pouvoir du milliardaire républicain le 20 janvier 2025, l'Amérique et le monde se divisent ainsi en deux camps.
Les partisans de l'ancien homme d'affaires voient dans ses outrances de langage la marque d'une habile stratégie, maintenant une incertitude constante autant qu'une pression écrasante.
"Je pense que c'est aujourd'hui le chef d'État le plus rationnel et le plus cartésien de la planète", a par exemple assuré le président du comité Trump France Philippe Karsenty, sur les ondes de la radio Europe 1.
A l'inverse, ses opposants dénoncent une improvisation totale, sans objectifs clairs à long terme, faite de menaces vides et de revirements, que ce soit concernant le conflit au Moyen-Orient, les droits de douane ou le Groenland.
Certains y voient la marque d'un esprit égaré.
Mardi, après sa menace d'anéantir la "civilisation" iranienne, plusieurs dizaines d' élus démocrates ont appelé à appliquer le 25ème amendement de la Constitution, qui permet d'écarter un président ayant perdu ses facultés physiques ou mentales.
Quelques commentateurs de droite ont également exprimé leur agacement, ainsi Megyn Kelly, qui a lancé: "Je suis dégoûtée de tout ce merdier", en ajoutant, à propos de Donald Trump et de sa menace d'anéantir l'Iran: "Il ne peut pas se comporter en être humain normal?".






























