Les élèves captivés par la légende de Faaravaianuu, contée par Maimiti Fanaura (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 1er juin 2026 - Pendant trois jours, plus de 150 enfants et matahiapo de Papeari et Mataiea participent à des ateliers de transmission culturelle au motu Ovini. Marquée par le retour des baleines, la période de Matari’i i raro est aussi l’occasion de raviver la légende de Faaravaianuu, l’anguille royale du lac de Vaihiria. Organisé par deux associations en partenariat avec la commune, l’événement est ouvert à tous.
Après la Maison de la culture, puis la commune de Papara, cette semaine, c’est au tour de Teva i Uta de célébrer Matari’i i raro. Ce lundi, le coup d’envoi de trois jours d’ateliers culturels a été donné au motu Ovini en présence d’une cinquantaine d’élèves de cycle 3 de l’école Mairipehe et du CJA Farepua, rejoints par leurs aînés de terminale Langues, littératures et cultures régionales du Sacré-Cœur de Taravao.
Te Uru Paraoa no Teva, c’est le nom de cette manifestation organisée par les associations Te Vā Mo’a no Teva et Faaravaianuu, en partenariat avec la commune. Lecture des étoiles, confection de tapa, découverte des plantes médicinales, présentation du rāhui et initiation à la toponymie sont au programme, ainsi que des percussions traditionnelles, dont “la frappe des Teva utilisée pour l’accueil des pirogues”.
Après la Maison de la culture, puis la commune de Papara, cette semaine, c’est au tour de Teva i Uta de célébrer Matari’i i raro. Ce lundi, le coup d’envoi de trois jours d’ateliers culturels a été donné au motu Ovini en présence d’une cinquantaine d’élèves de cycle 3 de l’école Mairipehe et du CJA Farepua, rejoints par leurs aînés de terminale Langues, littératures et cultures régionales du Sacré-Cœur de Taravao.
Te Uru Paraoa no Teva, c’est le nom de cette manifestation organisée par les associations Te Vā Mo’a no Teva et Faaravaianuu, en partenariat avec la commune. Lecture des étoiles, confection de tapa, découverte des plantes médicinales, présentation du rāhui et initiation à la toponymie sont au programme, ainsi que des percussions traditionnelles, dont “la frappe des Teva utilisée pour l’accueil des pirogues”.
“Transmettre nos traditions”
“À chaque bascule de saison, Tau matari’i i ni’a et Tau matari’i i raro, chez les Teva, c’est particulier, d’où cet événement pour transmettre nos traditions à la nouvelle génération. La période de disette dans laquelle nous entrons est marquée par le départ des anguilles vers le large. Les terres sont moins irriguées et s’assèchent, et il y a moins à manger sur terre comme dans la mer. Ça correspond aussi à l’arrivée des baleines. Ce n’est pas une fête : c’est le moment de se recentrer”, rappelle Léonard Tauapaohu, président de l’association Te Vā mo’a no Teva impliquée dans la revalorisation de cette “mémoire vivante” du district. “C’est important de faire comprendre aux enfants que chaque lieu doit être respecté et que son nom lui donne sa force. On marche sur des milliers d’années d’héritage de nos ancêtres. Si on suivait leurs conseils, il n’y aurait pas de drogues : la meilleure drogue, c’est notre culture !”, lance le référent.
Attentifs, voire passionnés, les enfants ont été happés par la légende de Faaravaianuu contée par Maimiti Fanaura, présidente de l’association du même nom. “On retrace le parcours de Faaravaianuu, cette anguille et ce ari’i du lac de Vaihiria sacrifié à Vairao, où Maui lui a tranché la tête. Le premier tumu ha’ari a poussé à Papeari, appelé autrefois Vaiarii, où Hina avait rapporté sa tête. On fait le lien avec ces histoires, mais aussi avec les multiples usages du cocotier qui permet de se nourrir, de boire, de s’abriter et de se vêtir”, confie la jeune femme, elle aussi attachée à la transmission de ce patrimoine. “Ça nous tenait à cœur d’être présents aujourd’hui. On a tendance à oublier notre calendrier polynésien et cette manifestation chez nous profite pleinement à nos enfants de Teva i Uta pour qu’ils sachent d’où ils viennent. Ce sont leurs racines et leur identité qui vont leur permettre de savoir où ils veulent aller plus tard.” “Une sauvegarde et une valorisation” saluées par le maire de Teva i Uta, Tearii Alpha.
Ouvert à tous
Les élèves des écoles Nuutafaratea et Matairea bénéficieront également de cette initiative. Mercredi, certains d’entre eux feront honneur à la tradition en arrivant sur le site en pirogues à voile depuis les jardins de Vaipahi. Ils seront accueillis par leurs camarades, l’occasion de mettre en pratique les connaissances acquises lors de ces rencontres. Des matahiapo de la commune ont également été conviés. L’événement est gratuit et ouvert à tous en privilégiant l’après-midi, jusqu’à 15 heures.


































