Moorea, le 14 octobre 2026 - Le footballeur brésilien Sergio Barboza, 33 ans, vient de rejoindre le club de Tohiea à Moorea pour compléter son parcours dans les six confédérations de la Fifa. Après avoir joué dans plusieurs pays, il découvre le football de l’île Sœur et raconte son quotidien sur les réseaux sociaux. Il souhaite montrer la vie des joueurs professionnels qui évoluent loin des grands clubs et des salaires des stars. Il revient sur son parcours et ses projets dans un entretien avec Tahiti Infos.
Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?
“Je m’appelle Sergio Barboza, je viens du Brésil et j’ai 33 ans. J’ai commencé ma carrière de footballeur à Flamengo, puis j’ai commencé à jouer à l’étranger. Je suis allé au Costa Rica, au Honduras, au Guatemala, au Cambodge, en Inde, à Malte, en Angola et au Népal. J’ai beaucoup voyagé pour jouer au football.”
Tu es professionnel à plein temps ?
“Oui, professionnel à plein temps. J’ai commencé ma carrière à Flamengo, en première division au Brésil. J’ai même joué avec Ronaldinho en 2011. Puis j’ai commencé à signer des contrats à l’étranger. Quand je termine un contrat, je reçois un coup de fil pour jouer dans un autre championnat. Je me dis alors ‘Allons-y !’ C’est comme ça que j’ai commencé à voyager et à jouer dans différents pays. Au Brésil, on gagne moins d’argent. Les clubs étrangers me proposaient des contrats en dollars. Le dollar, c’est cinq fois plus d’argent. J’ai donc commencé à jouer à l’étranger pour gagner de l’argent. L’année dernière, j’ai aussi ouvert un compte Instagram et commencé à parler de ma carrière.”
Où jouais-tu l’année dernière ?
“En Angola, en première division. J’ai alors réalisé qu’il n’y avait pas de joueur au monde ayant joué dans les six confédérations de la Fifa. J’ai commencé à en parler sur ma page Instagram. Les gens me disaient ‘Tu dois aller en Océanie !’ Mes supporters m’encourageaient. Je leur ai proposé de chercher un club et ils ont commencé à envoyer des messages aux clubs de Tahiti. Tohiea a été la première équipe à me dire ‘Viens t’entraîner avec nous’. La semaine dernière, j’ai joué mon premier match.”
À quel poste joues-tu ?
“J’ai longtemps joué au poste de numéro 10. Mais avec l’âge, je joue sur le côté plutôt qu’au centre depuis trois ans. Je cours beaucoup moins sur le côté.”
Tu racontes aussi ton expérience sur Internet ?
“Oui, je fais des vidéos, comme une série sur YouTube. Tous les jours, je publie des vlogs pour montrer aux gens comment se passe la vie de footballeur ici, en Océanie.”
Pourquoi était-ce important pour toi de jouer dans les six confédérations ?
“Pour raconter une histoire. On va probablement faire quelque chose sur Netflix, sur ma carrière. Je veux montrer un autre côté du football, celui des joueurs qui n’ont pas joué en Ligue des champions en Europe. Il n’y a pas seulement les grands joueurs célèbres. D’autres footballeurs professionnels ne gagnent pas autant d’argent que Messi ou Neymar.”
Tu veux montrer une partie négative du football ?
“Non, c’est une bonne partie. C’est aussi le football professionnel.”
Qu’est-ce qui est intéressant dans ce côté du football ? Les voyages, les rencontres ?
“Je veux surtout montrer que le football est pour tout le monde. Il n’y a pas seulement Barcelone ou Madrid. Tout le monde peut jouer au football, à condition d’avoir les qualités nécessaires, bien sûr. Je veux montrer que les joueurs célèbres ne sont pas les seuls joueurs professionnels.”
Tu viens de jouer ton deuxième match à Moorea. Comment trouves-tu le niveau du football ici ?
“Ils jouent très, très dur. Mais ce que je veux surtout montrer aux gens, c’est que les joueurs travaillent le matin et s’entraînent le soir. C’est la partie difficile du football. Les gens pensent que les footballeurs reçoivent des millions. Non. Au Brésil aussi, des joueurs de quatrième division doivent travailler avant ou après l’entraînement. C’est ce que je veux montrer.”
Et sur le plan technique et tactique ?
“Aujourd’hui, c’était le derby entre Tohiea et Tiare Tahiti. Je pense que mon équipe a de bonnes qualités.”
Comment compares-tu ce niveau avec celui des autres championnats dans lesquels tu as joué ?
“Dans chaque pays, il y a un autre type de football. Les Africains n’ont pas trop de tactique, mais ils sont très forts physiquement. Mon équipe de Tohiea est plus technique que ma dernière équipe en Afrique, qui jouait dans les compétitions de la CAF et en Ligue des champions africaine. Elle était dans le top trois en Angola. Je pense que mon équipe a un très bon niveau.”
À 33 ans, comment prépares-tu ta vie après le football ?
“Je vis actuellement à Tahiti. Depuis l’année dernière, je travaille davantage sur Internet que sur le terrain. J’ai presque 34 ans et je prépare ma vie après le football. C’est aussi pour ça que je suis venu ici. Je fais des vlogs tous les jours et je me couche très tard pour monter mes vidéos.”
Quels sont tes meilleurs souvenirs de carrière ?
“Je suis reconnaissant envers le football de m’avoir permis de vivre dans beaucoup de pays, de rencontrer beaucoup de personnes et de découvrir beaucoup de cultures. Je viens d’une famille pauvre. Je pense que, si je n’avais pas joué au football, je n’aurais pas voyagé à l’extérieur du Brésil.”
Que comptes-tu faire ensuite ?
“Je vais retourner au Brésil. Je vais continuer à jouer au football et être influenceur en même temps. Des clubs me contactent aussi pour être à la fois joueur et influenceur, pour associer les médias et le football.”
Quel conseil donnerais-tu aux jeunes Polynésiens qui souhaitent devenir professionnels ?
“Tu peux aider ta famille grâce au football. Je sais que tu dois parfois travailler et combiner le travail avec l’entraînement. Mais essaie de concentrer toute ton énergie sur le football. Joue en équipe nationale et essaie de te montrer au monde.”
As-tu un message pour les amateurs de football ?
“Une chose que j’ai apprise dans le football, c’est qu’il faut être un bon partenaire. Ne pense pas que le football est seulement un travail. Parfois, les joueurs ne vont pas bien et tu peux les aider. Alors, sois un bon ami. Le monde du football est aussi très petit. Si tu fais quelque chose de mal dans un club, les autres clubs le sauront. Sois donc un bon ami, une bonne personne et un bon partenaire.”
Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?
“Je m’appelle Sergio Barboza, je viens du Brésil et j’ai 33 ans. J’ai commencé ma carrière de footballeur à Flamengo, puis j’ai commencé à jouer à l’étranger. Je suis allé au Costa Rica, au Honduras, au Guatemala, au Cambodge, en Inde, à Malte, en Angola et au Népal. J’ai beaucoup voyagé pour jouer au football.”
Tu es professionnel à plein temps ?
“Oui, professionnel à plein temps. J’ai commencé ma carrière à Flamengo, en première division au Brésil. J’ai même joué avec Ronaldinho en 2011. Puis j’ai commencé à signer des contrats à l’étranger. Quand je termine un contrat, je reçois un coup de fil pour jouer dans un autre championnat. Je me dis alors ‘Allons-y !’ C’est comme ça que j’ai commencé à voyager et à jouer dans différents pays. Au Brésil, on gagne moins d’argent. Les clubs étrangers me proposaient des contrats en dollars. Le dollar, c’est cinq fois plus d’argent. J’ai donc commencé à jouer à l’étranger pour gagner de l’argent. L’année dernière, j’ai aussi ouvert un compte Instagram et commencé à parler de ma carrière.”
Où jouais-tu l’année dernière ?
“En Angola, en première division. J’ai alors réalisé qu’il n’y avait pas de joueur au monde ayant joué dans les six confédérations de la Fifa. J’ai commencé à en parler sur ma page Instagram. Les gens me disaient ‘Tu dois aller en Océanie !’ Mes supporters m’encourageaient. Je leur ai proposé de chercher un club et ils ont commencé à envoyer des messages aux clubs de Tahiti. Tohiea a été la première équipe à me dire ‘Viens t’entraîner avec nous’. La semaine dernière, j’ai joué mon premier match.”
À quel poste joues-tu ?
“J’ai longtemps joué au poste de numéro 10. Mais avec l’âge, je joue sur le côté plutôt qu’au centre depuis trois ans. Je cours beaucoup moins sur le côté.”
Tu racontes aussi ton expérience sur Internet ?
“Oui, je fais des vidéos, comme une série sur YouTube. Tous les jours, je publie des vlogs pour montrer aux gens comment se passe la vie de footballeur ici, en Océanie.”
Pourquoi était-ce important pour toi de jouer dans les six confédérations ?
“Pour raconter une histoire. On va probablement faire quelque chose sur Netflix, sur ma carrière. Je veux montrer un autre côté du football, celui des joueurs qui n’ont pas joué en Ligue des champions en Europe. Il n’y a pas seulement les grands joueurs célèbres. D’autres footballeurs professionnels ne gagnent pas autant d’argent que Messi ou Neymar.”
Tu veux montrer une partie négative du football ?
“Non, c’est une bonne partie. C’est aussi le football professionnel.”
Qu’est-ce qui est intéressant dans ce côté du football ? Les voyages, les rencontres ?
“Je veux surtout montrer que le football est pour tout le monde. Il n’y a pas seulement Barcelone ou Madrid. Tout le monde peut jouer au football, à condition d’avoir les qualités nécessaires, bien sûr. Je veux montrer que les joueurs célèbres ne sont pas les seuls joueurs professionnels.”
Tu viens de jouer ton deuxième match à Moorea. Comment trouves-tu le niveau du football ici ?
“Ils jouent très, très dur. Mais ce que je veux surtout montrer aux gens, c’est que les joueurs travaillent le matin et s’entraînent le soir. C’est la partie difficile du football. Les gens pensent que les footballeurs reçoivent des millions. Non. Au Brésil aussi, des joueurs de quatrième division doivent travailler avant ou après l’entraînement. C’est ce que je veux montrer.”
Et sur le plan technique et tactique ?
“Aujourd’hui, c’était le derby entre Tohiea et Tiare Tahiti. Je pense que mon équipe a de bonnes qualités.”
Comment compares-tu ce niveau avec celui des autres championnats dans lesquels tu as joué ?
“Dans chaque pays, il y a un autre type de football. Les Africains n’ont pas trop de tactique, mais ils sont très forts physiquement. Mon équipe de Tohiea est plus technique que ma dernière équipe en Afrique, qui jouait dans les compétitions de la CAF et en Ligue des champions africaine. Elle était dans le top trois en Angola. Je pense que mon équipe a un très bon niveau.”
À 33 ans, comment prépares-tu ta vie après le football ?
“Je vis actuellement à Tahiti. Depuis l’année dernière, je travaille davantage sur Internet que sur le terrain. J’ai presque 34 ans et je prépare ma vie après le football. C’est aussi pour ça que je suis venu ici. Je fais des vlogs tous les jours et je me couche très tard pour monter mes vidéos.”
Quels sont tes meilleurs souvenirs de carrière ?
“Je suis reconnaissant envers le football de m’avoir permis de vivre dans beaucoup de pays, de rencontrer beaucoup de personnes et de découvrir beaucoup de cultures. Je viens d’une famille pauvre. Je pense que, si je n’avais pas joué au football, je n’aurais pas voyagé à l’extérieur du Brésil.”
Que comptes-tu faire ensuite ?
“Je vais retourner au Brésil. Je vais continuer à jouer au football et être influenceur en même temps. Des clubs me contactent aussi pour être à la fois joueur et influenceur, pour associer les médias et le football.”
Quel conseil donnerais-tu aux jeunes Polynésiens qui souhaitent devenir professionnels ?
“Tu peux aider ta famille grâce au football. Je sais que tu dois parfois travailler et combiner le travail avec l’entraînement. Mais essaie de concentrer toute ton énergie sur le football. Joue en équipe nationale et essaie de te montrer au monde.”
As-tu un message pour les amateurs de football ?
“Une chose que j’ai apprise dans le football, c’est qu’il faut être un bon partenaire. Ne pense pas que le football est seulement un travail. Parfois, les joueurs ne vont pas bien et tu peux les aider. Alors, sois un bon ami. Le monde du football est aussi très petit. Si tu fais quelque chose de mal dans un club, les autres clubs le sauront. Sois donc un bon ami, une bonne personne et un bon partenaire.”

































