Après le vote d’une résolution demandant l'organisation d'une mission de visite onusienne en Polynésie française, avec l'accord de l'État afin de permettre aux Nations Unies de disposer d’une appréciation directe et objective de la situation du territoire et des aspirations de la population polynésienne. Après la réitération de cette demande sur les bancs de l’ONU la semaine dernière, suivie d’une fin de non-recevoir de l’adjoint au représentant permanent de la France, Edouard Fritch est revenu sur le sujet dans la nuit de mardi à mercredi à Paris lors de la séance des questions au gouvernement au sein du Sénat. Une première pour l’ancien président du Pays, nouvellement élu. Alors qu’à New York, l’Etat avait fait comprendre par son représentant qu’une réunion pourrait être organisée à Paris, la ministre des Outremers, Naïma Moutchou, a confirmé cette réunion "avant la fin de l’année."
"Nous n'avons rien à cacher, car nous sommes fiers de notre autonomie et du partenariat avec la République", a expliqué Edouard Fritch en préambule de son intervention. "Pouvez-vous confirmer les annonces faites par votre ambassadeur en nous précisant le calendrier, les participants et l'objet ? S'agira-t-il d'un dialogue sur l'évolution de notre autonomie ou d'un processus dont la finalité serait différente ?"
Si le chef de l’Etat ne s’est toujours pas lui-même exprimé sur la question, c’est la ministre des Outremers qui a apporté les premiers éléments de réponse.
"Vous avez évoqué la résolution qui a été adoptée il y a quelques jours de cela par l'assemblée de la Polynésie. Nous en avons pris connaissance. Regardons les propositions qui ont été formulées avec attention et avec respect, bien évidemment", a-t-elle rappelé.
"Nous considérons que les discussions qui sont menées sur l'avenir institutionnel du territoire doivent l'être directement avec l'État, avec les représentants des élus qui ont été démocratiquement choisis par les Polynésiens", a-t-elle poursuivi, chassant de fait une nouvelle fois l’intervention d’une mission onusienne au Fenua. "Je vous confirme que les élus polynésiens seront conviés avant la fin de l'année à Paris pour poursuivre les discussions".
Reste à mettre les paroles en actes et attendre que le président sortant, Emmanuel Macron, convie les élus polynésiens à Paris à une date précise.

































