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Ta’urua Hīmene : 12 groupes prêts à enchanter le public


Le concours du Ta’urua Hīmene associe les traditionnels tārava Tahiti, tārava Raromata’i et tārava Tuha’a Pae à l’innovant hīmene ‘otorau (Crédit : TFTN).
Le concours du Ta’urua Hīmene associe les traditionnels tārava Tahiti, tārava Raromata’i et tārava Tuha’a Pae à l’innovant hīmene ‘otorau (Crédit : TFTN).
Tahiti, le 16 octobre 2026 – Entre tradition et innovation, les chants polyphoniques polynésiens seront à l’honneur à l’occasion du retour du Ta’urua Hīmene : la troisième édition de la soirée de concours se tiendra le vendredi 23 octobre au Grand théâtre de la Maison de la culture, suivie de la dixième édition du concert public à la pointe Vénus, le samedi 7 novembre. Découvrez les 12 formations en compétition, ainsi que les six membres du jury.
 

“Nés du croisement entre les chants traditionnels polynésiens et les cantiques protestants anglais introduits par les missionnaires, les hīmene sont de véritables gardiens de la mémoire collective. Ils perpétuent nos langues, nos valeurs, nos récits et notre Histoire. Chaque île, chaque district y célèbre ses richesses : les légendes les plus célèbres, les exploits guerriers, mais aussi la beauté des paysages, la douceur des vallées ou encore la générosité de l’océan. À la fois porteurs de culture et d’identité, les hīmene se font entendre officiellement pour la première fois lors des festivités du 14 juillet 1881. Depuis, ils offrent aux districts l’occasion de se mesurer dans une rivalité amicale, chacun exaltant avec passion ses légendes et ses terres”, rappelle Te Fare Tauhiti Nui dans le communiqué de présentation du Ta’urua Hīmene 2026.
 
Depuis dix ans, le Ta’urua Hīmene met à l’honneur la richesse des chants polyphoniques polynésiens à travers un concert à la pointe Vénus. L’événement est de retour pour la troisième édition intégrant une soirée sous la forme d’un concours. Cette année, le nombre de groupes passe de 10 à 12, et le palmarès est lui aussi enrichi de quatre nouveaux prix (meilleur auteur, meilleur compositeur, meilleur costume et meilleur ra’atira ti’ati’a hīmene).
 

​Tradition et créativité


Dans la lignée du Heiva i Tahiti et du Hura Tapairu, ce rassemblement a pour ambition de “faire rayonner le chant polyphonique polynésien, encourager l’expression artistique et faire vivre un patrimoine qui se transmet de génération en génération”. Ce concours allie tradition et créativité avec trois catégories principales (tārava Tahiti, tārava Raromata’i, tārava Tuha’a Pae) et une catégorie facultative : le hīmene ‘otorau. Celle-ci invite les groupes à innover en composant un medley mêlant au moins deux chants traditionnels parmi le ‘ūtē, le pāta’uta’u, le tārava, le tuki et le rū’au. Si les groupes sont limités à 15 membres maximum, la scène est grande ouverte à la jeunesse, des adolescents à partir de 14 ans – voire 12 ans dans la limite de trois participants – pouvant intégrer une formation.
 
Parmi les groupes en lice, on retrouve en catégorie tārava Tahiti : Taure’a a ara du lycée Don Bosco, Tamari’i ‘ōra’e du Centre des métiers d’art, Rau vevo de la banque Socredo et Te Manu ‘āi’a ; en catégorie tārava Raromata’i : ‘Aihono de l’Université de la Polynésie française, Te U’i hou nō Tipaeru’i, Pu tāru’u et Tamari’i Mahina Raromata’i ; et en catégorie tārava Tuha’a Pae : Sissa-Sué Okota’i, Tupu au, Rama ora et Tupu ora. Tous se présentent également en catégorie hīmene ‘otorau.
 
Côté jury, six experts reconnus pour leurs compétences dans le domaine du hīmene et de l’écriture auront la lourde tâche de désigner les lauréats : Robert Peretia en tant que président du jury, Ma Zinguerlet, Pierrot Faraire, Teriitemiro Chang Ah Sang, Armandine Manarii et Benjamin Colombani.
 

​Infos pratiques

Soirée de concours : vendredi 23 octobre, à 18 heures, au Grand théâtre de la Maison de la culture. Billets en vente sur place et en ligne : https://billetterie.maisondelaculture.pf. Tarifs : 1.000 francs pour les adultes, 500 francs pour les étudiants jusqu’à 25 ans, gratuit pour les PMR et les enfants de moins de 2 ans.  
 
Concert public : samedi 7 novembre, à 19 heures, à la pointe Vénus, à Mahina. Entrée gratuite.
 
Plus d’infos : sur la page Facebook de la Maison de la culture.

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Vendredi 16 Octobre 2026 à 12:52 | Lu 217 fois